jeudi 9 février 2012

La Société des S - Susan Hubbard


Présentation de l'éditeur: Pendant longtemps, Ari a cru que son père, Raphael Montero, était végétarien et souffrait d’une maladie de peau. Pendant des années, elle a trouvé normal de passer ses journées cloîtrée dans un manoir, avec des milliers de livres.
Il a suffi d’une soirée, la première de sa vie dans une famille ordinaire, avec des ados de son âge, des flots de couleurs, de sons, d’odeurs et une télé branchée sur un film de vampires… pour qu’Ari comprenne qu’on lui avait menti.
Et si son père, beau comme un prince gothique, n’était pas un simple mortel, s’il appartenait à un autre monde ?
Elle est prête à le découvrir, au péril de sa vie... et de son âme.

D'après le titre je ne m'attendais pas du tout ça ce genre de récit! Je pensais qu'on aurait à faire à une sorte de mystère, de secte, peut-être de magie mais pas du tout...de vampire. D'ailleurs pendant je me suis demandée si c'était bien vers cette piste qu'allait l'auteure. Si vous suivez ce blog vous savez que la bit-lit et en particulier les vampires n'ont pas trop ma faveur (à l'exception peut-être de la notable série de Gail Carriger). Je dois dire que j'ai découvert les vampires vers 16 ans avec Bram Stocker et Anne Rice. Disons pour faire simple qu'il n'était pas évident de passer après. Comme je n'ai pas réussi à rentrer dans la folie Twilight et que je me suis vite fatiguée de True Blood j'ai eu peur que La Société des S finisse par me lasser.

Rassurez-vous, ce ne fut pas le cas! En fait, je crois que cela tient principalement à l'écriture très belle de Susan Hubbard. Non seulement elle évacue tout cliché sur le vampire, cet état se rapprochant plus d'une maladie type porphyrie ce qui m'a beaucoup plus, mais en plus le vocabulaire utilisé et les références littéraire montre vraiment que Susan Hubbard prend soin de son lecteur.

J'ai trouvé l'idée du vampire comme elle le décrit, excellente. Certes, pour les puristes il manquera une dominante sanglante, mystérieuse et érotique évidente mais à l'heure où l'on fait faire aux vampires tout et n'importe quoi, je trouve que cette idée de (presque) ramener la vampirisme à une maladie est une excellente façon d'incorporer du surnaturel sans pour autant exagérer la chose. De plus on apprend beaucoup en lisant ce roman, on sent que Susan Hubbard s'est documentée sur le sujet. J'ai donc appris qu'il existait 152 sortes de synesthésies et que la synesthésie est la capacité de gens à voir les lettres, les chiffres ou encore les jours de la semaine avec des couleurs.

Ce roman est extrêmement riche en références littéraires et culturelles en général. Einstein, T.S Eliot, Shelly, Dickens et surtout un très bel hommage à Edgard (Allan) Poe qui revient comme un leitmotive dans le roman. Raphaël et Ari sont extrêmement cultivés et le vocabulaire employé est riche et l'écriture est déliée, souple, élégante en tout cas très agréable à lire.

Comme le disait Trillian les vampires sont vraiment une intrigue secondaire de l'histoire car il y a vraiment des mystères à élucider et même si l'auteure prend son temps on arrive à nos fins. On suit Ari qui nous décrit l'endroit où elle vit et ses habitudes avant de rencontrer des gens de son âge et de découvrir que non, les enfants normaux ne suivent pas des cours de bio-génétique à 12 ans et qu'ils sont incapables de décrire la loi de la relativité. J'ai beaucoup aimé le côté un peu policier de l'intrigue même si ça n'est pas un polar. Je pense que ce roman est un peu à la croisée des genres, à la fois enquête "policière", roman fantastique et roman d'initiation.

Le personnage d'Ariella est particulièrement intéressant, non seulement parce que l'on voit tout par ses yeux mais aussi parce que c'est une enfant réfléchie. Nous sommes loin de l'ado difficile et je dois avouer que j'aime assez qu'elle ne soit pas une ado traditionnelle.
Son père Raphaël était assez étrange à appréhender mais au final j'ai réussi à l'apprécier alors qu'au contraire le personnage de Sara me semble extrêmement plus froid malgré son côté plus chaleureux (femme à chevaux, à abeille etc.).
Les personnages secondaires sont vraiment tous intéressants et paradoxalement très humains (pour certains d'entre eux c'est plutôt dur c'est sûr!) et assez attachant dans leur genre.

Une excellente surprise, un page-turner qui peut aussi bien se lire seul qu'avec les deux autres volumes qui l'accompagnent.
Pour ma part j'ai hâte de lire la suite!

Merci à Doriane et aux Editions l'Ecole des loisirs pour ce roman!

6 commentaires:

Emjy a dit…

Un roman sur les vampires édité chez l'Ecole des Loisirs, ça m'intrigue forcément ... ;)

Alicia a dit…

Ce livre me tente depuis un moment déjà ! :)
La couv' est superbe.

Karine:) a dit…

J'ai lu le premier... et j'ai le 2e dans ma pile. Ma lecture s'en vient. Tu as aimé plus que moi, par contre...

Perséphone a dit…

Ce n'est pas un coup de coeur mais pour moi qui n'aime pas les histoires de vampires j'ai plutôt bien accroché à l'atmosphère.

Cess a dit…

Je l'ai dans ma PAL, tu me donnes envie de l'en sortir !

Anonyme a dit…

j'ai pour ma part adorer mais il y a beaucoup de page

Publier un commentaire