dimanche 4 août 2013

Festival d'Avignon et Chorégies d'Orange: la Provence et le spectacle vivant

Billet un peu spécial en ce dimanche (très chaud) d'août, puisque je vais vous parler de spectacles vivants. Oui, aujourd'hui ça cause théâtre et opéra chez Persie et Cheshire.

Cheshire: du moment qu'elle ne se met pas à chanter...nous sommes saufs.

Ahem...je disais donc théâtre et opéra parce que j'ai la chance d'être dans le sud de la France l'été et dans une région fort riche en festival de tout poil, j'ai nommé le Vaucluse.

Comme chaque été depuis maintenant soixante sept ans, se déroule le Festival d'Avignon, un festival de théâtre séparé en In ("l'officiel" organisé dans la cour d'honneur du Palais des Papes) et en Off ("l'officieux" festival hautement bordélique, parfois amateur qui investit littéralement la ville). Je suis une grande adepte du Festival Off où j'essaye d'aller tous les ans au moins une fois et j'ai pu y voir déjà de superbes producteurs, certaines par des troupes professionnelles, d'autres amateurs. Bon le off c'est aussi le pire comme le meilleur et surtout près de 1200 spectacles cette année de théâtre, d'humour ou de danse. La ville devient folle en juillet, on croise des artistes à chaque coin de rue, des spectacles sauvages ou autres démonstrations d'extraits de spectacle à aller voir. J'adore Avignon pendant le festival. Ca grouille de monde, il y a une ferveur et une agitation que l'on ne voit nulle part ailleurs et la ville disparait, littéralement engloutie sous les affiches! Si vous avez l'occasion d'y aller une fois dans votre vie, n'hésitez pas. Il y en a pour tous les goûts du très classique à l'ultra contemporain, des anonymes, amateurs, professionnels ou bien encore acteurs connus. Bien sûr il y a aussi le In qui a une programmation internationale et plus pointue qui ravira sûrement les aficionados du théâtre contemporain et d'avant-garde. A tester là aussi au moins une fois, ne serait-ce que pour le cadre, la cour d'honneur du Palais des Papes, merveille du XIIIe-XIVe siècle.

Une rue d'Avignon pendant le festival. Il y a quelques affiches non?
Je n'ai malheureusement pas pu voir tout ce que je voulais, j'ai croisé dans la rue des artistes qui m'ont donné très envie de les voir mais c'était un peu dur de tout faire. Malgré tout je suis allée voir une pièce au théâtre de l'Oulle (café-bar-théâtre très sympa situé porte de l'Oulle près des remparts d'Avignon intra-muros). Il s'agissait du Dindon de Feydeau interprété par le théâtre du Kronope. C'est de cette pièce dont je vais vous parler aujourd'hui!

Le Théâtre du Kronope est une compagnie professionnelle créée en 1983 qui utilise "le masque de théâtre permet de mettre en résonance le mot et le corps de l’acteur" (source).


Résumé: Pontagnac, coureur invétéré de jupons, suit Lucienne jusque chez elle où il lui fait des avances. Soudain surgit le mari, qui n'est qu'autre que Vatelin, un de ses amis. L'affaire s'arrange entre les protagonistes, Vatelin connaissant Pontagnac lui pardonne. Redill  on et Pontagnac essayent de faire pencher Lucienne en faveur de l'adultère. Celle-ci dit qu'elle ne trompera son mari que le jour où lui-même la trompera. Un évènement imprévu va alors semer la zizanie : Maggy, une ancienne maîtresse de Vatelin, débarque chez lui…

Une mise en scène de Guy Simon avec Martine Baudry, Loïc Beauché, Anaïs Richetta, Guy Simon, Jérôme Simon.

"Au coeur d'un labyrinthe rendu drôle et inquiétant, 5 comédiens se partagent une vingtaine de rôles. Des personnages masqués se suivent, se croisent et s'emmêlent dans une mécanique diabolique. Leurs comportements absurdes participent d'un imaginaire où des situations banales se transforment en véritable folie rocambolesques."


De gauche à droite: Redillon, Pontagnac et Vatelin 
La pièce est du pur Feydeau avec ses quiproquo, ses exagérations, ses situations incongrues et impensables mais ça fonctionne. Les 5 comédiens sont assez époustouflant puisqu'ils se partagent près de 20 rôles, l'actrice principale joue d'ailleurs sans masque et livre une sacré performance. J'ai adoré l'idée des masques. Ils sont spéciaux, bizarroïdes et pourtant extrêmement marquants et ils permettent bien d'identifier les personnages et de leur donner un vrai corps et une vraie voix.
Il n'y avait pas de décors, seulement 4 boîtes en métal toutes simples, qui s'ouvre des deux côtés, montées sur roulettes. En les déplaçant partout sur la scène ils créent des ambiances, des scènes différentes: ici le salon des Vatelin, là l'hôtel. Les 5 premières minutes étaient assez pertubantes, on ne comprenait pas trop le but ni le côté exagéré du jeu des comédiens mais la surprise passée, on rentre très bien dans l'intrigue.


Je me suis vraiment beaucoup amusée, j'ai trouvé la mise en scène originale et efficace, les masques une excellente idée et vraiment la performance des acteurs très bien. On sent un réel investissement. Le théâtre de Kronope est une troupe que je vais suivre si je peux revenir l'année prochaine!



Mais je ne me suis pas arrêtée là. J'ai eu la chance d'assister aux deux représentations des opéras des Chorégies d'Orange: Le vaisseau fantôme de Wagner et Le Bal Masqué de Verdi.
source
Attention: je ne suis pas musicologue, ni même musicienne. Je lis très mal le solfège et j'ai fait un peu de chorale (au grand dam de Cheshire). Mon avis n'est donc pas celui d'une spécialiste et il se peut tout à fait que je sois passée à côté de quelque chose que ce soit une réussite ou un échec dans les représentations. J'aime simplement l'opéra. N'hésitez pas à commenter!


Les Chorégies sont un festival d'art lyrique qui a investi le théâtre antique (le théâtre le mieux conservé d'Europe avec un mur de scène intact) depuis 1869. En 1971 sous le nom de "Nouvelles Chorégies", le festival prend sa forme actuelle. Les Chorégies viennent du grec chorèges qui marquait l'obligation pour les citoyens grecs aisés soit d'armer une trière (bateau de combat) soit de se faire mécène d'une saison théâtrale, d'être un chorège.


Der Fliegende Holländer (Le Vaisseau Fantôme) est un opéra en trois actes de Richard Wagner composé en 1843. Les Chorégies d'Orange ont décidé de donner du Wagner pour la première fois depuis 1987 dans le cadre du bicentenaire de la naissance de Wagner.


Crédit photos: Sébastien Sallé

Résumé: Le Hollandais, capitaine maudit du Hollandais volant car il a défié les dieux, ne peut rentrer au port que tous les sept ans. Il ne peut être délivré de son sort que par l'amour inconditionnel d'une femme. Senta, la fille de Daland est promise à Erik bien qu'elle voue une admiration sans borne au Hollandais à qui elle finit par déclarer son amour. A la suite de quiproquo, le Hollandais pense que Senta lui préfère Erik et la renie, se privant alors de toute chance de salut. Senta, désespérée, se jette dans la mer. Par son sacrifice, elle prouve la puissance de son amour pour le marin maudit et les libère tous les deux de la malédiction du Vaisseau Fantôme. 


PRODUCTION


Direction musicale: Mikko Franck
Mise en scène: Charles Roubaud
Scénographie: Emmanuelle Favre
Costumes: Katia Duflot
Eclairages: Jacques Rouveyrollis
Vidéo: Marie-Jeanne Gauthé


CHANTEURS


Ann Petersen.................................Senta
Marie-Ange Todorovitch ..............Mary
Egils Silins ....................................Der Holländer
Stephen Milling.............................Daland
Endrick Wottrich...........................Erik
Steve Davislim..............................Der Steuermann
Orchestre Philharmonique de Radio France et Chœurs des Opéras de Région.


Crédit photos: Sébastien Sallé

Wagner n'a pas eu de chance cette année. Trop peu de réservations, les Chorégies sont contraints d'annuler une des deux représentations de l'opéra allemand. La faute sans doute à la réputation de Wagner d'un opéra lourd et pesant. On pense sans doute immédiatement à la Valkyrie mais on peut résumer la musique Wagnérienne à cela. J'ai découvert une musique qui peut être très aérienne.


Crédit photos: Sébastien Sallé
L'ouverture de l'opéra est vraiment longue, je crois bien n'en avoir jamais entendu d'aussi longue mais elle contient en substance tous les plus beaux morceaux de ce Vaisseau Fantôme. On sent dans la musique le flux et le reflux de la mer c'était particulièrement agréable dans la nuit tombante.
J'ai véritablement adoré le premier acte qui se compose de plusieurs scènes de groupe où les marins (choeurs) rentrent au port. Stephen Milling (Daland) est un incroyable géant! Près de deux mètres. Vous allez me demander comment je le sais? Tout simplement parce que mon petit frère qui fait son 1m90 était figurant dans le spectacle (il était beau en matelot, si si je vous jure) et que j'ai une photo qui prouve que mon frère est minuscule à côté de ce chanteur!! J'ai aimé sa prestance scénique et ces tableaux de groupe. Egils Silins qui joue le rôle du Hollandais avait un charisme fou sur scène et il fait un excellent matelot maudit. Je n'ai rien de particulier à dire sur l'interprétation des chanteurs autre que j'ai aimé leur prestation.
L'acte deux en revanche a été une torture. Je l'avoue j'ai trouvé ce deuxième acte horriblement long! Ce ne sont que des duos qui n'en finissent pas et la musique a beau être belle j'ai trouvé l'ensemble interminable à l'exception de l'ouverture de l'acte II, qui se trouve être un choeur de femme que là j'ai trouvé superbe.
L'acte III est à contrario beaucoup plus court et passe très bien, il passe d'autant plus que les personnages ne mettent pas cinquante ans à mourir comme dans certains opéras italiens.
De l'ensemble musical je garde un souvenir mitigé donc, un acte I et III vraiment marquant, un début d'acte II que je réentendrai avec plaisir mais une langueur interminable pendant une partie de l'opéra. Comme je ne parle ni l'allemand, ni l'italien j'ai l'habitude de ne pas comprendre ce qu'ils chantent et ça en revanche ça ne me dérange pas. J'aurai apprécié un entracte même si je comprends que couper l'opéra aurait été très compliqué.

Crédit photos: Sébastien Sallé
Les décors étaient sobres mais impressionnant avec cette coque de bateau qui semblait crever la scène. C'était assez fabuleux d'arriver dans le théâtre et de découvrir cette coque qui jaillit comme si elle voulait toucher Auguste. A côté de ce décor unique, nous avons eu le droit à de très belles projections (qui rendaient d'ailleurs beaucoup mieux en haut du théâtre que de là où je l'ai vu) sur le mur de scène. Des rochers, la mer ou encore une ville qui apparaissent devant nos yeux. Certains regretterons ce côté minimaliste, personnellement je trouve que l'espace a été bien occupé et que l'absence de décor m'a finalement peu gêné. Le costume et la perruque du Hollandais m'ont saisi, j'ai beaucoup aimé l'utilisation des couleurs blanches, beige, ou gris perle pour symboliser le fantôme, le côté maudit du personnage sans que cela semble ridicule. Il tranche littéralement au milieux de ce décor sombre mais n'est jamais ridicule.


Je suis un peu déçue que Wagner ne soit pas plus populaire en France, qu'il souffre d'une mauvaise image de lourdeur quand ce n'est pas un stupide point godwin...J'étais heureuse de découvrir mon premier opéra wagnérien aux Chorégies, dans un décors somptueux.



RETRANSMISSION EN DIRECT SUR FRANCE 2, MARDI 6 AOUT, 21h45!!! 

Un Ballo in Maschera 
(Un Bal Masqué) est un opéra en trois actes
 de Verdi produit par les Chorégies 

dans le cadre du bicentenaire de la naissance de Verdi


. C'est la première fois qu'Un Bal Masqué se produit à Orange. Les noms du livret on été censuré dans leur version original, il s'agit ici des seconds, choisis après la censure.



Crédit photos: Sébastien Sallé
Résumé: Le roi Gustave de Suède, Riccardo, est follement amoureux d'Amelia, une anglaise et épouse du meilleur ami de Riccardo, Renato. Alors qu'une diseuse de bonne aventure vient au palais, celle-ci annonce au roi qu'il sera tué par le premier homme qui lui serrera la main. Renato n'ayant pas entendu s'approche et scelle leur destin. Amelia, à qui la diseuse de bonne aventure a dit qu'elle pourrait se procurer une herbe magique, se rend au lieu dit. Amoureuse de Riccardo, elle cherche à se débarrasser de cet amour. Riccardo la surprend et les deux s'avouent leur amour. Renato arrivant alors, Riccardo lui demande de reconduire la femme qui est avec lui (Amelia s'est voilée) sans chercher à connaître son identité. Renato accepte mais lui et sa femme se font interpelé par une bande de conjurés menée par Samuel et Tom deux comtes de la cour. Amelia est contrainte de révéler son identité et Renato, persuadé que sa femme le trompe, décide de rejoindre les conjurés. Le lendemain matin Renato décide de tuer sa femme mais se ravise. Il reçoit alors les conjurés qui décident de tirer au sort le nom de l'assassin. Amelia se fait la main du destin en tirant le nom de son mari. Oscar, le valet de Riccardo arrive alors pour porter un carton d'invitation, un grand bal masqué donné par le roi le lendemain. Riccardo apprend par Amelia qu'un complot se trame contre lui mais décide de se rendre au bal pour voir une dernière fois. 
Arrivés au bal les conjurés cherchent à savoir comment est déguisé le roi. Ils demandent alors à Oscar qui refuse avant d'accepter. Amelia tente une dernière fois de convaincre Riccardo de partir mais celui-ci reste et est abattu par Renato. Riccardo, avant de mourir, pardonne à son ami et lui assure de la fidélité de sa femme.  


Crédit photos: Sébastien Sallé
PRODUCTION




Direction musicale: Alain Altinoglu


Mise en scène: Jean-Claude Auvray

Scénographie: Rudy Sabounghi
Costumes: Katia Duflot

Éclairages: Laurent Castaingt

Chorégraphie: Béatrice Massin

CHANTEURS

Kristin Lewis.......................................Amelia
Sylvie Brunet-Grupposo......................Ulrica
Anne-Catherine Gillet

 .........................Oscar
Ramón Vargas.....................................Riccardo (Gustave roi de Suède)

Lucio Gallo..........................................Renato
Nicolas Courjal....................................Samuel
Jean Teitgen.........................................Tom
Paul Kong

............................................Silvano
Orchestre National Bordeaux-Aquitaine
, Chœurs des Opéras de Région
 et Compagnie Fêtes Galantes.
Crédit photos: Sébastien Sallé
De tous les spectacles de Verdi c'est pour l'instant celui que j'ai préféré et j'ai tout simplement adoré la mise en scène. C'était très étonnant de voir qu'il n'y avait rien sur scène à part un plancher incliné et un rideau de théâtre bleu et or posé dessus. Mobilier minimum dans des tons bleu roi et or qui rendent extrêmement bien, de superbes costumes qui mélange les époques et les styles mais qui s'harmonisent très bien, de très jolies projections sur les murs, j'ai vraiment été impressionnée par cette mise en scène qui, si elle reste sobre tout au long de l'opéra n'en est pas moins très efficace. Le bal du dernier acte est somptueux, comme les costumes.

J'ai adoré l'acte I et le dernier tableau de l'acte III que j'écoute en boucle depuis jeudi dernier! Vraiment rien à voir avec Nabucco ou Aïda que je déteste! Plus jamais je ne vais les voir ces deux opéras là, j'en aurai pleuré d'ennuie. Ici, la musique passe toute seule. Kristin Lewis est une très belle femme et ça m'a plu de voir une cantatrice noire américaine choisie pour le rôle principal, on n'en voit trop peu en Europe. Sylvie Brunet-Grupposo était très bien en Ulrica avec une très belle voix profonde qui rend bien le personnage un peu spécial de la diseuse de bonne aventure. Si j'ai trouvé le ténor principal Ramon Vargos tout à fait juste dans le rôle, je n'ai pas du tout aimé la prestation de Lucio Gallo qui avait un jeu de scène affreux! Il était tout droit et rigide, prenant sa respiration de façon ostensible et moche avant une poussée de voix. Ce n'est franchement pas le meilleur jeu que j'ai eu l'occasion de voir.

Crédit photos: Sébastien Sallé
Deux coups de coeur cependant. Le rôle d'Oscar dont je suis tombée amoureuse! C'est un rôle d'homme porté par une voix de femme qui m'a transportée! Anne-Catherine Gillet le joue très bien, très cabotine, avec une voix pure sublime. J'adore ses costumes et Oscar me fait penser à un chérubin un peu plus vieux. Ses morceaux sont sans aucun doute mes préférés de l'opéra.
Autre coup de coeur: Nicolas Courjal, jeune baryton français que j'ADORE! Il est fou, barré, il cabotine sur scène et j'adore ça. Un extrait? Voici l'Italienne à Alger "Che muso, Che figuro", ça vous donnera une idée du personnage. Bonus, j'adore sa voix....bien évidemment.

Comme toujours chez Verdi l'acte II était un peu plus long mais l'ensemble était vraiment très plaisant et je n'ai pas vu passer ces presque 3h de spectacle.

Alors voila, c'est trop tard pour le Dindon et Wagner, mais vous pourrez voir Un Bal Masqué mardi soir en direct depuis les chorégies, alors n'hésitez pas! Regardez. Moi je vous laisse avec un peu de musique et le morceau  de l'Acte I, le rôle d'Oscar bien évidemment!


Et VIVA L'OPERA!


2 commentaires:

Rastapopoulos a dit…

"Wagner a de beaux moments, mais d'affreux quarts d'heure." Rossini

Tu vois, tu n'es pas la seule. Quant à moi, j'ai toujours trouvé que la musique de Wagner avait quelque chose de magnétique qui nous emporte bien malgré nous. Cela dit, pour être tout à fait honnête, un opéra de Wagner je l'écoute entièrement une fois, pas deux... après je me concentre sur les "beaux moments". Je ne trouve pas que sa musique soit sous-représentée en France. C'est sûrement le cas dans un festival comme celui d'Orange, mais pas spécialement dans les saisons des théâtres ou des opéras. Je le plains beaucoup moins que d'autres compositeurs dont j'aimerais entendre la musique en France, comme Vaughan Williams ou Albéric Magnard. Mais là je crois que je peux rêver.

P.S. : et Cheshire, il s'est endormi ?

Perséphone a dit…

Au Tintinophile: non je ne suis pas la seule je sais bien. Je trouve aussi qu'il y a de superbes morceaux chez Wagner mais qu'un opéra entier c'est un peu lourd. Il n'est peut-être pas sous-représenté (à Orange si clairement) mais je trouve qu'il a mauvaise réputation le pauvre. Quant à vaughan Williams...je suis véritablement d'accord :p
Quant à Cheshire...je crois bien que le chafouin a misérablement piqué du nez à l'acte II de Wagner...Bad Bad Cat!

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