mercredi 3 octobre 2012

Victor de la brigade mondaine - Arsène Lupin - Maurice Leblanc

Présentation de l'éditeur: Avant le vol des bons de la Défense nationale et les assassinats qui suivirent, la renommée de Victor, de la Brigade mondaine, n'excédait pas le cercle restreint de ses chefs et de ses collègues. Il fallut, pour le mettre en évidence, qu'apparût brusquement en face de lui cet extraordinaire, ce formidable personnage d'Arsène Lupin, qui allait donner à cette ténébreuse affaire sa signification et son intérêt spécial. Les qualités déjà remarquables du vieil inspecteur furent portées à leur paroxysme par le prodigieux adversaire que lui opposaient les circonstances. C'est leur lutte sournoise, ardente, implacable, poursuivie dans l'ombre d'abord, puis en pleine clarté, que nous raconte Victor, de la Brigade mondaine.

J'ai renoué avec plaisir avec les aventures d'Arsène Lupin, notre (oserai-je dire "mon") gentleman cambrioleur. J'ai choisi ce roman au hasard dans le train parce que je ne l'avais pas lu et parce que pour passer le temps quand vous avez 10h de route, Arsène est le compagnon idéal: il ne déçoit jamais. 
Malgré tout c'est un roman un peu déstabilisant car l'on suit Victor Hautin de la brigade mondaine dans son combat contre Arsène Lupin au lieu de Lupin lui-même.  On rencontre d'ailleurs le cambrioleur assez tard ce qui est plutôt rare mais Leblanc est excellent pour ménager le suspense. Cependant, le personnage de Victor ne manque pas de piquant et l'on est vite entraîné dans le ministère des Bons de la Défense nationale. 

J'aime le côté Sherlock Holmes des aventures d'Arsène Lupin, avec cette déduction toujours surprenante et le côté aventureux de chaque histoire. Victor se débrouille bien. Indépendant, il traite les affaires comme cela lui plait, quand cela lui plait. Volontiers bougon, râleur, il ne reste pas moins un policier efficace et dévoué à son métier. Il m'a beaucoup plu. C'est un personnage intriguant et assez différents des policiers de chez Leblanc pour qu'on s'y attache. L'humour est toujours très présent ce qui ne nuit pas! Les petites phrases qui piquent, les détournements et renversements de situation rendent le roman proprement délicieux. 


Victor ne connait pas le Lupin (c'est un tord) mais il n'hésite pas à se lancer dans la bataille pour les beaux yeux d'une princesse russe. Il faut toujours qu'il y ait une femme chez Leblanc. C'est d'ailleurs le seul reproche que je lui ferai: j'ai trouvé la princesse bien en-deça de nombreux personnages féminins que l'on croise ailleurs dans les aventures d'Arsène. Elle est plutôt du genre éthérée prête à être secourue qui m'indiffère. En revanche j'ai beaucoup aimé les différentes histoires qui s'imbriquaient les unes dans les autres et comment Victor démêle les écheveaux un à un. Les vols des Bons de la défense, le meurtre du père Lescot et ceux qui suivent...sans parler du Lupin et de son coup des "10 millions" jusqu'au dénouement final. 
Les rebondissements se succèdent et lorsque l'on croit avoir avancé, Victor nous démontre par A+B que nous sommes finalement en retard et qu'il a déjà résolu l'énigme. Même si j'avais depuis longtemps résolue l'énigme principale j'ai pris beaucoup de plaisir à voir Victor résoudre les autres. 

Je ne peux pas dire plus sur l'histoire où les personnages car je prendrais le risque de vous en dévoiler trop et après tout, un roman policier ça se savoure! 
Sinon on retrouve l'atmosphère parisienne début de siècle propre à Lupin, le phrasé délicieux de Maurice Leblanc et bien sûr un Lupin magistral comme toujours! 

Un excellent moment en compagnie de Victor de la brigade mondaine (d'ailleurs très mal à propos ce titre de brigade mondaine...les crimes exposés dans le roman ne la concerne pas....une erreur de l'auteur? Je serai curieuse de le savoir) et de mon (aller j'ose) Arsène Lupin. 

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