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mardi 16 août 2011

Coraline - Neil Gaiman

(présentation de l'éditeur) Coraline vient d'emménager dans une étrange maison et, comme ses parents n'ont pas le temps de s'occuper d'elle, elle décide de jouer les exploratrices. Ouvrant une porte condamnée, elle pénètre dans un appartement identique au sien. Identique, et pourtant...
Poussée par mon amie Mantra Zigomar qui a trouvé son bonheur dans Coraline je me suis dis qu'il était temps que je m'y mette, d'autant plus que le livre est court. Je me suis donc plongée dans Coraline.

Ce n'est pas un coup de coeur, pas autant que pour Mantra mais j'ai néanmoins vraiment aimé cette lecture extrêmement visuelle.

Le style est bien du Gaiman, un peu loufoque un peu sérieux mais qui touche toujours juste. L'histoire est complètement folle, cette fausse mère qui emprisonne les vrais parents pour s'emparer de leurs enfants. Comme de petites marionnettes elle veut qu'ils lui obéissent au doigt et à l'oeil. Et puis les yeux en bouton brrrrrrrrrrrrrr, ça c'est vraiment flippant.

L'histoire est extrêmement prenante, une fois embarquée dans le récit on a dû mal à en sortir. C'est assez palpitant et vraiment bien mené. Maintenant je suis assez d'accord on reste un peu sur notre faim (par moment ça semble un peu trop rapide et presque facile pour l'héroïne).

Je n'ai pas vu le film mais ça me donne bien envie, je me demande s'il est un peu plus développé que le livre. Une très bonne lecture !

lundi 12 juillet 2010

L'apocalypse selon Marie - Patrick Graham


L'ouragan Katrina se déchaîne sur la Nouvelle-Orléans. Tandis que la ville lutte contre les éléments, une bataille plus cruciale se livre en coulisses: l'affrontement final d'une guerre sans merci, dont les origines remontent à la Création. Et l'issue de ce combat pourrait bien dépendre de l'agent spécial Marie Parks... Alors qu'elle enquête sur la mort inexplicable de plusieurs archéologues de renom, Marie se retrouve dans l'oeil du cyclone. Après avoir mené la traque la plus délicate et la plus intime de toute sa carrière, elle doit se surpasser: de son talent exceptionnel de chasseuse de tueurs dépendent la vie d'une petite fille et l'avenir de l'humanité.


J'avoue avoir été excitée et angoissée à l'idée de lire ce second volume des aventures de Marie Parks. Excitée tout d'abord, car le premier recueil, L'évangile selon Satan, est un des meilleurs, sinon LE meilleur, thriller que je n'ai jamais lu ; et angoissée parce que justement le premier était excellent et que la crainte d'être déçue était particulièrement présente.

Si L'Apocalypse selon Marie est moins bon que l'Evangile selon Satan, cela reste un polar d'une excellente qualité, un des plus brillants de ces dernières années. Graham, qui, bien que franco-américain, écrit en français, se place dans la veine d'un Steg Larson pour la qualité de l'écriture et les descriptions particulièrement puissante. En toute franchise, ici comme dans l'Evangile selon Satan, les descriptions prennent aux tripes et vous font sentir toute l'horreur d'une situation. Si ici, il n'y a pas de crucifixions, certains détails s'imposent tout de même à l'esprit et la lecture en est profondément marquée.

L'intrigue, très bien pensée, souffre parfois d'une certaine confusion, et tout n'est pas aussi clairement expliqué que dans le premier tome. Néanmoins, Patrick Graham a su se diversifier et permettre à Marie Parks d'utiliser ses dons en dehors d'une trame religieuse. La différence entre les deux intrigues est notable et c'est tant mieux, car de ce fait, les comparaisons sont plus difficiles à établir et les oeuvres en souffrent moins.
Le plus grand mérite de l'Apocalypse selon Marie est de nous révéler de nouveaux éléments de la vie de l'héroïne et qui nous aide à comprendre sa personnalité complexe. Paradoxalement, si ici elle n'est pas le centre de l'histoire (il s'agit plutôt du personnage d'Holly), elle est beaucoup plus présente que dans l'Evangile selon Satan alors qu'elle formait le coeur du roman. Elle a beaucoup plus de dialogues, et contrairement à l'Evangile, Marie ne fait pas que ressentir, elle agit.
Un changement subtile et pourtant radical, parfaitement bien maîtrisé par l'auteur.

Les personnages sont crédibles et toujours bien dépeints, attachants, repoussants et un humour absent de l'Evangile se fait sentir ici, ce qui a pour effet de dédramatiser certaines situations pesantes.

Si je souhaite que Patrick Graham prolonge les aventures de Marie Megan Parks, j'aurai tendance à dire qu'il devrait le faire en suivant la ligne donnée par L'Evangile selon Satan. Toutefois, les suites sont particulièrement difficiles à faire et on peut admettre en toute honnêteté que L'Apocalypse selon Marie mérite sa place au rang des best-seller de l'année.

lundi 13 juillet 2009

L'Evangile selon Satan - Patrick Graham


COUP DE COEUR DE PERSEPHONE



Dans sa carrière de profileuse du F.B.I, Marie Parks a vu beaucoup de tueurs en série, mais rarement d'aussi cruels et méthodiques que Caleb le Voyageur. Comme si venu du fond des âges, il avait été envoyé en mission par Satant lui-même...Ou du moins par ses adorateurs, rassemblés dans une organisation qui semble prête à tout pour retrouver un livre perdu depuis des siècles. Un livre maudit dont le contenu pourrait renverser l'Eglise catholique et inaugurer un âge des ténèbres.

Aidée d'un exorciste du Vatican et armée de ses propres dons de médium, Marie Parks est alors la seule à pouvoir contrecarrer les noirs desseins des serviteurs du Très-Bas. D'elle dépend désormais l'issue de cette bataille décisive entre le Bien et le Mal.


Si à première vue, l'on pourrait croire que l'Evangile selon Satan est un livre à la mode comme le Da Vinci code de Dan Brown (par ailleurs, un très bon thriller), il n'en est rien.

Certes L'Evangile Selon Satan a tous les ingrédients d'un bon Anges et Démons avec cette même fascination pour les sociétés secrètes et les secrets et coulisses de la cité pontificale.

Pourtant, L'Evangile selon Satan est infiniment plus dérangeant, plus noir et relaye sans trop de difficulté Anges et Démons (par ailleurs très bon lui aussi) au rang de comte de la Nursery rhyme.

Là où un Dan Brown édulcore les douleurs de son héros, Patrick Graham lui les met en exèrgue. Marie Parks n'a rien d'une gentille médium, en effet ce n'est pas avoir un gentil et sympathique don de se transformer en la victime d'un crime et de ressentir pas à pas les douleurs qui ont précédées sa mort au risque d'y perdre elle-même la vie.

L'Evangile selon Satan est noir aussi dans sa vision du monde, ses descriptions crues et violentes. Les mots ont un pouvoir, un pouvoir de suggestion qui peut être aussi puissant que des images et tout aussi dévastateur.


Dès les premiers chapitres on ne peut manquer d'être happé par ce monde si sombre, ces détails sordides et crus.

D'un autre côté, la bataille que mène Marie parks et le père Alfonso Carzo pour sauver leur peau et celle de la planète est époustouflante. Cette énergie dépenser sans fin est une bouffé d'optimisme dans un monde perdu d'avance.


La grande force de ce roman se trouve aussi dans ses descriptions des hiérarchies qui régissent le Vatican et la religion catholique. Sans être grand spécialiste, on sent parfaitement le travail de recherches minutieuses menées par l'auteur pour expliquer sans en avoir l'air ce qu'est un Conclave et qui est le grand et tout puissant Camerlingo (Camerlingue en français). LA hiérarchie nous est parfaitement bien établie sans pour autant nous donner l'impression d'assiter à une leçon. Les rituels catholiques, que ce soit celui de l'exorcisme ou de l'organisation d'un Conclave (élection d'un nouveau pape) sont eux aussi détaillés en toute simplicité.


Un roman choc, véritablement dérangeant et malsain mais qui en dépit de sa violence nous séduit et se laisse lire d'une traite, nous plongeant inexorablement dans un monde qui nous échappe.


Cependant, je le déconseille fortement à ceux qui trop impressionnables pourraient être secoués, et ce n'est pas un avertissement en l'air...

dimanche 22 mars 2009

Le moine de Mathew G Lewis



Matthew Gregory Lewis né le 9 juillet 1775 et mort le 14 mai 1818 est un romancier et dramaturge anglais, souvent désigné sous le nom du « moine » Lewis, en raison du succès de son roman gothique, Le Moine (The Monk) en 1796.

Lewis nous narre l'histoire du moine Ambrosio, célèbre moine madrilen, pieux et vertueux à l'extrême qui va irrémédiablement chuter, entraîné dans les plus intenses perfidies.

Résumer le moine "The monk" de Lewis, n'est pas aisé. Tout d'abord, parce que c'est un roman de style gothique et que l'histoire par des détours et de nombreuses narrations annexes nous embrouille. Ce n'est pas aisé non plus car Le Moine est un roman intense dont on ne saurait pouvoir couper l'effet de surprise au lecteur avide.

Il est vrai que je n'ai pas été soufflée par le Moine mais je l'ai néanmoins dévoré en trois jours. Notre société n'est plus adapté à ce genre de roman gothique qui effrayaient par la simple mention de moine dépravé, d'abbesse cruelle, de viol et d'inceste. Nous avons eu Sade et la réalité des média, ce qui a bouleversé notre jugement.
Néanmoins c'est un roman imposant, impressionnant, où le vice, le diable et toute la cruauté humaine sont mises en oeuvre implacablement contre les héros aux coeurs purs et à la vertu solide. L'histoire est prenante quoiqu'elle souffre de certains passages à vide. Ils ont toutefois leur utilité, celle de nous faire languir.

Les personnages sont bien campés, crédibles et surtout profonds. Ils sont d'un autre temps, certes , la morale n'est pas la même que celle d'aujourd'hui mais leurs afflictions, leurs pensées s'imposent au lecteur.

En revanche je suis un peu déçue car je m'attendais à un peu plus de surnaturel (quoi de plus normal pour un roman gothique). Mais cela est tout de même compensé par la main de maître de Lewis. "En filigrane éclate une histoire parfaitement orchestrée, nous sommes entraînés dans un labyrinthe et Lewis nous tient la main avec fermeté. À la fin, c’était comme si on regardait la main de l’auteur, et qu’on retenait une main pourrie." (Otis Psychovision.net).

Pour aller un peu plus loin je vous propose la critique faite par Otis sur psychovision.net

Un dernier conseil, Antonin Artaud a fait une traduction en français et a en même temps remanié tout le texte. La version d'origine traduite en français est celle de Léon de Wailly. A vous de voir la version que vous préférez lire mais je vous conseille d'abord la version originale.

Mention spéciale à Don Christobal et Léonella (très drôles) - Lorenzo et le marqui de Las Cisternas deux héros sublimes et Agnès personnages vraiment touchant.
le moine Ambrosio et Mathilde ont droit à la mention spéciale dépravation!