
Le jeune Dorian Gray accepte d'être le modèle du célèbre peintre Basil Hallward. Celui-ci persuade le jeune homme de vendre son âme en échange d'une jeunesse éternelle. Dorian Gray ne vieillit plus, et ne souffre plus des affres du temps, mais le tableau le représentant révèle progressivement sa véritable nature...
CASTING
Ben Barnes ........................................................ Dorian Gray
Pip Torrens ........................................................ Victor
Fiona Shaw ........................................................ Agatha
Ben Chaplin ....................................................... Basil Hallward
Rebecca Hall ...................................................... Emily Wotton
Caroline Goodall ................................................ Lady Radley
Maryam d'Abo ................................................... Gladys
Micheal Culkin .................................................. Lord Radley
Colin Firth ......................................................... Lord Henry Wotton
Emilia Fox ......................................................... Lady Victoria Wotton
Nathan Rosen .................................................... Dorian Jeune
Jeff Lipman ....................................................... Lord Kelso
Rachel Hurd-Wood ........................................... Sybil Vane
Quelle affreuse deception que cet Dorian Gray là. Pourtant, il y avait de quoi être réjoui.
Je m'explique: ce film avait tout pour être le plus beau film de l'année!
L'adaptation du Portrait de Dorian Gray, l'histoire de ce jeune homme tellement beau que pour préserver sa beauté que c'est son portrait qui vieilli à sa place, avait de quoi réjouir. Un des meilleurs romans de ce cher Oscar Wilde mis en scène, bref ça me mettait en transe d'autant plus que le casting était des plus alléchant!
Imaginez: Ben Barnes (j'avoue ma faiblesse pour Ben Barnes depuis que je l'ai vu dans Easy Virtue) en Dorian..., Colin Firth (THE Colin Firth) en Lord Henry et puis Ben Chaplin et Rachel Hurd-Wood...
Bref! THE casting + THE histoire = film merveilleux en perspective....Mais non.
Le gros problème de Dorian Gray tient en une phrase: les scénaristes et le metteur en scène n'ont pas lu le livre ou s'ils l'ont lu ils n'ont pas dû le comprendre (ce qui est pire en un sens).
Je pense que ce pauvre Oscar s'est retourné dans sa tombe ce jour là, son beau concept d'épicurisme et d'esthétisme a pataugé dans la boue d'un bordel fin XIXe. Parce que c'est vraiment là que le bas blesse (comme dirait ma grand-mère).
Dorian d'un épicurien, se voit transformer en un mauvais jouisseur, adepte de la drogue et des prostituées de bordel sous prétexte qu'il faut tout expérimenter.
On ne retrouve rien ici de l'élégance, du charme et de l'anti-vulgarité qui caractérise Oscar Wilde. Envisager le contraire est un contre-sens total dans lequel s'abime le film. Délibérément (et inutilement) provocant (même si j'ai apprécié de reluquer Ben Barnes), le film se fait plutôt vulgaire et sans but.
Un exemple: Dans le roman, Dorian quitte Sybil parce qu'étant amoureuse de lui, elle se permet de mal jouer le rôle de Juliette. Or ce qui attirait Dorian était précisément la beauté de Sybil dans son jeu de Juliette. Dès lors qu'elle a Dorian dans la vie, le rôle de Juliette lui semble inutile et vain. Devant ce manque de grâce et de beauté, Dorian la quitte.
Dans le film, Dorian quitte Sybil parce que Lord Henry lui dit qu'il est ridicule pour un homme (même amoureux) de se contenter d'une seule femme alors qu'il peut tester tous les plaisirs qu'offrent les filles publiques. Et donc ce brave Dorian (un peu crétin il faut l'avouer), quitte sa Sybil après avoir "consommé" pour se tourner vers d'autres pâturages. Avouez que le message d'Oscar Wilde est complètement détourné.
Bon, admettons que l'histoire ne soit pas bonne, pas fidèle au roman d'Oscar, mais est-ce le casting (impeccable au demeurant) permet de sauver le film? Amon grand désespoir, non plus.
Ceux qui me connaissent savent à quel point j'aime Colin Firth et Ben Barnes mais là, force est de reconnaître qu'ils sont mauvais! Ben Barnes qui commence bien devient très vite désespérant. Quant à Colin Firth son interprétation blasée m'a portée sur les nerfs. Rachel Hurd-Wood est aussi expressive qu'un navet et Ben Chaplin manque de consistance.
Pourtant je voulais y croire moi mais je n'ai pas pu aller jusqu'au bout. Une amie a moi a essayer de le voir jusqu'au bout dans l'espoir que cela s'améliore et malheureusement elle n'a rien trouvé pour sauver le film non plus.
Un point positif tout de même, la photographie est superbe et le portrait de Ben Barnes magnifique.

