lundi 11 mars 2013

Fantasy Lover - Dark Hunter #1 - Sherrilyn Kenyon


Présentation de l'éditeur: (Traduit sous le titre: L'homme maudit) Grace est sexologue. Pourtant, sa vie sentimentale est un désert, ce qui n'a rien de réjouissant quand on vient d'avoir vingt-neuf ans ! justement, pour fêter son anniversaire, Grace n'a pas hésité à ouvrir le livre magique de sa copine Selena et à invoquer trois fois à minuit Julian de Macédoine, condamné par les dieux de l'Antiquité à offrir à ses maîtresses le plaisir absolu. Ce n'est qu'une légende... Mais que fait cet homme beau à se damner et nu dans le jardin de Grace ? - Commandez et j'obéirai. Je suis à vous pendant un mois, lui déclare-t-il le plus sérieusement du monde. Grace doit se rendre à l'évidence. En guise de cadeau d'anniversaire, elle a eu droit à l'homme idéal ! Elle en tombe irrémédiablement amoureuse. Il n'a pas le droit d'aimer ? Qu'à cela ne tienne, elle trouvera le moyen de la libérer de son sortilège ! N'est-elle pas celle qu'il attend depuis deux mille ans ?

Oui je sais...Quand on lit le résumé il y a de quoi rire. Seriously? A sex-slave? You are kidding me! Non non pas du tout en fait je vous promets que c'est mieux que ça n'en a l'air.

Tout est parti d'une conversation avec Tam-Tam et Chi-Chi (combien d'articles de romance ont commencé par cette phrase?) sur le bienfait ou non de la jupette dans le peplum. Particulièrement constructif n'est-il pas? Quand Tam-Tam avouait son amour pour Russell Crowe en gladiateur aux gambettes à l'air, moi je déclarais que je le préférais (indépendamment du film) avec 20 kilos de muscles en plus dans Robin des bois....d'où le débat sur la jupette...Tam-Tam en est donc venue à parler du mérite de l'hoplite grec ou du légionnaire romain lorsqu'elle a abordé le sujet des Dark Hunters en concluant par ces mots plein de classe et de dignité: "Tu vas kiffer grave" (je parle évidemment sous le contrôle de la maîtresse de l'étiquette). Après bataille entre mes deux princesses préférées pour savoir par quel tome de la série il fallait que je commence, Chi-chi l'a emporté. Et me voila donc en train de vous chroniquer le premier tome: Julian de Macédoine. (oui je sais c'est plutôt cool). 

Si vous demandez à des fans de Sherrilyn Kenyon et des Dark Hunters, la plupart vous répondront que Julian et Grace est loin d'être le meilleur et qu'on peut s'en passer. Personnellement j'ai bien accroché à leur histoire et je pense qu'il faut au contraire lire impérativement ce tome en premier pour ne pas être déçu. Si effectivement les autres sont meilleurs, je pense qu'on ne peut que perdre à ne pas lire la série dans l'ordre. Donc si vous vous décidez à lire les Dark Hunters, commencez par Julian.

Il y a vraiment deux choses qui m'ont enthousiasmée dans Fantasy Lover: le personnage de Julian et la mythologie.

Julian est un personnage vraiment complexe. On voit souvent des héros de romance avec un lourd passif mais là je vous promets qu'il y a du level. J'aime le fait que Julian soit quelqu'un de très froid (je me comprends) au début du roman, aseptisé, robotique presque dans sa façon d'agir et qu'on puisse le voir évoluer. J'ai trouvé intéressant aussi ses explications sur son passé, sa vie à Sparte, sa famille, on comprend bien qu'ayant été élevé à Sparte c'est un handicapé des sentiments et que lorsqu'on est le fils d'Aphrodite (je vous ai dit qu'il y avait du level), la vie n'est pas facile tous les jours. Non parce que sans blague, être un womanizer ça à l'air cool comme ça mais si ça vous vaut d'être détesté par tout élément mâle à des kilomètres à la ronde dès que vous entrez quelque part, je pense que ça peut devenir vite pénible. Au-delà de ça, Julian est un soldat courageux, avec pas mal d'humour et de self-control. En tout cas niveau évolution d'un personnage, Sherrilyn Kenyon s'en sort très bien avec Julian.
Grace aussi est un personnage que j'ai apprécié. Je me suis sentie extrêmement proche d'elle tout au long du livre, parce que nous avons des expériences en commun dirons-nous, et j'ai admiré sa détermination (en même temps...Julian quoi....). Elle est passionnée de littérature et chérit ses petits protégés tout comme moi. Et puis elle lit du Kinley McGregor aussi...(c'est le pseudonyme de l'auteur pour ses romances historiques, j'aime les auteurs qui s'envoient des clins d'oeil). Grace et moi sommes sur la même longueur d'ondes. 

Je vous parlais également de mythologie: puisque Julian est le fils d'Aphrodite et qu'il a été maudit par les Dieux, nous sommes plutôt servis, même si le Panthéon grec n'est pas utilisé dans son intégralité. Encore une fois Athéna roxe et certains dieux et déesses se révèlent plus sympas qu'on ne pourrait le croire. 

L'intrigue n'est pas renversante ni originale mais elle remplit bien ses promesses et j'ai lu tout ça très vite, particulièrement les 50 dernières pages qui sont pour le coup pleine de rebondissements! En tout cas je vous promets du soldat grec, de l'over swoon et une envie de poursuivre la série! 

Et les Dark Hunters dans tout ça vous me direz? Et bien j'ai une piste!!! La piste a l'air extrêmement comestible et s'appelle Kyrian de Thrace (mais on me dit dans l'oreillette de ne pas y toucher il a déjà la marque de Tam-Tam tatouée sur la peau). Fantasy Lover est donc une introduction aux mondes des Dark Hunters que l'on abordera dans le tome 2 de la série avec Kyrian.

En attendant, j'aimerai que mes amies me trouvent un Julian de Macédoine, si possible avec le physique de Bradley Cooper. Merci bien et bonne lecture! 

vendredi 8 mars 2013

The Fourth Bear - The Nursery Crime Division #2 - Jasper Fforde


LIVRE NON TRADUIT

COUP DE COEUR DE PERSEPHONE



Résumé: L'homme de Pain d'épice (The Gingerbreadman) - psycopathe, sadique, meurtrier condamné et gâteau/biscuit - est en liberté dans les rue de Reading. Ce n'est pas l'affaire de Jack Spratt. Malgré le succès de l'affaire Humpty Dumpty, la médiatisation de son échec dans l'empêchement des meurtres affreux du petit chaperon rouge et de sa grand-mère, plonge une fois de plus la Nursery Crime Division dans la tourmente. Leur non-implication forcée dans la chasse à l'Homme de Pain d'épice se révèle être particulièrement frustrante jusqu'à ce qu'une rencontre à l'étrangement familier club "Déjà-vu" ne les mène sur la piste d'une journaliste disparue Henrietta "Goldy" Hatchett, une reporter star du Daily Toad. Les derniers témoins à l'avoir vu vivante étaient les Trois Ours, qui vivent confortablement en dehors de la ville dans les bois d'Andersen. Mais tout n'est pas ce qu'il semble être. Les explosions mystérieuses qui éclatent autour du globe sont-elles d'une façon quelconque liées à la disparition du scientifique Angus McGuffin? La culture des concombres est-elle vraiment dangereuse? Pourquoi la Sécurité Nationale est impliquée? Mais le plus important d'entre tous: Comment les porridges des ours peuvent être à des températures différentes alors qu'ils ont été servis au même moment? 

Les policiers Jack Spratt et Mary Mary sont de retour dans les rues de Reading après l'affaire Humtpy Dumpty! Cette fois il s'agit d'une disparition celle de "Goldy" Hatchett, une journaliste qui enquêtait sur la pousse des concombres, un business plus sérieux et dangereux qu'il n'en a l'air. Les agents se retrouvent vite mêlés à une enquête impliquant des ours, un politicien, des scientifiques tout ça sur fond de capture d'un Homme de Pain d'épice...


Comme pour le premier tome, le monde de Reading est grouillant d'activité. Non seulement Jasper Fforde nous emmène sur plusieurs enquêtes complexes et touffues qui impliquent le monde politique, économique et scientifique de Reading mais aussi le monde dans lequel évoluent les personnages. Il y a plein de rebondissements, de fausses pistes. Ce qui m'étonne toujours avec la Nursery Crime Division, c'est que finalement un peu comme le reste des unités de police de Reading on ne s'attend pas à trouver une vraie intrigue policière ici. Or, intrigue policière il y a. Pour ceux qui sont familier de Thursday Next, je trouve que les intrigues des Nursery Crime Division sont bien plus complexes et étoffées, ce qui vous donne une bonne idée de la chose.

Dans ce second tome, on en apprend plus sur les Nursery, ces personnages qui vivent selon les "préceptes" de leur conte et qui ne peuvent en sortir par exemple: le petit chaperon rouge. Jasper Fforde sait non seulement bien manier les références mais il est aussi habile a les utiliser en tant que partie intégrante de l'intrigue ce qui la rend bien entendu géniale.

C'est toujours un plaisir de retrouver l'univers de Jasper Fforde, les multiples références littéraires qu'il met partout et ses personnages si vivants. On en apprend beaucoup plus sur Jack Spratt dans ce tome là que dans le précédent, ainsi que sur Mary Mary et l'alien qui travaille avec eux. J'ai pris plaisir à retrouver la famille de Spratt également, ses enfants assez particuliers, sa femme. Cela donne un tour plus authentique à l'histoire je trouve (un comble pour une histoire qui se passe dans un monde qui n'existe pas... I know!)

Le troisième tome est prévu pour 2014 si Jasper Fforde de recule pas la date de sortie! En attendant je vous conseille les deux premiers tomes de la série!

mercredi 6 mars 2013

Ripper Street (BBC 2013)



COUP DE COEUR DE PERSEPHONE

How do you keep law in a lawless town? 

Résumé: Londres, Whitechapel, 1889. Si les crimes de Jack the Ripper sont bel et bien finis, la police de Whitechapel doit cependant faire face aux crimes du quotidien: prostitution, pauvreté, politiques ou racisme, le travail ne manque pas. L'inspecteur Edmund Reid aidé du sergent Bennet Drake et du capitaine américain Homer Jackson doit démêler les fils des mystères de Whitechapel.



CASTING

Matthew MacFayden........................ Edmund Reid
Jerome Flinch.................................... Bennet Drake
Adam Rothenberg............................. Homer Jackson
David Wilmot................................... Artherton
Jonathan Barnwell ........................... P.C Dick Hobbs
MyAnna Buring ............................... Long Susan
Charlene McKenna .......................... Rose Erskine
Amanda Hale ................................... Emily Reid
Lucy Cohu ....................................... Deborah Goren
Clive Russell .................................... Inspector Abberline

La BBC produit sur sa propre histoire d'excellentes séries. Ripper street est indéniablement l'une d'entre elles. Elle réunit tous les éléments pour me plaire.

Il y a dans Ripper Street une maîtrise de la période dans laquelle se situe l'histoire: la fin de la période victorienne. Si la première enquête a pour but de clore l'affaire Jack l'éventreur, le reste des intrigues naviguent plus dans du Anne Perry (pour les amateurs des aventures de Charlotte et Thomas Pitt vous ne serez pas déçus) en abordant les différentes problématiques des quartiers pauvres de Whitechapel: prostitution, groupes organisés de voleurs, atteintes aux mineur, enlèvements, terrorisme politique etc. Cela permet de changer de perspective et de dépasser le cliché des meurtres de prostituées. De plus, le capitaine Homer Jackson fait office de médecin légiste, une fonction toute nouvelle au sein de la police ne laquelle Edmund Reid croit et investit ses efforts. Voir les balbutiements de cette science est assez sympathique. Le trait ne me semble pas forcé, pas de méthode miraculeuse, juste une analyse au microscope des éléments chimiques retrouvés et une autopsie suffisent. 

Parallèlement aux enquêtes nous suivons ces trois hommes dans leurs histoires personnelles. Quelle blessure cache Edmund Reid? Pour quelles raisons son mariage semble couler et sa femme porte-elle le grand deuil? Qui est vraiment le capitaine américain Homer Jackson et que représente pour lui Susan, la tenancière de la maison close dans laquelle il vit?
J'aime énormément ces trois personnages bien que pour des raisons différentes. Edmund Reid est clairement un homme de tête qui suit ses propres idées, au risque de choquer ou de blesser ses collaborateurs. On sent que c'est un homme qui cache de lourdes blessures. S'il s'investit tant dans son travail c'est aussi pour échapper à son mariage déclinant et à ses angoisses. Il m'a beaucoup touché car il sait être quelqu'un de bien.
Bennet Drake est un personnage que l'on apprend à aimer. Son histoire qui se déroule dans l'épisode 4 m'a énormément touché et j'ai trouvé le personnage vraiment sublime. Avec son accent cockney et sa matraque on pourrait le croire patibulaire alors que c'est un homme très sensible.
Quant à Homer Jackson *soupires*...Regardez le premier épisode pour comprendre...C'est un homme plein de secret, à l'accent américain trainant. Il est terriblement charmeur mais efficace. C'est le personnage drôle également parmi les trois.

Les acteurs sont tous extrêmement bons. Jerome Flinch est impeccable dans le rôle de Drake tandis qu'Adam Rothenberg est la american touch du casting en la personne du Captain Jackson. Je sais que beaucoup d'entre vous sont peu sensibles à la personnalité et au talent de Matthew MacFayden. Il souffre sans doute de la comparaison avec Colin Firth dans Pride and Prejudice où je le reconnais il joue la carte du shy man et du puppy eyed man plus que de l'arrogance à la Firth. Cependant, c'est un acteur qui mérite amplement qu'on lui donne une chance. Il est impeccable dans Little Dorrit (dont je vous reparle bientôt), ainsi que dans Spooks. Il offre un Sheriff de Nottingham très drôle dans Robin Hood de Ridley Scott et reste parfait dans Death at a funeral. Tout ça pour dire que même si Matthew MacFayden ne vous inspire pas il faut lui donner sa chance. Les actrices qui jouent aux côtés de ce trio sont également splendides. J'avais déjà beaucoup aimé Lucy Cohu dans Becoming Jane, elle joue ici très bien le rôle de Deborah Goren. Quant à Amanda Hale, elle ne peut pas être plus éloignée de son rôle de Mary Elliot dans Persuasion qu'en Emily Reid, bluffant! 

Les décors, les costumes sont très précis et détaillés. J'aime énormément leur choix de costumes avec des motifs très victoriens, le soin apporté à la tenue de Bennet Drake ou d'Homer Jackson. On comprend assez vite à l'habillement qu'ils n'ont pas le même statut social, la même origine. Les costumes féminins également sont magnifiques. Entre Emily Ried, Susan, Rose et Déborah, la série explore différentes places de la femme: la femme d'un inspecteur de police, une tenancière d'une maison close cossue, une prostituée, une femme du peuple juive etc.
L'esthétique de la série, comme la musique et le générique, n'est pas sans rappelé Sherlock Holmes de Guy Ritchie. Là encore, je sais que nombre d'entre vous n'ont pas aimé cette adaptation de Sherlock Holmes mais la BBC s'inspire de cette petite touch qui rend la série très dynamique. Les combats restent réalistes, tout comme les personnages.

Les épisodes s'enchaînent bien et ont du rythme. Les deux derniers épisodes sont particulièrement chargés en émotion et je les ai trouvé extrêmement prometteurs pour la suite de l'aventure. La BBC vient de renouveler la série pour une saison 2. HOURRAY!
Ne passez pas à côté de Ripper Street! 


lundi 4 mars 2013

Le pendentif de Jade (A spy in the house) - The Agency #1 - Y.S. Lee


Présentation de l'éditeur: Une jeune fille de 12 ans vient d'être condamnée à mort pour cambriolage. Elle doit être pendue. Nous sommes à Londres en 1853. Après un léger malaise, Mary Quinn se réveille dans une institution privée pour jeunes filles et non dans une cellule. La directrice, Miss Treleaven, lui donne la possibilité de changer de vie...En réalité, l'institution abrite aussi une agence privée. Ainsi Mary va devenir agent spécial. Pour sa première mission, elle est envoyée dans la famille Thorold comme dame de compagnie. Monsieur Thorold est soupçonné d'être impliqué dans un trafic d'objets d'art indiens.


J'ai reçu le premier tome des Mary Quinn Mysteries à Noël dans un joli swap surprise. Nous sommes peut-être en mars mais en vérité je l'ai immédiatement dévoré, il ne m'a pas tenu deux jours ce qui est en soit un gage de qualité!

Dès le début de l'intrigue nous sommes placés dans cette ambiance Victorienne que j'adore. Mary la jeune héroïne, échappe de peu à la pendaison grâce à l'intervention de deux dames respectables qui dirige un pensionnat pour jeunes filles. Pendant les huit années suivantes, Mary est éduquée en lady dans cet institution respectable mais quelle n'est pas sa surprise lorsqu'elle découvre que le pensionnat pour jeunes filles sert de prétexte à l'établissement d'une Agence (The Agency) très spéciale...tous les espions sont des espionnes. 
J'ai trouvé ce parti pris audacieux mais bien argumenté. En effet Anne Treleaven explique qu'au sein de la bonne société anglaise, peu de gens accorde d'importance à une lady alors à une bonne, une cuisinière ou une gouvernante? De ce fait, une agence composée uniquement d'espionne est l'opportunité rêvée pour apprendre plus de secrets sans être remarqué. Cette idée est loin d'être bête. On sent d'ailleurs que l'auteur a un bagage en Histoire victorienne car ses partis pris sont intelligents. 

Mary infiltre donc la maison de Sir Thorold en tant que dame de compagnie de sa fille, plutôt rétive à l'idée d'un garde chiourme. J'ai aimé que Mary trébuche lors de sa première mission. Elle n'est ni parfaite ni surentraînée et je trouve ça sympathique de la voir grandir et de faire des erreurs. Je suis de ces lecteurs qui aiment pouvoir s'identifier aux héros des romans qu'il lit et ici c'est chose facile. On comprend sa peur, ses hésitations, ses erreurs mais Mary n'est pas non plus une idiote. On admire son audace et sa volonté de rétablir les situations périlleuses dans lesquelles elle s'est fourrée. 

Mary profite d'une réception pour fouiner un peu...mais elle ne semble pas être la seule à enquêter sur cette affaire comme le prouve la main qui s'abat sur elle alors qu'elle se cache dans un placard. Ce genre de rebondissements est le bienvenu. Cela rythme l'intrigue et permet de rester accrocher. 

Les personnages sont bien travaillés et même si on suit majoritairement Mary dans son enquête, on comprend peu à peu les motivations de chacun. L'intrigue est elle-aussi bien menée, avec plusieurs rebondissements et un second personnage très yummy à découvrir.
Malgré tout la solution de l'énigme ne m'a pas surprise, j'avais deviné mais au final ce n'est pas si dérangeant puisqu'une intrigue secondaire sur les origines de Mary nous tient en haleine et m'a complètement prise au dépourvu! 

J'ai vraiment pris plaisir à lire cette première aventure de Mary Quinn. J'ai trouvé le monde victorien bien reproduit et travaillé, notamment dans les relations employeurs/employés mais aussi dans la hiérarchie des downstairs. On retrouve un petit côté Anne Perry avec du young adult en plus dans ce premier roman.

Je suis d'ailleurs en train de lire le tome 2 : The Body in the Tower ou Le Meurtre de l'horloge en français.

Connaissez-vous cette série? L'aimez-vous?  

dimanche 3 mars 2013

The Lizzie Bennet Diairies - P&P vraiment moderne!


Dans un monde où Pride and Prejudice est LA référence de la littérature britannique, de jeunes acteurs américains décident d'en faire une série vlog mêlant youtube et réseaux sociaux. Nous suivons donc les aventures de Lizzie Bennet et de sa meilleure amie Charlotte Lu, alors que les deux jeunes filles racontent les tribulations de la famille Bennet. 

CASTING


Ashley Clements.............................. Lizzie Bennet
Laura Spencer.................................. Jane Bennet
Mary Kate Williams......................... Lydia Bennet
Julia Cho.......................................... Charlotte Lu
Maxwell Glick.................................. Rick Collins
Jessica Jade Andres........................... Caroline Lee
Christopher Sean............................... Bing Lee
Briana Cuoco.................................... Mary Bennet
Wes Aderhold................................... George Wickham
Janice Lee.......................................... Maria Lu
Craig Frank ....................................... Fitz Williams
Daniel Vincent Gordh ....................... William Darcy

Une partie du casting au Streamy Awards 2013
Si je suis une vrai fan d'Austen, je suis en revanche très peu tentée par les Austeneries...et encore moins par les vlog (blogs vidéos tenus sur youtube). Autant dire que lorsque Tam-Tam, Chi-Chi et mon amie Julie m'ont parlé pour la première fois des Lizzie Bennet Diairies j'étais plus que dubitative. Le temps a passé, je suis partie en Angleterre et je n'ai pas eu vraiment le temps de me concocter une nouvelle addiction. 

Mais c'était sans compter sur Tam-Tam et Min qui sont revenues à la charge en me bombardant d'annonces, de liens et de hiiiiiiiiii en tout genre dès que sort un nouvel épisode.

J'ai donc décidé de m'y mettre et j'avoue que l'idée est plutôt tentante. The Lizzie Bennet Diaries reprend Pride and Prejudice de Jane Austen en utilisant toutes les nouvelles technologies. Contrairement à ce que je pensais, il ne s'agit pas uniquement de vidéos youtube. En effet les acteurs utilisent également Twitter (vous pouvez vous abonner aux différents comptes twitter des personnages en cliquant ici) et Tumblr (que je vous laisse découvrir ici). Cela donne un caractère vraiment complet à l'histoire et résolument moderne. 

De plus les Lizzie Bennet Diaries ne sont pas que les vidéos de Lizzie Bennet! Vous pourrez également suivre: Maria Lu (Maria Lucas), Lydia Bennet et Domino (Georgiana Darcy). Le petit truc de cette série youtube est de mélanger les différents supports pour créer une histoire complexe.

De gauche à droite: Charlotte Lu, Lizzie Bennet, Lydia Bennet et Jane Bennet
En Cliquant ICI, vous trouverez les liens de tous les post (youtube, tumblr et twitter) de l'histoire ce qui vous permettra de tout reprendre dans l'ordre en intercalant comme il faut les différentes vidéos, photos et tweets. L'équipe d'acteurs est particulièrement sympathique, drôle et investie. On sent que cette histoire a été pensée, écrite et jouée non pas pour être parodique mais bien pour moderniser notre chère Jane. 


Connaissez-vous les Lizzie Bennet Diaries? Aimez-vous? Avez-vous envie de découvrir cette série? 

vendredi 1 mars 2013

L'anniversaire du 28 octobre 1962 - Gil Ben Aych


Présentation de l'éditeur: Ce 28 octobre 1962 n’est pas un jour comme un autre. C’est l’anniversaire de Gil. Mais va-t-il pouvoir fêter ses quatorze ans comme prévu ? Tout est prêt, pourtant. Ses oncles, ses tantes, Mémé l’Étoile, Hanna et Salomon, ses grands-parents, ont tous été invités. Sa mère a choisi de cuisiner de la daurade au four et une salade d’artichauts à l’orange, ses deux plats préférés. Le gâteau a bien été commandé chez Mme Amiard. Alors, qu’est-ce qui cloche ? La situation internationale ! En ce dimanche 28 octobre 1962, la tension est extrême entre l’URSS et les États-Unis. Les Soviétiques ont installé leurs missiles sur Cuba ; les Américains menacent d’en découdre. Il y a risque de troisième guerre mondiale. À Champigny, Gil et sa famille sont suspendus aux nouvelles diffusées par le poste de radio. Les camarades communistes ont appelé à manifester devant l’ambassade américaine à Paris pour faire pression. La famille ira, ira pas ? Et l’anniversaire de Gil dans tout ça ? On verra. 

Ce roman fait suite à L'essuie main des pieds et Le voyage de mémé. Après plusieurs voyages mouvementés, toutes la famille est bien installée en France, de retour d'Algérie et les choses pourraient aller pour le mieux sans cette menace de troisième guerre nucléaire. Chez Gil on est communiste acharné et cette crise des missiles de Cuba tombe mal car on prévoit déjà d'aller manifester devant l'ambassade des Etats-Unis et Gil veut absolument fêter son anniversaire!

Le livre s'ouvre sur la préparation de l'anniversaire, des petites bribes de vie familiale, d'anthologies scolaires ou comment un enfant peu avoir différents prénoms - anecdote personnelle, c'est le genre de chose qui est arrivé à mon arrière grand-père que l'on appelait par son second prénom à la maison et qui ne se reconnaissait jamais en classe!

L'ouverture du roman nous offre donc un aperçu de la vie des pieds-noirs récemment arrivés en France. A cela s'intercale l'épisode de la crise de Cuba, vécue par une famille communiste dans la France dans années 60. Accrochée au poste de télé, elle va vibrer au rythme des dernières informations.

Si j'ai moins aimé ce roman que Le voyage de Mémé, c'est surtout parce qu'il est plus scolaire dans la forme.  Il permet bien de comprendre la situation politique de cette crise de Cuba mais il perd en rythme ce qui peut ennuyer un lecteur qui ne serait pas porté sur l'Histoire.
L'écriture de Gil Ben Aych est toujours emprunte de beaucoup d'humour. Il arrive à croquer cette famille d'un trait précis et drôle. On partage également beaucoup des pensées du protagoniste qui se demande vraiment si les planètes n'ont pas décidé d'un alignement spécial pour lui sucrer son anniversaire!

Un petit récit intéressant pour les enfants qui s'intéresse à l'Histoire et qui aimeraient découvrir une grande crise de la guerre froide à travers les yeux d'un petit garçon. 

mercredi 27 février 2013

Dreaming of you (Gamblers #2) - Lisa Kleypas


Au cas où vous ne le sauriez toujours pas, j'ai été convertie à la puissance rose poney paillettes de la force par les Princesses Chi-Chi et Tam-Tam de In Need of Prince Charming (I don't think so). Aussi, lorsque je me suis retrouvée une fois de plus dans ma panne de lecture, Tam-Tam s'est empressée de me faire parvenir par la poste un de ses chouchous: Derek ou Dreaming of you en me promettant un happy end cute et un héros plus swoonant que swoonant. Sur ces entrefaites, ma vénérable ancêtre porta à ma connaissance que Derek est le chouchou de sa gentille soeur Constance qui a fait des dessins pour ce blog. 



Il n'en fallait pas plus pour me persuader de découvrir ce mystérieux Derek Craven et son accent cockney irresistible (en anglais irrésistible hein, parce qu'en français il y a de quoi pleurer). 


Alors que l'écrivaine Sara Fielding explore de façon anonyme les bas-fond londoniens pour écrire son nouveau roman, elle assiste à une attaque. N'écoutant que son courage, la jeune femme fait usage de son pistolet et met en fuite les agresseurs. Ce qu'elle ne sait pas encore, c'est qu'elle vient de sauver la vie à Derek Craven, l'homme le plus mystérieux de Londres. Né dans le ruisseau, cet homme s'est élevé au point de devenir immensément riche et l'heureux propriétaire d'une maison de jeu qui attire toute l'aristocratie venue s'encanailler. Quel aubaine pour Sara qui rêve d'étudier ce monde d'un peu plus près...à ses risques et périls.

Vous ne serez pas surpris(e)s d'apprendre que j'ai beaucoup aimé Dreaming of You. Je pense sincèrement que Lisa Kleypas va devenir une de mes auteures de romance chouchou. Elle sait manier à la fois les personnages mais aussi les rebondissements qui bien que très romanesques, ne font pas cloches. Elle ajoute également une pointe d'humour bienvenue dans les dialogues et des personnages secondaires très bien campés.

Sara est évidemment un point fort de l'intrigue. Héroïne très moderne, elle respecte néanmoins les convenances de son époque dans la limite du possible (bien entendu). Fiancée à un jeune homme dans son village natal, elle tient à lui rester fidèle malgré la tentation que représente Derek (et franchement croyez-moi entre le fiancé et Derek il n'y a pas photo!). Ecrivaine, elle vient de publier un roman Mathilde sur une prostituée ce qui lui vaut une grande notoriété et donne même le droit à quelques scenes assez cocaces! J'ai vraiment pris plaisir à suivre les aventures de Sara qui sait être touchante sans jamais être naïve. Elle a du répondant et du chien on pourrait dire.

Quant à Derek...

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Personnage complexe, on sent bien qu'il est torturé. Rake sur les bords, il se découvre d'autres envies et une autre personnalité au contact de Sara. J'ai aimé son évolution et son côté très droit. Il me fait penser à mon Gideon Westbrooke par son côté finalement très honorable pour un "rake". Lisa Kleypas nous ouvre une porte dans les tourments de son personnage qui nous est, pour le coup, beaucoup plus accessible. J'ai adoré la relation entre les deux héros, tous les deux têtus comme des ânes du Périgord (pour reprendre des termes de Tam-Tam). Et puis quand comme moi vous aurez lu Dreaming of you, dès que quelqu'un vous parlera de Derek, vous penserez à LA scène...je ne peux rien dire, j'ai juré le secret. Il vous faudra lire pour découvrir à quoi je fais référence...

Les personnages secondaires sont très bien trouvés également: entre les parents de Sara très attachants (le père m'a faite mourir de rire), le fiancé et sa mère sont à baffer! Le fiancé me fait penser à Daniel Day-Lewis dans A Room with a view vous voyez le genre?

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Oh si! Sinon nous avons aussi les serviteurs de Derek, les prostituées très travaillées, cette canaille d'Ivo Jenner (on me dit dans l'oreillette de lire le tome 3 des Wallflower pour retrouver ce vieux filou).
Coup de coeur également pour Lily l'anarchiste et son mari que j'ai trouvé trop chou! Lily c'est le genre d'amie dont on rêve et j'aimerai quand même lire le tome qui lui est consacré même si Tam-Tam et Chi-Chi oeuvrent de le sens contraire.
Enfin, Joyce est une folle bien flippante comme on les aime. Je vous avoue qu'à certain moment j'étais cramponnée au roman en hurlant: "Non elle ne va pas faire ça, elle ne va pas faire ça!" Ascenseur émotionnel welcome.

Vous l'aurez compris, Dreaming of you est une romance à découvrir ne serait-ce que pour une dose de swoon et des rebondissements qui vous empêcherons de le lâcher.

Parce que j'ai promis à Tam-Tam, voici la couverture Vintage de La loterie de l'amour. Je sais...ça ne donne pas envie...mais lisez-le quand même, il vaut le coup!

ps: J'aime taper "Dreaming of you Lisa Kleypas" dans les moteurs de recherche images de Google et tomber sur des photos de Richard Armitage!

Je vous donne rendez-vous Vendredi pour une nouvelle chronique!