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lundi 9 décembre 2013

The Last Camel died at noon - Amelia Peabody #6 - Elizabeth Peters


Présentation de l'éditeur: Quelle mouche a donc bien pu piquer la pétulante Amelia Peabody pour qu'elle s'engage, au mépris de toute prudence, au coeur du Soudan révolté, sur les traces du jeune vicomte Blacktower dont on est sans nouvelles depuis des années ? La voici, en tout cas, perdue au milieu des sables, sous un soleil d'enfer, avec son intrépide compagnon Emerson et leur génial rejeton Ramsès. Aucune oasis en vue, pas le moindre signe de vie, à l'infini un vallonnement de dunes aveuglantes... et leur dernier chameau qui vient de rendre son dernier souffle. Pourtant l'énigmatique message griffonné sur un fragment de papyrus par le jeune disparu ne laisse planer aucun doute sur l'existence d'une cité fabuleuse enfouie au fond des sables - une cité qui a traversé les millénaires, et dont n'oserait rêver aucun archéologue. Au prix de quels périls Amelia et les siens parviendront-ils à s'en approcher ? Quelles épreuves les attendent au terme de cette découverte ?

Pour suivre toute la saga des Peabody et Emerson, suivez Cheshire. 

C'est vrai qu'il est dur d'arriver à se renouveler lorsque l'on écrit une série comme celle des Peabody et Emerson.  C'est également le cas pour la série Charlotte and Thomas Pitt d'Anne Perry. Eviter de les lire à la suite et de les consommer comme des macarons peut déjà aider à garder intact l'envie et la fraîcheur d'une série. Cependant, il arrive parfois qu'au milieu de livres doudous se cache un ugly duckling. 

J'ai le regret d'avouer que Le secret d'Amon-Râ est une déception dans cette série que j'adore. Pourtant tout commençait très bien. Le premier chapitre nous plonge directement dans l'histoire, à un point déjà bien avancé du récit, ce qui ne manque pas de soulever d'emblée de nombreuses questions: qu'est-ce que Ramsès, Peabody, Emerson et Kemitt font en plein milieu du désert soudanais avec un chameau mort et plus d'eau? Qui est Kemitt? Non mais sans déconner, qu'est-ce qu'ils font là? Le début est suffisamment attractif pour avoir envie de découvrir la suite et l'humour du couple Peabody-Emerson est bien là. 
"Le capitaine se révéla être une vieille connaissance d'Emerson. Bon nombre des habitants de Nubie se révélèrent être de vieilles connaissances d'Emerson."
"En fait, Ramsès s'est grandement bonifié au cours de ces dernières années. (Ou alors je me suis habituées à lui. On dit qu'on peut s'habituer à tout.)"
"J'aurai pu lui faire remarquer qu'il était impossible de surveiller Ramsès en "l'ayant à l'oeil". La tâche exigeait une attention totale des deux yeux et une main ferme au collet."
Cependant l'ensemble se gâte très vite pour une simple bonne raison: le roman est trop long et manque de rythme. 

L'intérêt de Peabody et Emerson réside plus à sens dans ses personnages principaux que dans ses intrigues. On sait très bien généralement où va nous mener Elizabeth Peters. Cependant, elle le fait toujours en se moquant de Peabody et d'Emerson si bien que le côté prévisible de la plupart des intrigues n'est pas franchement gênant. Il ne s'agit pas d'un Agatha Christie où le clou du roman consiste à suivre les déductions de Poirot ou de Marple jusqu'à la désignation du coupable. Généralement, on sent - parfois même avant Peabody - qui a agit comment et pourquoi. 
Je ne sais pas vous mais j'adore retrouver ce schéma où Peabody suspecte un acte criminel quelconque, si possible impliquant un amour impossible entre deux jeunes gens, Emerson rejetant alors toute idée de crime avant de se lancer joyeusement dans une compétition avec sa femme sur "qui va trouver le meurtrier/criminel le premier". C'est une constante qui revient à chaque volume et qu'Elizabeth Peters sait en général très bien intercaler avec le mystère ambiant. Seulement ici ni l'intrigue, ni finalement la "compétition d'idée" entre Emerson et Peabody n'ont véritablement d'intérêt et l'intrigue, assez faible, n'est jamais vraiment relevée par un couple en forme. 

J'ai apprécié l'intention de l'auteure de se renouveler en apportant un changement profond à sa façon de construire une intrigue. En deux parties, la première se déroulant successivement à Londres puis en Egypte et la seconde dans le pays de Koush au Soudan, le roman renouvelle donc assez bien le type d'intrigue attendue. Malheureusement le suspense est constamment désarmé trop tôt, laissant le lecteur avec des points de détails en guise de fils rouge. 
A côté de ce premier problème il faut admettre que le roman est beaucoup trop long, ce qui entraîne inévitablement des répétitions et un soucis de rythme flagrant. Il aurait fallu, je pense, abréger la première partie pour développer la seconde puisqu'il semble évident que c'est sur cette dernière qu'Elizabeth Peters comptait faire peser le suspense.
En parlant de cette seconde partie, elle aurait pu être vraiment intéressante si nous n'avions pas le droit souvent  à des demi-rebondissements qui finissent par être lassants. Du coup même les fausses pistes fracassantes ne prennent pas quand après cinq cérémonies sacrificielles, nos héros échappent toujours de justesse à la mort et se demandent "mais où veulent-ils en venir?". Comme je le disais, le suspense est désarmé toujours trop tôt. En reposant le livre on se demande du coup, s'il y avait une intrigue dans ce qu'on vient de lire.

Étant donné que l'on sait que Peabody, Emerson et Ramsès vont s'en sortir, le lecteur ne peut même plus compter sur ce suspense là. Personnellement la seconde partie a été pénible à lire parce que fondamentalement sans vrai rebondissement ni intérêt. Les ficelles sont plutôt grosses et les répétitions lassent.

Tout n'est pas à jeter, cela reste un Peabody-Emerson quand même! Ramsès est égal à lui-même, même si d'un point de vue personnel, on ne le voit pas assez. J'ai déjà dit que j'avais aimé la tentative d'Elizabeth Peters de se renouveler et c'est vrai, même si c'est râté au final. On sent qu'elle réfléchit sur le devenir de sa série et qu'elle ne peut se permettre d'écrire de la même façon d'un tome à l'autre. 

Peabody est toujours aussi pénible drôle et j'adore lire ses multiples descriptions d'Emerson, surtout vêtu à la mode égyptienne (une sorte de kilt, torse nu et les cheveux au vent). On ne pourra pas reprocher à Peters de ne pas mettre en avant la plastique et le charisme de son héros, de même que son amour et ses ardeurs envers sa femme. C'est toujours un aspect qui me plait, cet amour et ce désir que l'on sent émaner des deux personnages. Cela donne lieu à des situations cocasses ou des réflexions que le lecteur ne peut pas oublier.

Si cette lecteur a été au final en demi-teinte je laisse bien volontiers le bénéfice du doute à Elizabeth Peters. Tous les tomes d'une même série ne peuvent pas être bons ni au même niveau et si Le secret d'Amon-Râ est au final une petite rotten apple, il n'empêche que je vais continuer avec plaisir. On me souffle d'ailleurs dans l'oreille que le tome suivant, retour à Amarna, est un petit bijoux! Merci maître Zouda et hâte de retrouver mes héros en meilleure forme!

lundi 9 septembre 2013

The Deeds of the Disturber - Amelia Peabody #5 - Elizabeth Peters


A LA MEMOIRE DE BARBARA MERTZ

Présentation de l'éditeur: Alors que l’intrépide Amelia Peabody, son séduisant Emerson d’époux, et Ramsès, leur fils si précoce à tous égards, s’en retournent vers l’Angleterre pour y prendre quelques vacances avant de revenir à leurs chères pyramides, voilà que la malédiction des pharaons semble les poursuivre. En effet, au British Museum, c’est près du sarcophage d’une momie de la XIXe dynastie que l’on découvre le corps sans vie d’un gardien de nuit.
Amelia et Emerson – dont la réputation n’est plus à faire– vont devoir s’occuper de ce drame, lequel se révélera n’être qu’un prélude à une sinistre machination où nos héros seront entraînés malgré eux.

Une fois n'est pas coutume, lorsque je ne sais plus quoi lire, je me tourne vers Peabody, Emerson (et Ramses) pour un moment de lecture unique.

Changement de décor pour le moins perturbant. Après les aventures géniales du tome quatre et les rebondissements surprenants que Lion in the Valley nous offrait, The Deeds of the disturber (La Onzième plaie d'Egypte en VF) place l'intrigue non pas en Egypte (sacrilège!!!!) mais bien dans le Londres de la fin du XIXe siècle, un Londres dont le British Museum semble être le centre absolu.

J'avoue qu'après quatre tomes en Egypte, j'ai trouvé pertinent un retour dans le pays d'origine du couple et une pause dans l'exotisme de la série qui menaçait une redondance malvenue. Point de Sitt hakim ni de Grand maître des imprécations avec la superstition des ouvriers d'Emerson. Point d'Amelia Peabody sermonnant tout le monde sur quel vêtement en lin porter, comment boire l'eau ou comment aérer la tente. Avouez ça vous manque déjà...
Cependant, oui parce que quand même on parle de Peabody et Emerson, les "mystères" de l'Egypte antique sont bien au rendez-vous. Les journalistes et leur combat pour le nombre de tirage remplacent ici les spéculations et peurs des égyptiens. Ce côté journalistes en chasse de l'info était à mon avis une excellente idée. Cela permet d'ancrer l'intrigue et le couple principal dans son époque, avec un petit côté Sherlock Holmes où la presse tient une place fondamentale. Il ne faut pas oublier l'importance de cette presse au XIXe siècle, en France comme en Angleterre et lui donner du poids dans son intrigue apporte une touche authentique non négligeable et bienvenue.
Si j'ai retrouvé avec plaisir le journaliste irlandais O'Connell, l'autre journaliste a été une source certaine d'agacement *sarcasm inside*. Si certains aspect de sa personnalité m'ont beaucoup fait rire sur la fin, j'adore l'idée un Emerson rouge pivoine, le reste du temps je la trouve particulièrement culottée et même tout à fait désagréable quand elle veut. Je suppose que je prends le point de vue de Peabody puisque c'est elle qui raconte mais ce personnage n'a pas su du tout me toucher.

L'intrigue n'est fondamentalement pas la meilleure de la série et elle est parfois confuse mais selon moi ce n'est pas ce qui tient le roman. En effet, le ton incisif d'Amelia, sa mauvaise foi évidente et les relations passionnées mais tumultueuses de Peabody et Emerson forment le véritable sel de la lecture. J'aime toujours autant la façon qu'a Elizabeth Peters de faire tenir à Peabody un double discours: à la fois un discours direct de Peabody qui pense relayer en toute bonne foi et impartialité anglaise les évènements tels qu'ils se sont déroulés et d'autre part tout ce qu'elle sous-entend - souvent à son insu - dans ses récits. Peabody qui se défend de toute jalousie alors qu'elle doit être complètement cramoisie d'envie de meurtre, a de quoi réjouir le lecteur. Pas de changement dans le couple Peabody-Emerson. On retrouve les mêmes descriptions lyriques et complètement énamourées de Peabody envers les qualités morales et physiques de son mari, les disputes qui finissent par se régler sur l'oreiller et la compétition que les deux époux se livrent afin de savoir le fin mot de l'histoire.

Mais quid de Ramses me direz-vous? Pas de panique, ce cher ange *tousse tousse* est bien présent et pour une fois, je dois admettre qu'il est loin d'être agaçant. Elizabeth Peters opère ici un excellent retournement sur le personnage du petit garçon (qui a dit monstre?) qui, non sans se départir de sa logorrhée et de son sens pratique hérité de sa mère, montre une face plus fragile. Cette fragilisation du personnage de Ramses, qui reste malgré tout fidèle à lui-même, apporte selon moi, un éclairage différent sur le petit garçon et les relations qu'il entretient avec ses parents et notamment sa mère. On ne peut pas dire que Peabody soit, de ce point de vue là, une mère aimante. Elle l'aime mais à sa façon, un peu de loin alors qu'Emerson est fou de son fils. La présence de Percy et Violet - enfants d'un des frères de Peabody - met en balance la personnalité de Ramses sous un jour - selon moi - favorable à ce dernier. Je vous laisse découvrir les relations tumultueuses entre Percy et Ramses mais j'ai éprouvé beaucoup d'empathie avec le petit Emerson. Admettez...ça change. Cela donne aussi l'occasion d'une très jolie scène entre Ramses et sa maman, un spectacle assez rare surtout pour un petit garçon anxieux de la sécurité de ses parents (même s'il l'exprime d'une façon étrange parfois).

Pour ce cinquième tome, nous retrouvons donc un couple fascinant, leur petit garçon farfelu et un peu effrayant et la plume acérée de Peabody sous la main d'une Elizabeth Peters en forme. Un divertissement dans la droite ligne de ses prédécesseurs. 

vendredi 6 juillet 2012

Lion in the valley - Amelia Peabody #4 - Elizabeth Peters


Présentation de l'éditeur: La passion de l'Égypte a encore frappé pour Amelia Peabody et son époux Emerson qui entreprennent une nouvelle campagne de fouilles, accompagnés de Ramsès, leur fils indomptable. L'obsession du passé ne les autorisera toutefois pas à faire abstraction des événements du présent, surtout lorsqu'ils sont suscités par leur ennemi juré, le maître du crime et des déguisements, le pilleur de sites antiques, Sethos.

Après avoir eu du mal à me remettre à la lecture - je lisais à la vitesse d'une tortue (mais pas suisse, j'ai promis) - j'ai décidé de mettre de côté ce que j'étais péniblement en train de lire pour plonger dans un Amelia Peabody.
Je ne regrette pas d'avoir commencé ce nouvel épisode qui a été un énorme coup de coeur je l'avoue! J'ai retrouvé tout ce qui avait fait le piquant de ma première lecture.
Le style inimitable d'Elizabeth Peters m'a entraînée à sa suite dans une aventure pleine de rebondissements.

Contrairement au tome précédent où j'avais trouvé l'intrigue un peu en dessous de ce à quoi je m'attendais, celui-ci m'a vraiment plu. Si j'ai échafaudé des théories avec Amelia et Emerson (j'avais la même thèse qu'Amelia d'ailleurs) j'ai trouvé l'ensemble divertissant. Même si comme Emerson, j'avais remarqué certains détails que Peabody n'a pas vu, ça ne m'a pas gêné outre mesure car Elizabeth Peters sait parfaitement ménager le suspense.
Comme toujours Peabody et Emerson se retrouve dans des situations incroyables à commencer par la rencontre avec une demoiselle têtue et un chevalier servant peu loquace! Je les ai trouvé moins énervants que les jeunots habituels, ils sont même attachants.
Sethos m'a surprise même si je me doutais de quoi il retournait, je trouve toujours ça fantastiquement "unlikely"! En tout cas cela inaugure de bonnes suites!

Ramsès met tout le piquant dans le roman. Il est insupportable, sa logorrhée est autant incontrôlable qu'illisible mais Ramsès est à l'origine de tellement de moments drôles et imprévus qu'on ne peut que le pardonner! J'ai vraiment hurlé de rire quand le jeune Ramsès, 8 ans au compteur, demande à ses parents de lui expliquer les choses de l'amour parce qu'il ressent un sentiment inhabituel qui le perturbe un peu, dixit le môme. Grand moment d'anthologie quand Amelia laisse son mari s'occuper de la chose et que Ramsès quémande un schéma ou essaye d'espionner ses parents!

J'adore également la vie conjugal de Peabody et Emerson, les *** qui ponctuent souvent leurs moments tout les deux. Ils ne peuvent pas rester seuls dans la même pièce sans qu'Emerson ne propose quelque chose de crapuleux à Peabody (ce que la plupart du temps et même à 99%, elle ne dit pas non et encourage même la chose). J'adore sa mauvaise foi en disant que c'est son mari (alors qu'elle n'est pas en reste) et ces remarques sur les qualités physiques d'Emerson! Je suis donc jalouse de Peabody...

Son petit ton suffisant me fait toujours autant rire autant que la mauvaise foi d'Emerson.
Je n'ai pas encore été très objective mais tout cela pour vous dire que j'ai vraiment, vraiment, vraiment aimé ce tome de leur aventure. J'ai beaucoup rit, Emerson et Peabody m'ont donné des papillons dans le ventre et j'ai vraiment aimé l'aventure.

vendredi 4 mai 2012

The Mummy case - Amelia Peabody #3 - Elizabeth Peters


Présentation de l'éditeur: « Je réalisai soudain qu'il me serait bien difficile d'amener Kalenischeff à se couper. Il possédait l'art du mensonge à la perfection. Aussi cessai-je de suivre attentivement la conversation. Je compris bientôt pourquoi. Une fois encore, mon instinct de détective luttait avec ma passion pour l'archéologie. Je n'avais pas grand mal à maintenir cette dernière à distance lorsqu'il s'agissait de momies d'époque romaine tardive ou de fragments de poterie. Mais à l'ombre d'une des plus majestueuses pyramides de l'Egypte, tout autre curiosité s'évanouissait, comme la lumière d'une lampe face à l'éclat du soleil. Ma respiration s'accélérait, le sang me montait au visage. Lorsque finalement Morgan nous offrit du café, je dis aussi naturellement que possible :- Merci Monsieur, mais je crois que je vais plutôt faire un tour dans la pyramide.- Dans la pyramide... rétorqua Morgan, les yeux écarquillés, Madame, vous n'y pensez pas...- Mrs Emerson ne plaisante jamais lorsqu'il s'agit de pyramides, conclut son mari. »

Je n'ai pas pu résister à l'appel des Peabody-Emerson et je dois dire que si ce tome m'a dans l'ensemble moins plu que les deux premiers, la lecture s'est révélée tout de même agréable, en grande partie grâce à Ramses.

Emerson a décidé de fouiller à Dachour cette année mais comme vous connaissez Emerson, il n'a pas pris la peine de demander les autorisations nécessaires et c'est le nouveau conservateur du musée du Caire, Monsieur de Morgan qui fouille à sa place. On leur relègue donc des pyramides en ruine non loin de Dachour dans un lieu inconnu de la plupart des archéologues puisqu'il n'y a rien à chercher! Heureusement (ou malheureusement tout dépend du point de vue) le couple Peabody-Emerson emmène avec eux leur inénarrable rejeton, Walter Emerson junior dit Ramses.

Comme dans le tome précédent nous retrouvons des éléments qui font le charme de cette série: le couple qui n'arrête pas de se disputer mais qui, dès qu'ils sont seuls en profite pour se montrer dignement leur affection (ce qui me fait toujours sourire, avouons-le). Amelia a toujours son ombrelle et le goût du mystère et Emerson sa mauvaise humeur et sa mauvaise foi car une fois n'est pas coutume, Amelia sent venir le mystère avant son mari!

Parlons un peu de ce qui fâche quand même avant d'aborder le côté plus sympa. Je n'ai pas trouvé l'intrigue originale, elle m'a même un peu ennuyée pour tout dire. Les personnages sont à mon avis un peu moins intéressants que ce qui nous a été présenté dans les deux premiers tomes et l'ensemble manque un peu de mystère. Même si on rencontre enfin le grand ennemi des Peabody-Emerson, il reste pour l'instant bien pâle. De plus, j'ai eu l'impression ici, que l'archéologie était très secondaire, alors qu'il est l'élément central des premiers tomes. Les fouilles des Emerson n'intéressant personne, on se concentre sans se concentrer sur Dachour et l'insupportable Morgan (un français un peu trop cliché à mon goût pour tout dire).

Malgré tout, je me suis bien amusée, les passages sur le bateau et au Caire étaient vraiment agréables. Nous faisons la connaissance de John, un valet de pied des Emerson qui les accompagne dans leur périple, normalement pour surveiller Ramses.

Ce qui fait que ce tome reste quand même bien, malgré ses défauts dans l'intrigue, c'est le personnage de Ramses. Il a grandit un peu, il est terriblement intelligent pour un petit garçon (il sait déjà reconnaitre les os d'un corps humains, connait le démotique, le copte, le latin et le grec, parle arabe en plus de l'anglais et connait son histoire de l'Egypte aussi bien que son père: un monstre on vous dit!) et surtout complètement incontrôlable!
D'abord Ramses est cradingue! Il passe la plupart de son temps dans la boue, le sable ou je ne sais quoi d'autre. Plus il est sale, mieux c'est. Comme entraperçu dans le premier tome, il est terriblement retors et surtout il fait tourner sa mère chèvre!
Il respecte pourtant scrupuleusement les prescriptions et interdictions de sa mère à la lettre et c'est peut-être là que le bas blesse. Si on lui dit de ne pas boire ni manger ce qu'on lui donne, de ne pas embêter les gens, il trouvera le moyen de grimper aux palmiers parce que tout simplement ça n'était pas mentionné! Oui, Ramses est un petit garçon difficile, qui ne peut s'empêcher de pérorer de façon extrêmement agaçante. Il parle comme un vieillard c'est assez étrange.
Cependant j'adore Ramses, il met du piquant dans ce trio, entre son père qui l'adore et Peabody qui l'aime mais qui s'en méfie comme de la peste (de ce point de vue là le personnage de Peabody est cohérent avec son époque ce que j'aime assez). Surtout, surtout, ce que j'aime, c'est la fausse déformation des lettres que Ramses fait pour amadouer son père alors qu'il sait tout à fait parler correctement et la chose horripile Peabody. Un exemple? Ramses demande à son père "une potite, potite fouille pour moi tout seul"!
La potite, potite fouille ça va me rester!

Bastet reste une fidèle compagne et assez drôle dans ses réactions d'ailleurs et puis la ménagerie s'agrandie de façon assez surprenante!

Un tome à l'intrigue moins captivante mais compensé par le personnage de Ramses.

jeudi 3 mai 2012

The curse of the Pharaohs - Amelia Peabody #2 - Elizabeth Peters


SPOILERS POSSIBLES SUR LE RESTE DE LA SERIE

Présentation de l'éditeur: C'était bien l'intention de sir Henry de poursuivre ses fouilles à Louxor jusqu'aux fondations de l'édifice pour s'assurer que la sépulture n'avait pas été découverte lors de la précédente expédition. Et de fait, à peine les ouvriers s'étaient-ils mis à l'œuvre, que leurs pelles dégagèrent la première marche d'un escalier taillé dans le roc. Le Times en fit un compte rendu détaillé en page trois. La dépêche suivante, en provenance de Louxor, eut droit en revanche à un gros titre en première page. Sir Henry Baskerville était allé se coucher la veille en pleine santé. On l'avait retrouvé le lendemain matin dans son lit, rigide et sans vie, le visage déformé par l'épouvante. Sur son front, on reconnaissait, grossièrement dessiné avec du sang, un uræus, le cobra sacré des anciens Egyptiens, le symbole divin des pharaons.

Amelia Peabody, devenue Mrs Emerson, est de retour! Alors qu'elle et son irascible de mari s'ennuient dans la campagne anglaise, Lady Baskerville vient les trouver pour reprendre les fouilles de son mari décédé.
Emerson hésite un peu et finalement décide de partir avec Amelia résoudre cette énigme! Car il s'agit bien d'une énigme. Comment expliquer les disparitions du personnel de l'équipe? Les morts mystérieuses? Les tentatives d'assassinats et l'apparition de cette silhouette blanche qui rôde à Baskerville house?

Ce tome est décidément aussi délicieux que le premier. Il fait une excellente transition entre le premier tome où on assiste à la rencontre des deux monstres sacrés (oui j'ose) et le troisième et les suivants où ils sont en trio. Ce second tome nous permet de rencontrer un phénomène de la littérature: Walter Emerson junior, alias Ramses: fils monstrueux d'Amelia Peabody et de Radcliffe Emerson.
Si vous n'aimez pas le personnage d'Amelia, vous n'aimerez pas non plus Ramses, parce que Ramses c'est 70% de Peabody et 20% d'Emerson et 10% d'une substance étrange...

Personnellement, vu que j'adore Peabody je suis tombée sous le charme de ce fourbe de Ramses. Parce que oui...ce môme est fourbe. Je ne vous en dis pas plus pour ne pas gâcher la surprise mais Ramses c'est tout un monument. Ce qui est dommage c'est qu'on le voit peu dans ce tome, cela dit il est encore petit.

J'ai beaucoup aimé l'intrigue de ce deuxième tome. Il y a plein de rebondissements, Emerson refuse de reconnaitre qu'il y a une affaire criminelle, Amelia est sûre du contraire, ils se pourrissent et finissent par se réconcilier sur l'oreiller!
Ca...c'est une caractéristique du couple qui me fait mourir de rire. C'est rare en littérature ce genre de couple assez fusionnel. On sent bien qu'il y a une tendresse mutuelle qui les unit. Emerson est souvent émoustillé par sa femme et la réciproque est vraie. Cela m'a beaucoup fait rire, surtout lorsque Peabody nous bassine pendant 2 pages sur le fait qu'elle ne supporte pas les auteurs qui sont pudibonds lorsqu'il faut décrire une scène de vie conjugale et qui conclut sa propre scène par trois ***. Du grand Amelia. J'aime aussi énormément leur façon de s'appeler mutuellement "Peabody" et "Emerson" lorsqu'ils s'aiment!
L'intrigue est pleine de rebondissements et mêle habilement intrigue policière et intrigue archéologique (très ironique dans le cas présent).

Amelia est toujours la Sitt Hakim (la doctoresse) du premier tome et les coups de colère du Maître des imprécations sont connus dans l'Egypte entière. Peabody s'arme aussi d'un nouveau look, jupe culotte bouffante et ceinture accessoirisée pour ne plus s'embêter d'un corset lors des fouilles. Elle complète aussi son fameux attirail d'une ombrelle qui lui sert surtout à frapper les malfaiteurs!
La malédiction des Pharaons est aussi l'occasion de nous faire rencontrer une galerie de personnages tous plus extravagants, les uns que les autres: Lady Baskerville, qui cumule les minauderies et les faux malaises pour séduire les hommes de son entourage, Cyrus Vandergelt, riche américain féru d'égyptologie, un linguiste allemand, un jeune photographe au teint blême, une jeune fille fragile et sa mère qui se prend pour une réincarnation d'une aristocrate égyptienne. On y rencontre aussi Bastet, une chatte égyptienne qui ne manque pas de piquant et d'intelligence.

Un tome où se mélange humour, aventure, enquête et égyptologie, le tout servi par la truculente Amelia Peabody Emerson et le passionné Radcliffe Emerson.

dimanche 8 janvier 2012

Elizabeth Peters



Elizabeth Peters de son vrai nom Barbara Mertz est née le 29 septembre 1927 dans l'Illinois aux Etats-unis. Elizabeth Peters a un doctorat en Egyptologie de l'université de Chicago sous la direction de John A. Wilson. Elle a rédigé deux ouvrages sur l'ancienne Egypte mais aussi des romans policiers. Elle est publiée depuis 1964.


Elle écrit à la fois sous son propre nom de Barbara Mertz, que sous les pseudos de Barbara Michaels et d'Elizabeth Peters. Son éditeur lui a demandé de choisir des pseudonymes car il ne voulait pas qu'on confonde ses travaux universitaires avec ses romans. Elizabeth Peters, son nom de plume est composé du nom de ses deux enfants (ce que je trouve particulièrement chou). Elle publie des romans policiers sous le nom d'Elizabeth Peters et des thrillers sous le nom de Barbara Michaels.
Seuls sa série Amelia Peabody, Vicky Bliss et 2 romans hors série (publié sous le nom d'Elizabeth Peters) sont traduits en français.

Elle est membre du Editorial Advisory Board of KTM ("A modern journal of Ancient Egypt"), Egypt Exploration Society, et le James Henry Breasted Circle of the Oriental Institute.


Barbara Mertz nous a quitté le 8 août 2013 à l'âge de 85 ans. 

Bibliographie: 

Sous le nom d'Elizabeth Peters:


La série des Amelia Peabody

Amelia Peabody est une jeune femme ayant dépassé l'âge du mariage pour l'époque et qui décide de dépenser sa fortune et de voyager en Egypte. Les rencontres qu'elle va faire vont bouleverser sa vie!

Vous trouverez en premier, l'époque à laquelle se passe le roman et le lieu.

• 1884-85, Amarna : Crocodile on the sandbank (Un crocodile sur un banc de sable) 1975.
• 1892-93, La Vallée des rois: The Curse of the Pharaohs (La malédiction des Pharaons) 1981.
• 1894-95, Mazghuna: The Mummy case (Le mystère du Sarcophage) 1985.
• 1895-96, Dashur: Lion in the Valley (L'ombre de Sethos) 1986.
• Eté 1896, Londres et le Kent: Deeds of the Disturber (La onzième plaie d'Egypte) 1988.
• 1897-98, L'oasis perdu (Soudan): The Last camel died at noon (le Secret d'Amon-Râ) 1991.
• 1898-99, Amarna: The Snake, the Crocodile and the Dog (le maître d'Anubis) 1992.
• 1899-1900, Dra' Abu el-Naga': The Hippotamus Pool (La déesse Hippopotame) 1996.
• 1903-04, Seeing a Large Cat (L'Enigme de la momie blonde) 1997.
• 1906-07, Vallée des Rois: The Ape who guards the balance (Le Papyrus de Thot) 1998.
• 1907-08, L'oasis perdu (Soudan): Guardian of the Horizon (Les aventuriers de l'Oasis perdue) 2004.
• 1910, Palestine: A River in the Sky, (publié en 2010, pas encore traduit)
• 1911-12, Zawyet el'Aryan, The Falcon at the Portal, (La pyramide oubliée) 1999.
• 1914-15, Gizeh: He Shall Thunder in the Sky (Le maître des démons) 2000.
• 1915-16, Gizeh: Lord of the Silent (Le retour de Sethos) 2001.
• 1916-17, Gizeh et Deir el-Medina, The Golden one (La nécropole des singes) 2002.
• 1922-23, Vallée des rois, The serpent on the Crown (non traduit) (2005)
• 1919-20, Children of the Storm (La vengeance d'Hathor) 2003.
• 1922-23, Vallée des rois (tomb de Toutânkhamon): Tomb of the Golden Bird (non traduit) (2006)

The Vicky Bliss Mysteries

Le docteur Victoria Bliss est une belle et volupteuse blonde qui a du mal à être prise au sérieux. Spécialiste d'art médiébal elle travaille au Musée National de Munich.

▪ 1 - La Bague Mystérieuse (The Camelot Caper)
▪ 2 - Borrower of the Night (pas encore traduit)
▪ 3 - L'énigme des cinq lunes (Street of Five Moons)
▪ 4 - L'énigme de l'ombre écarlate (Silhouette in Scarlet)
▪ 5 - Trojan Gold (pas encore traduit)
▪ 6 - Night Train to Memphis (pas encore traduit)
▪ 7 - L'énigme de la vallée des rois (The Laughter of Dead Kings)


La série des Jacqueline Kirby

Jacqueline Kirby est une bibliothécaire avec un grand sac et un petit faible pour les mystères.

▪ The Seventh Sinner
▪ Murders of Richard III
▪ Die for Love
▪ Naked Once More

Romans hors séries

▪ The Jackal's Head (la tête du chacal - livre rare)
▪ The Dead Sea Cipher (les secrets de la mer morte - livre rare)
▪ The Night of 400 Rabbits
▪ Legend in Green Velvet
▪ Devil-May-Care
▪ The Love Talker
▪ Summer of the Dragon
▪ Copenhagen Connection


Sous le nom de Barbara Michaels:

La trilogie de Georgetown

▪ Ammie Come Home--1968 - (adapté en téléfilm : The House That Would Not Die, avec Barbara Stanwyk and Richard Egan)
▪ Shattered Silk--1986
▪ Stitches in Time--1995

Someone in the House

▪ Someone in the House--1981
▪ Black Rainbow--1982 (prequel to Someone in the House)

Romans hors séries

▪ The Master of Blacktower--1966
▪ Sons of the Wolf--1967
▪ Prince of Darkness--1969
▪ The Dark on the Other Side--1970
▪ The Crying Child--1971
▪ Greygallows--1972
▪ Witch--1973
▪ House of Many Shadows--1974
▪ The Sea King's Daughter--1975
▪ Patriot's Dream--1976
▪ Wings of the falcon--1977
▪ Wait for What Will Come--1978
▪ The Walker in the Shadows--1979
▪ The Wizard's Daughter--1980
▪ Here I Stay--1983
▪ The Grey Beginning--1984
▪ Be Buried in the Rain--1985
▪ Search the Shadows--1987
▪ Smoke and Mirrors--1989
▪ "The Runaway" (ss)--Sisters in Crime, ed. Marilyn Wallace, 1989
▪ Into the Darkness--1990
▪ Vanish with the Rose--1992
▪ Houses of Stone--1993
▪ The Dancing Floor--1997
▪ Other Worlds--1999


Sous le nom de Barbara Mertz:

▪ Temples, Tombs, and Hieroglyphs--1964;
▪ Two Thousand Years in Rome (with Richard Mertz)--1968
▪ Red Land, Black Land--1978;

jeudi 5 janvier 2012

Crocodile on the sandbank - Amelia Peabody #1 - Elizabeth Peters



(GROS) COUP DE COEUR DE PERSEPHONE


1er LIVRE DE 2012

Présentation de l'Editeur: Sur la pente en contrebas se tenait la Chose sans Nom, immobile et livide à la clarté des étoiles. La pleine lune projetait sur elle une lumière sans ombre. Il n'y avait pas à s'y tromper : c'était bien elle. Je discernai presque le motif des bandelettes qui enserraient sa poitrine. Sa tête, informe, était enveloppée d'une sorte de linceul. La vue seule de ce monstre au repos avait de quoi faire frissonner mais lorsqu'il se retourna sans hâte, inexorablement, j'eus le plus grand mal à dompter ma terreur. C'était comme une créature marine sans regard et sans yeux, surgie du fond de l'abîme et qui cherchait sa proie.L'indomptable Amelia Peabody, qui fait ici ses premiers pas sur la Terre des Dieux, se laissera-t-elle abuser par les facéties d'une momie somnambule ? Saura-t-elle soustraire sa protégée aux entreprises d'un chasseur de dot cynique et langoureux ? Parviendra-t-elle à déjouer les roueries des indigènes ou à surmonter les mirages des sables et à dissiper les mystères qui jalonnent sa route, en digne émule de Sherlock Holmes et d'Indiana Jones ?

On m'avait prévenu. On me l'avait dit : "tu vas adorer Peabody!" "Quoi tu ne l'as pas déjà lu?" hurla l'ancêtre (si vous n'avez pas encore compris, l'ancêtre c'est le pendant de Cheshire, ma bonne conscience littéraire et cinématographique).
Je me suis donc rendue à l'évidence, il fallait que je lise la série des Amelia Peabody. Je me suis donc lancée dans Crocodile sur un banc de sable (crocodile on the sandbank) avec délectation.

J'ai tout de suite accrochée avec le personnage d'Amelia (j'ai tendance à me retrouver en elle, ce qui n'est pas forcément un compliment, elle a une propension infinie à exaspérer mais moi elle me plait). Trentenaire, vieille fille et au courant de ne pas être une belle plante, elle accède à l'indépendance à la mort de son père lorsque celui-ci lui lègue un demi million de livres. Amélia décide donc de partir en Egypte ce dont elle rêve depuis très longtemps!
Amelia est quelqu'un de décidé, de fonceur et de terriblement autoritaire. Cependant, elle n'a rien d'un despote, ce qu'elle fait, elle le fait parce qu'elle pense que c'est bien, ce qui explique qu'elle puisse être parfois agaçante mais au fond elle ne fait jamais rien avec malice et elle est plutôt prévenante. Du coup je me sens proche d'elle et j'ai vraiment aimé la suivre dans cette première aventure.
J'ai éclaté de rire lorsque Amelia pose sa question à Evelyn...je ne sais pas pourquoi mais ça me semblait tellement bien placé comme question! Vraiment très drôle et très réaliste. J'aime beaucoup les interrogations d'Amelia en se disant qu'elle sera une vieille fille mais qu'il faut s'y faire (mais que quand même elle aimerait bien savoir quoi). Je trouve ça tellement bien pensé de la part d'Elizabeth Peters que ça m'a rendu le personnage immédiatement sympathique. Si Cess passe par là, elle se rendra compte que les éléments mis en place sont beaucoup plus fin que dans les Harlequins qu'elle a critiqué sur son blog (sérieux j'y ai pensé en lisant Peabody!!!).

En revanche le personnage d'Evelyn m'a laissé plutôt indifférente. Certes elle est gentille et a eu vie difficile et honnêtement elle est agréable mais j'ai vraiment beaucoup de mal avec ce style de personnage (vous savez la blonde éthérée parfaite qui non seulement est douce mais aussi juvénile, féminine, blablabla). Cela dit, je dois admettre qu'Evelyn n'est pas la jeune fille éthérée et parfaite qu'elle aurait pu être. Elizabeth Peters est bien plus fine et lui donne un relief très intéressant ce qui fait que je n'ai pas été agacée par le personnage.

Les frères Emerson répondent parfaitement aux deux jeunes femmes. L'un est presque parfait et l'autre est absolument détestable. Bon comme tout le monde je suis tombée amoureuse de Radcliffe Emerson hein...parce qu'il est intelligent, pénible, drôle, pénible, taquin, pénible (je l'ai déjà dit non?), bref, il est classe (et pilosité, pilosité hein!!). La relation entre les deux personnages principaux m'a semblé vraiment très équilibrée et pas évidente du tout (certes le lecteur croise TRES TRES fort les doigts mais je n'ai pas trouvé cette partie de l'histoire lourde ou évidente). Le passage dans la tombe et dans la tente....rahhhhhhhhh c'était tellement bien! et leurs bagarres sont vraiment super visuelles, on aimerait y être.

Pour l'histoire, ma foi au début je ne savais pas du tout dans quoi je m'embarquais. Pendant un moment je me suis demandée s'il n'y avait pas du paranormal dans la série des Peabody et en fait non. C'était un thriller mais un bon thriller parce qu'il me semble que, si on renifle ce qu'il va se passer dans le roman la solution de l'énigme n'est pas SI évidente que ça. Bon il y a bien sûr des indices et des sensations de la part de Peabody qui nous font dire que...mais au final je trouve ça beaucoup moins capillotracté ou téléguidé que de nombreux romans policiers que j'ai pu lire.

Une très très belle découverte pour ce début d'année. Je compte bien lire d'autres romans de la saga Peabody et d'autre Elizabeth Peters parce que ça a l'air bien!
(Autre découverte en cours: Alexia Tarabotti et Lord Maccon, que je pense aimer aussi vu le style du roman :D)

Lu dans le cadre du mois anglais (oui parce que même si Elizabeth Peters est américaine, Peabody et les Emerson sont britanniques pure souche donc ça compte!)