vendredi 26 avril 2013

Le meurtre de l'horloge (the body at the tower) - The Agency #2 - Y.S. Lee


Présentation de l'éditeur: ÉTÉ 1859. Un cadavre a été découvert au pied de la tour de Big Ben. Accident, suicide ou meurtre ? L'enquête de Scotland Yard piétine. Pour connaître la sinistre vérité, Mary Quinn, espionne au service de sa Majesté, se déguise en apprenti et s'infiltre sur le chantier de la tour en pleine construction. Mais un ingénieur fraîchement recruté risque de la reconnaître : nul autre que le séduisant James...

Il y a quelques mois je vous parlais du premier tome de la série d'Y.S. Lee, The Agency, A Spy in the house, mettant en scène l'espionne Mary Quinn que l'on m'avait gentiment offert à Noël (le livre hein pas Mary Quinn...). Je reviens à présent vous parler du second tome de la série, Le meurtre de l'horloge. 

L'Horloge en question est Big Ben, où plus exactement sa reconstruction puisque cette dernière s'est effondrée et doit maintenant être reconstruite. Si le premier tome se passait lors de la grande puanteur londonienne, celui-ci choisi un autre évènement marquant du milieu du XIXe siècle. Le cadre est toujours le même que dans le premier tome, on retrouve l'ambiance londonienne que j'avais aimé, la description des différents modes de vie et l'incorporation des différents éléments historiques à l'histoire. On sent toujours que l'auteur maîtrise son sujet et sa période et c'est assez agréable de ne pas hurler toutes les quatre secondes. Y.S. Lee est bien consciente qu'elle doit parfois jouer avec son sujet pour que celui-ci colle au plus près mais elle s'en sort très bien. Mary Quinn parvient à garder une part de candeur et de fraîcheur bienvenue tout en étant un agent responsable. Ce second tome nous plonge non pas dans l'arrière-boutique d'une maison cossue mais dans le monde ouvrier avec ses codes et sa hiérarchie. J'ai beaucoup apprécié cette incursion et les idées de Mary sont loin d'être idiotes.  

A côté de d'une intrigue principale bien menée, le lecteur poursuit ses interrogations sur le passé de Mary. Sa rencontre avec d'autres membres de la communauté chinoise laisse entrevoir d'autres intrigues à venir qui sont vraiment intéressantes. Je trouve ça surprenant dans le sens où la communauté chinoise est très peu présente dans des romans sur le XIXe siècle alors même qu'elle est un pilier du commerce de l'époque notamment à cause de l'opium et des fumeries. De même, son héroïne recèle plein de secrets que je suis pressée de découvrir. 

On découvre également un personnage particulièrement intriguant: un journaliste fouineur et diablement incorrect qui semble en savoir beaucoup trop pour être honnête. J'espère que nous le reverrons par la suite parce qu'il a, je suis sûre, beaucoup d'informations à nous révéler. 

Quant à ce cher James...c'est peut-être l'élément qui m'a le plus plu dans ce second tome (oui bon d'accord je l'aimais déjà beaucoup dans le tome 1 mais là ce n'est pas pareil). Nous le retrouvons complètement affaibli par la maladie, de retour d'Inde, en proie a des crises terribles. Il est bien loin l'insouciant jeune homme du tome 1. James est désormais plus mûr, réfléchi et plus homme je dirais. Je trouve l'évolution du personnage particulièrement bien maîtrisée, l'auteure lui donnant à la fois de la profondeur sans noircir le trait. Il est vraiment parfait même lorsqu'il ne se conduit pas du tout en gentleman. Ses retrouvailles avec Mary sont épiques et on sent l'attirance qu'ils éprouvent l'un pour l'autre, c'est très witty tout ça avec beaucoup de papillons. 
Spoiler:

Pour leur dernière scène ensemble en revanche j'ai eu envie de gifler James! Mais quel goujat! Comment ne peut-il pas faire un effort pour comprendre Mary, pour voir que c'est quelqu'un de bien? Cela promet pour la suite en tout cas.
Pour moi The Agency c'est Anne Perry façon Young Adult. Je ne peux que vous recommander de rencontrer Mary Quinn. Quant à moi je m'en vais de ce pas lire le tome 3! 

1 commentaires:

Shelbylee a dit…

Je n'ai pas lu ton billet, mais tu me rappelles qu'il faut que je lise le tome 2. J'avais trouvé moi aussi un côté très Perryesque à cette histoire.

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