dimanche 24 juin 2012

La petite marchande de prose - Saga Malaussène #3 - Daniel Pennac


COUP DE COEUR DE PERSEPHONE

Présentation de l'éditeur: Clara qui se marie en blanc avec un directeur de prison de 40 ans son aîné, Benjamin qui démissionne pour la cinquantième fois, la Reine Zabo qui le rattrape pour la cinquante-et-unième et Julius, le chien, qui promène sa sagesse toute langue dehors : la routine, en quelque sorte, pour la tribu Malaussène ! Mais voilà que le mariage déraille. Et Benjamin se retrouve embarqué dans une nouvelle histoire à dormir debout, l'une de ces histoires qu'il aime lire à toute sa tribu réunie en cercle autour de lui, le soir avant de dormir. Sauf que cette fois, tout est vrai...

J'aime toujours autant cette saga, même après l'avoir lu plusieurs fois, surtout dans le désordre et la plus complète anarchie! Je vous en ai déjà parlé pour le tome 2 (oui le tome 1 pourtant génial est passé à la trappe, je m'en excuse).

La petite marchande de prose arrive tout juste après la fée carabine. Si certains personnages ont disparu (morts ou en cabane, c'est qu'on ne plaisante pas chez les Malaussène), d'autres s'accrochent. Verdun, née comme la bataille du même nom, presque une grenade dégoupillée à la main, n'explose pas que grâce au vieux Thian, qui la tient glissée dans son baudrier. Derrière le baudrier, le flingue, derrière le flingue, le coeur. Thian, avec sa tête d'Ho-chi-Min et sa voix de gamin, fait régner le calme à leur du coucher des petits: Le petit avec ses lunettes roses, Jérémy et ses envies de tuerie, Thérèse, raide comme la justice et Clara. La douce Clara à la beauté des anges qui va bientôt épouser Clarence de Saint-Hiver (Clara et Clarence...Nom de Dieu*). Car Clara se marie et Benjamin ne supporte pas qu'on lui enlève sa Clarinette à lui!

Comme d'habitude, nous retrouvons ce fameux Belleville, d'autant plus magnifique qu'il n'existe plus et l'écriture de Pennac est toujours aussi délicieuse. Ce que j'aime c'est cette oralité omniprésente qui finalement n'en est pas. On ne parle pas comme les Malaussène ou leurs amis, même si j'adorerai. Car Pennac a le génie de l'oralité ultra-recherchée. Je suis conquise, notamment par la scène ou Jérémy eng***** Thérèse. Il y a de l'éloquence dans cette brutalité.
J'adorerai savoir si monsieur Pennac (soyons fou) parle comme son Benjamin Malaussène.

J'ai retrouvé avec grand plaisir mes personnages favoris notamment Thian que j'adore et le couple qu'il forme avec Verdun, Benjamin et sa Corrençon bien sûr (j'aime ce couple là, complètement bancal, complètement mal assorti mais admirable), les frères et soeurs Malaussène et Belleville, avec les Ben Tayeb, Mo le Mossi et Simon le Kabyle. Il ferait bon de vivre là, au milieu de cette tribu de fou.
J'ai beaucoup aimé aussi le découpage du roman en deux histoires, la première avec Clara et Clarence et la seconde avec J.L.B.
Bien qu'ayant lu la suite Monsieur Malaussène, je suis tout de même restée très tendue devant l'action et j'au dévoré les 100 dernières pages sans pouvoir m'arrêter!

Je ne peux que conseiller les aventures de cette tribu bordélique et malchanceuse, poissarde comme pas deux mais tellement attachante! Monsieur Malaussène est excellent aussi très prenant!
Je sais que mon avis est court mais honnêtement, en dire plus, c'est vous gâcher tout effet de surprise, ce que je m'interdis! Je vous laisse donc à votre lecture et quelques citations:

"J'ai ajouté je t'aime, je l'ai conjugué à tous les temps tous les modes, et que je restais son porte-avions, et qu'elle pouvait se poser ou décoller aussi souvent qu'elle le voulait. C'étaient là les premiers mots de notre rencontre."

"Les mots comme les armes, partent parfois tout seuls."

"Mais il y a pire que l'imprévu....ce sont les certitudes."

"Toi, je t'aimerai toujours, dis-je. Elle se retourne contre le mur, et elle dit seulement: contente-toi de m'aimer tous les jours."

" Quand la vie ne tient qu'à un fils, c'est fou le prix du fil"

* J'emprunte cette phrase à Benjamin Malaussène bien sûr!

7 commentaires:

Karine:) a dit…

Aaah, tu me donnes envie de continuer la série! heureusement, j'ai les tomes 2-3-4 à la maison!

Le Papou a dit…

Tu n'es pas la seule. Oh! non, tu n'es pas la seule.

Le Papou

Perséphone a dit…

@Karine: Vas-y!! (mode tentatrice *on*)

@Le Papou: Pennac est un génie universel de toute façon!

Chi-Chi a dit…

Ah j'adore cette série!
Comme je ne relis pas et que ça fait une éternité, je ne me souviens pas de tout, mais je me souviens que j'ai adoré! ;-)

Perséphone a dit…

N'hésite pas! Il faut relire Malaussène, encore et encore!

Nadège a dit…

J'ai découvert Daniel Pennac il y a quelques années (je le connaissais de nom, mais je ne l'avais jamais lu). Puis, un jour, après une seconde session, un début de mois de septembre ensoleillé, je ne sais comment, j'ai décidé de découvrir les Malaussène. Je ne sais plus par lequel j'ai commencé : "La petite marchande prose" ou "La fée carabine" ? Et je me suis demandé pourquoi je n'avais pas lu ça plus tôt ! Du coup, comme ça m'arrive souvent, j'ai enchaîné les livres. Je les achetais un par un et je devais me rendre en libraire tous les deux ou trois jours ! Tu me donnes envie de les relire !

Perséphone a dit…

Pennac c'est que du bonheur de toute façon!!! :D

Publier un commentaire