mercredi 23 février 2011

The Hound of the Baskervilles (2002)



La légende court dans cette région du Devonshire (Sud-Ouest de l'Angleterre), qu'un énorme chien crachant du feu de sa gueule béante serait à l'origine de la mort de Sir Charles Baskerville. Un de ses ancêtres, Sir Hugo Baskerville, trouva la mort mystérieusement après avoir commis d'immondes atrocités envers une jeune paysanne. Sherlock Holmes et le docteur Watson enquêtent. Ils doivent protéger le dernier descendant des Baskerville revenu prestement de Canada, Sir Henry, qui lui ne croit pas à toutes ces balivernes.

CASTING

Richard Roxburgh.................................................Sherlock Holmes
Ian Hart..................................................................Dr. John Watson
Richard E. Grant....................................................Jack Stapleton
Matt Day................................................................Sir Henry Baskerville
John Nettles............................................................Dr. James Mortimer
Geraldine James.....................................................Mrs Mortimer
Neve McIntosh.......................................................Beryl Stapleton
Ron Cook...............................................................Barrymore
Liza Tarbuck..........................................................Mrs Barrymore
Paul Kynman.........................................................Selden le prisonnier
Danny Webb..........................................................Inspecteur Lestrade

Cette adaptation du Chien des Baskerville bénéficie d'un casting impeccable et d'un très beau travail de l'image. Même si le canon holmnésien n'est pas parfaitement respecté, ce qui pourra faire bondir les puristes, il n'en demeure pas moins que la trame de base est parfaitement respectée. Ce ne sont que des détails qui sont modifiés mais le tout fait plutôt bon effet.


La véritable force du film tient dans son casting et la superbe interprétation des acteurs. Richard Roxburgh (Moulin Rouge!, Van Helsing) offre un Sherlock Holmes tout à fait convaincant. Beau mais extrêmement froid, cassant et insouciant il donne à Sherlock Holmes une énergie nouvelle et une gravité proche des romans de Conan Doyle. Son physique est moins typé que ne l'est celui de Holmes dans les romans, mais sa beauté froide colle assez bien avec le personnage. Il est intéressant de noter que Richard Roxburgh joue également le professeur Moriarty (ennemi juré de Sherlock) dans La ligue des gentlemen extraordinaires. Ce double emploi renforce l'idée que son jeu est plus que satisfaisant. Cependant, dans le téléfilm Holmes se drogue à deux reprises pendant l'enquête pour se stimuler. Cette erreur d'interprétation est assez lourde car Holmes ne se drogue que lorsqu'il est entre deux enquêtes et qu'il s'ennui. Or durant une enquête, Holmes est stimuler et n'a pas besoin de palliatif. Une erreur un peu dommage, qui gâche un peu le caractère du personnage de Holmes.


Richard E. Grant (un acteur que j'adore, on l'a vu notamment dans The Scarlett Pimpernel), est excellent. Son jeu subtile et tout en contraste offre un stapleton magistralement interprété. Sa froideur et l'ambiguité de son jeu et de ses regards auraient pu faire de lui un excellent Sherlock Holmes.

Je dois avouer en revanche que je suis assez déçue de la prestation de Ian Hart (professeur Quirell dans le premier Harry Potter). J'ai trouvé ce Watson extrêmement pâle et fade, un gentil chien fidèle qui s'énerve contre Holmes à tout bout de champs. Loin de l'interprétation attachant de Martin Freeman.

En revanche, la fin de l'histoire a été changé par rapport à l'histoire d'origine ce qui est à mon sens, un peu inutile. Cela rend l'histoire plus sombre, mais l'interprétation de Richard Roxburgh et Richard E. Grant vont dans ce sens, de même que la mise en scène, assez noire.
Cette adaptation de Holmes, qui n'est pas la meilleure, est pourtant une belle adaptation. Le casting, réalisé avec soin donne du poids à l'intrigue. Le décor et l'image sont soignées. Une bonne adaptation à voir.

3 commentaires:

Clelie a dit…

Hello Perséphone !
Ravie de voir que tu as apprécié cette version, sur laquelle nous avons un avis très similaire, même si elle déroge au canon sur bien des points. Néanmoins, comme tu le soulignes, c'est une belle réussite, car d'une noirceur à frémir, avec une ambiance bien à elle... C'est justement sa qualité la plus notable : je n'ai jamais vu une adaptation du Chien avec une ambiance si délectaclement inquiétante. La froideur de l'acteur principal inquiète plus qu'elle ne rassure... Et cela est diablement efficace !

Super article !

A bientôt,

C.

Perséphone a dit…

Bonjour Clélie,

Merci pour ton commentaire. J'ai également lu ta critique et j'ai vraiment trouvé que nous étions d'accord en particulier sur Richard E. Grant!

Je suis allée au musée Sherlock Holmes de Londres, j'espère pouvoir poster un article bientôt.

Bien à toi,

Perséphone.

Mascha a dit…

Je me souviens de cette version, mais pour une raison bien particulière. Je lisais le roman, Le chien des Baskerville, et je trouvais le salon trop silencieux. J'ouvris la télé pour un petit bruit de fond, et je tombe sur ce film. XD
J'ai lu le livre en parallèle du film, ce fut bizarre, mais marrant. ^^

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