dimanche 4 décembre 2011

Les enfants de la lune - Fabrice Colin


Présentation de l'éditeur: Paris sous l'Occupation. Deux jours avant Noël, le jeune Adrien intercepte un étrange message destiné à son grand-père... mort il y a plus de dix ans : « Aux temps maudits de l'Exode, vous avez aidé les nôtres. Une fois encore, nous faisons appel à vous... » Signé : Leydamoon du peuple Annwyn. Adrien décide de porter secours à Leydamoon et aux siens, pourchassés par les Siths, d'abominables créatures associées aux nazis. Hélas, tous les passages permettant aux Annwyns de quitter notre univers sont en train de se refermer. Tous, sauf un. S'engage alors une dramatique course contre la montre.

J'entends beaucoup parler de Fabrice Colin en ce moment. A cause de Filipa d'une part et de LOVD d'autre part. Du coup, j'ai vraiment eu envie de connaitre cet auteur (il semble bien que je sois encore en retard) et j'ai donc emprunté à la bibliothèque les deux livres encore disponible en jeunesse (oui parce qu'apparemment il y avait eu une razzia dans le rayon) Camelot et Les enfants de la lune. Ni une ni deux j'ai inscrit Les enfants de la lune sur ma liste du challenge jeunesse (qui se termine dans 3 semaines).

J'ai vraiment été attirée par la première de couverture et la 4ème tout à fait alléchante. Une histoire de Noël (parfaite pour l'époque), 1942 donc avec potentiellement de très gros méchants qui font peur (j'aime les vilains dans les livres), et des gentils amis à rencontrer sur le chemin, bref j'étais conquise. De plus, la couverture montrait deux magnifiques ptérodactyles, encore une excellente raison de lire ce roman.

J'ai beaucoup aimé l'ambiance de ce début d'histoire. Le jeune Adrien débrouillard dans le Paris des années 40, sa mémé assise auprès du poêle, ressassant ses souvenirs envolés, tout cela donnait un petit goût bien sympathique agrémenté de thé de Noël amer. L'histoire prend son temps au début ce que j'aime assez je dois dire. Trouver le juste milieu n'est pas simple et je crois que ce début y arrive très bien. Le lecteur a du temps pour se faire au jeune Adrien, les personnages qui l'entourent et les mystères qui s'épaississent autour de lui. Un début très prometteur. Les personnages de la grand mère et d'Adrien sont attachants, ils forment un petit couple routinier assez agréable.

Mais voila, je n'ai pas été conquise par la suite.

Si l'histoire en soi était une excellente idée (elle me fait d'ailleurs fortement penser à Arthur et les Minimoys sorti un an plus tard), je pense qu'elle aurait dû bénéficier d'un meilleur développement. De plus grand passage sur les Annwynn auraient été appréciables car il y avait toute une mythologie à mettre en place. Or, finalement nous avons le droit à très peu d'explications et à un petit discours philosophique sur la lune.
A partir du moment où Adrien rencontre le comte, l'histoire s'accélère et par moment on a même l'impression que ce qui arrive est un peu trop simple. Ils se sortent vite de situations complexes et délicates. J'aurai préféré plus de rebondissement et de suspens quitte à avoir une histoire plus longue, plus riche. J'ai trouvé l'ensemble facile et un peu convenu (comme les dialogues du comte d'ailleurs).
De plus il n'y a pas vraiment de méchants et je vous l'ai dit, j'aime les méchants. Je pense d'ailleurs que l'on évalue les mérites d'un bon livre comme celui-là aux méchants qui le composent et non aux héros. Que seraient Les trois mousquetaires sans Richelieu à contrer? Que serait James Bond sans les Soviétiques? Ils n'ont de valeur que parce qu'ils arrivent à faire face à des êtres complexes et dangereux et qu'ils s'en sortent avec intelligence, droiture et panache.
J'aime beaucoup ces histoires de petits garçons courageux qui affrontent des adultes pernicieux et s'en sortent avec brio et ingéniosité (Les orphelins Baudelaire en sont d'ailleurs la preuve exquise).
Les Sith et les nazis ne font pas vraiment peur et on a l'impression qu'ils sont assez peu des menaces pour nos héros. On les voit peu et il n'y a pas vraiment un nazi ou un sith particulier que l'on pourrait identifier comme "le méchant" de l'histoire. Du coup cela donne une histoire un peu bancale: 6 héros et une espèce d'entité floue. Une réelle personnification aurait permis de mieux faire ressortir les qualités d'Adrien.

Ceci dit l'histoire racontée par Fabrice Colin est très jolie et montre une forme de courage et de magie pendant une période sombre de notre histoire. Une jolie lecture donc mais qui ne restera pas gravée dans ma mémoire. Je pense toutefois continuer sur ma lancée avec Camelot et passer ensuite aux lectures "pour adultes" conseillées par Filipa et LOVD comme Dreamamericana pour mieux connaître l'univers de cet auteur.

Lu dans le cadre du Challenge Jeunesse Whoopsy Daisy.

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