jeudi 9 janvier 2014

Dune de David Lynch (1984) où "Le problème de la bonne adaptation"


Résumé: En l’an 10191 AG (Après la Guilde), une seule substance permet de voyager dans l’espace : l’Épice. Cette substance, la plus convoitée de l’univers, ne se trouve que sur la seule planète Arrakis, aussi appelée Dune, planète aride et hostile, couverte de sable. Le Duc Leto Atréides remplace ses ennemis, les Harkonnens, à la tête du fief d’Arrakis, et part s’y installer avec sa concubine Jessica et son fils Paul. Les membres de la Maison Atréides pressentent un piège, tendu par le baron Harkonnen, mais ils doivent obéir à la volonté de l’Empereur. Peu après leur installation sur Dune, les Atréides sont trahis par le médecin personnel du Duc Leto et décimés par une attaque conjointe des forces Harkonnen et des troupes de l’Empereur. Paul et sa mère parviennent à fuir et se retrouvent seuls survivants de la famille Atréides. Perdus en plein désert, ils y rencontrent les Fremen, peuple indigène d’Arrakis et véritables maîtres du désert. Les Fremen attendent la venue d’un Messie qui les délivrera. Se pourrait-il que ce soit Paul ? (source)

Chronique un peu spéciale aujourd'hui car je vais autant m'intéresser au film Dune qu'à la réflexion que j'en ai tiré. Oui aujourd'hui, on se triture les méninges dans le Terrier!

Pour ceux qui n'aurait jamais vu ce film culte de la SF, Dune, sorti en 1984, est l'adaptation du premier tome de la saga de Frank Herbert publiée entre 1965 et 1985. Le Cycle de Dune est une œuvre complexe et dense qui mêle philosophie, théologie et réflexion sur le genre humain. Bref, ça poutre les amis.

Si vous suivez un peu la page Facebook du blog vous savez que j'adore les chronique du Fossoyeur de films (et maintenant de séries) et que je suis à 99% d'accord avec ses avis. Sa chronique sur Conan conjuguée à l'engouement de mon marin pour ce film ont réussi à me le faire voir et même plus, à l'apprécier alors que croyez-moi, ce n'était pas gagné d'avance. Avec Dune, je dois malheureusement déclarer forfait mais je comprends parfaitement ce qu'il aime dedans. Aussi je pense plus pertinent de vous mettre ici sa chronique complète, car il vous en apprendra plus que moins sur le parcours laborieux du film, ses différents montages et sur la saga de Frank Herbert. Si vous avez envie de découvrir l'univers des romans de Dune, le Fossoyeur, en passionné, vous incitera plus que le film à le découvrir.... 


... Ce qui ne va pas m'empêcher de vous donner ma version du Dune de Lynch (oui parce que balancer la chronique d'un autre à la place de la mienne, ça n'aurait pas été classe du tout...).

Soyons clair, je n'ai pas, mais alors pas du tout aimé. Croyez-moi ça me chagrine plus que n'importe qui d'autre parce que je suis une vraie fan de David Lynch. Si vous ne connaissez pas la série Twin Peaks, je vous conseille de vous jeter sur le magasin de DVD le plus proche - ou la DVDthèque municipale, celle de votre grand frère, petite soeur, whatever you want - et de combler cette lacune. Twin Peaks pour faire court - je suis sûre que j'y reviendrai - c'est un pur concentré de l'imaginaire de ce réalisateur azimuté, servi par un Kyle MacLachlan au menton proéminent et au cerveau à l'envers, le tout dans une micro bourgade des États-Unis. Une série psychédélique, bien ancrée dans son époque et qui pourtant fait mouche à chaque visionnage.

All right buddy!
C'est ça qui me chamboule le plus. Comment le réalisateur de Twin Peaks, Eraserhead ou encore Mulholland Drive a pu faire des choix scénaristiques et de mise en scène aussi tordus?

Avouez, elles sont grave flippantes non?
Le baron c'est le truc moche qui flotte là...
Parce qu'au fond, ne nous leurrons pas, ce n'est pas tant les choix esthétiques de David Lynch sur Dune qui ne fonctionnent pas que sa propre réalisation. Pourtant on aurait pu croire que l'esthétique de Lynch appliquée à Dune aurait été le coeur du problème vu le cinéaste... mais non. Ce qui veut déjà en dire long parce que vu la tronche des images, il y a de quoi s'inquiéter pour la suite. Des exemples? Les membres du Bene Gesserit ressemblent méchamment à des duègnes espagnoles du XVIe siècle en plus flippant, si si c'est possible (look left). Le baron Harkonnen ne ressemble lui à rien, à part à un corps grotesque en décomposition avancée (look right). Quant au gros vers sur Arrakis et bien...le vers de sable de Beetlejuice a juste l'air un peu moins toc. C'est dire. Parce que oui, finalement, cet esthétique de Lynch, à mille lieues de celle du roman - si j'en crois les spécialistes - n'est pas ce que je reproche au réalisateur au contraire. Pour le coup il fait preuve d'une véritable originalité en plus d'une prise de risque bienvenue. En prenant le roman à bras le corps et en lui imposant, parfois de force, une vision bien à lui, David Lynch produit finalement une oeuvre dont on sent pleinement qu'elle est sienne. Et ça...c'est le bien. Attention, cela peut tout à fait déplaire, il ne s'agit pas d'aimer aveuglément une adaptation sous prétexte que l'esthétique est celle d'un réalisateur bien distinct du reste de ses collègues et chacun à le droit d'adhérer ou non à une vision artistique. Appropriation ou non, le film peut quand même se viander gentiment comme c'est le cas ici.

En effet, Dune se perd dans les méandres de sa propre narration. Le problème majeur tient au fait que si vous n'avez pas lu le Cycle de Dune avant de découvrir le film, vous ne pigez rien du tout. L'univers complexe des romans ne parvient jamais entièrement à être traduit dans le film. Je vous avoue maintenant quelque chose: je n'ai jamais lu cette saga. Heureusement pour moi, j'ai visionné le film auprès de quelqu'un qui, contrairement à moi, est complètement fan de l'univers original et qui m'a aidé à décrypter certains morceaux de film qui restaient pour moi complètement obscurs. C'est un défaut incommensurable de ne pas faire rentrer le néophyte de l'univers Dune dans le film - Le marin me signale que pour ceux qui connaisse l'univers c'est peut-être l'esthétique qui du coup empêche de rentrer à fond dedans. Comme quoi, personne n'est jamais content!
J'admets que l'univers de Dune est horriblement dense et que le traduire à l'écran peut s'avérer difficile mais je persiste à penser que plus une œuvre littéraire est dense et complexe, plus la réalisation doit être rythmée et simple afin d'aller au but, tout en se permettant de construire les décors et les ambiances par une foultitude de détails en arrière-plan, appréciables par les fans d'abord et au deuxième voire troisième visionnage ensuite. Or ici, Lynch superpose à une histoire à plusieurs niveaux d'interprétations, une réalisation complexe qui tombe à plat.

De plus, voir David Lynch se prendre les pieds dans la gamelle de la première règle du cinéma me fait mal aux tripes. S'il y a une leçon a retenir du média cinématographique c'est bien la loi du "si tu veux parler de quelque chose, montre le". Or ici, en plus d'afficher une réalisation molle et lente, David Lynch retranscrit littéralement des phrases du roman en les faisant passer par les pensées des personnages. Voir Max von Sydow regarder Kyle MacLachlan et penser pour le spectateur "ce jeune homme fera un excellent dirigeant", sorry mais je m'en fracking tamponne. L'effet est encore plus grotesque lorsque Paul et sa mère sont attaqués par des mercenaires et que durant toute la scène nous avons le droit à l'intégralité des pensées de Jessica Atréides (Francesca Annis) qui semble contempler la scène de l'extérieur...alors qu'elle se fait agresser. Flippant? oui. Hors de propos? Carrément. Ce genre de choix de mise en scène me fait sortir de mes gonds et du film. Je comprends pourquoi David Lynch a tenté cette approche. Par les pensées des personnages il s'agissait sans doute de mieux les caractériser mais aussi de rajouter de la densité au monde représenté et nous faire comprendre quelques ressorts narratifs de Dune, le livre. Seulement voila, cela contrevient en beauté à cette première règle du cinéma et du coup l'effet tombe à plat. Je n'ai pas besoin de Max von Sydow pour comprendre que Paul Atréides est le héros et encore moins que l'on m'en rajoute une couche avec les pensées béates de sa mère. Je préfère nettement voir la caméra se concentrer sur le personnage qui a ce moment précis du film utilise "La voix", élément narratif majeur de la première partie du film. Si encore il n'y avait que ces deux exemples précis, je laisserai facilement couler. Après tout, une petite entorse à cette règle permet parfois d'apporter un peu de fluidité au récit or dans Dune cette "technique" est présente tout le long du film et avec plusieurs personnages. Cela ne fait que rajouter de la lenteur à la réalisation en plus de donner l'impression que David Lynch ne sait pas quoi faire de sa caméra.

On ne va pas charger la mule plus longtemps - que les fans de Dune se rassurent - il me reste un dernier point à aborder: les effets spéciaux. Une chose est claire: le film m'a fait saigner la rétine. Les effets spéciaux, notamment ceux des combats, sont une véritable horreur visuelle. Les boucliers de protection lors des combat font grossiers et même carrément ridicules.

Oui c'est ça les boucliers de protection...
Oui mais Persie t'exagères, le film date de 1984, tu ne peux pas attendre les prouesses de Gravity sur Dune....
Je suis peut-être un peu dure mais....
Oui merci Phoenix...
JURISPRUDENCE Star Wars les amis! Je suis désolée de jouer cette carte là mais le premier Star Wars remonte à 1977 et on avait le droit à des batailles de vaisseaux spatiaux... Je ne suis pas la plus grande fan de Star Wars au monde mais il faut admettre que les trois films (on ne va pas parler des autres n'est-ce pas?) ont bien vieilli, indépendamment des remasterisations parfois catastrophiques de Lucas. Je persiste à penser qu'il aurait dû s'apercevoir du "too much" et que par principe, lorsque cela risque de faire moche, mieux vaut s'abstenir...Je suis sûre que même en 1984 cet effet était déjà hideux.

Vous l'aurez compris, je trouve le film inregardable pour des néophytes de Dune et je remercie les Lords of Kobol de me l'avoir fait regarder en compagnie de mon marin fan de la saga de Frank Herbert, qui m'a répété tout le long du visionnage: "non mais je te jure les livres sont vraiment géniaux". Autrement, je ne suis pas sûre de vouloir toujours découvrir Arrakis, l'Epice et Paul Atréides. Il ne fait aucun doute que le Fossoyeur ne sera pas d'accord avec moi, mais je pense tout de même profondément et honnêtement qu'il faut avoir découvert Dune jeune et connaître l'univers du roman pour apprécier la version de Lynch.

Ne jetons quand même pas la pierre trop vite à ce pauvre David car le "ratage" que constitue pour moi Dune n'est pas entièrement la faute du réalisateur. C'est à partir de là que je me suis posée la question "Qu'est-ce qu'une bonne adaptation?". Après avoir pas mal cogité sur la réponse, ou les réponses, je vous livre quelques unes des pistes de réflexion. 

Une bonne adaptation est avant tout pour moi un film qui arrive à conserver l'essence du matériaux d'origine tout en étant le produit d'une création personnelle d'un•e réalisateur/trice.

Je m'explique. Une bonne adaptation ce n'est pas, comme on le pense souvent, un respect sacré du livre dont il est issu, en adaptant aveuglement 100% des scènes et sous-intrigue du roman en question. Cette mise en image d'un roman n'a aucun fracking intérêt whatsoever. Si l'intention première est de retrouver l'expérience vécue par la lecture du livre: relisez le livre.
Pourquoi? D'une part parce qu'aucun film ne sera jamais - sauf si vous êtes le réalisateur - le produit de ce que vous avez dans la tête. Il y a autant de versions d'une même histoire que de lecteurs. Jamais vous ne vous représenterez tel ou tel personnage de la même manière que votre voisin et c'est naturel puisque votre lecture est le produit de votre personnalité, votre vécu, votre culture et vos références culturelles ainsi que de vos précédentes lectures.
En second lieu et c'est sans doute le plus important, parce que le livre et le cinéma (ou la télévision puisqu'on parle ici d'un support visuel) sont deux médias différents, répondant à des codes et des styles de narration qui leur sont propres.Vous ne pouvez tout simplement pas transférer tel quel les codes du roman dans un film. Adaptation. Le mot est pourtant clair. Il s'agit de modifier le matériau d'origine afin d'en produire un film correspondant aux codes du genre. Pour autant, adapter, faire des coupes ici ou là pour faire rentrer un livre de 300 pages ou plus en un film de deux heures en moyenne n'est pas le seul élément permettant d'en faire une bonne adaptation.

Pour qu'une adaptation soit bonne, il faut également que le film soit le produit de l'imaginaire de son/a réalisateur/trice. En gros qu'il y ait une véritable intention artistique et une patte propre. L'équilibre est extrêmement dur à atteindre et peu - souvent - ne pas plaire car il est normal d'être apostrophé par la vision d'un•e autre sur un univers qui nous est propre ou familier. Cependant, c'est bien l'enjeu d'une adaptation correcte.

Pour bien comprendre ce que je veux dire, prenons quatre exemples. La Stratégie Ender, Hunger games 1, La dame en noir et Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban. Vous vous doutez bien que ces exemples ne sont pas pris au hasard et qu'il y a peut-être déjà une hiérarchie dans mon propos. Si vous pensez cela alors, félicitations nous sommes sur les mêmes ondes cosmiques, sinon, nevermind je vous aime quand même.

La stratégie Ender est le parfait exemple d'adaptation loupée. Loupée car non seulement elle ne sait jamais prendre corps, esthétiquement très jolie mais narrativement vide, elle échoue aussi à faire un véritable travail d'adaptation. Comme le soulignait La Dame, non seulement elle vide le roman de sa substance et de son sens - crime impardonnable - mais le réalisateur se montre également incapable de se décoller de son matériaux d'origine. Alors qu'il s'agissait justement via la caméra de montrer ce qu'élude le roman, le réalisateur reste désespérément collé au récit empêchant ainsi de donner vie aux autres acteurs qu'il dirige.

Hunger Games quant à lui ne souffre pas d'autant de défauts que la Stratégie Ender car il n'a pas lissé les propos du roman. Chez Ender, la violence finissait par être complètement éludée, à peine suggerée pour en faire un film familial. Dans Hunger Games au contraire, le récit est respecté, trop peut-être car ce qu'il manque à ce film, c'est une véritable audace, la marque d'un réalisateur qui, prenant le récit à bras le corps, s'en empare pour nous en donner sa vision quitte à modifier quelques éléments narratifs. Hunger games ne manque pas de plaire aux amateurs du roman, ce qui est parfaitement normal puisqu'il en offre un décalque sympathique mais bien en deçà de ce que l'on attendrait d'un film - il a au moins le mérite de révéler Jennifer Lawrence.
Que ce soit dans Hunger games ou dans Ender, l'ensemble manque d'une véritable interprétation. Agréable copié-collé pour l'un ou lissage total pour l'autre, ça n'en reste pas moins des adaptations qui faillissent à leur but, elles n'adaptent pas, elles transposent, tout en offrant des films grands spectacles plutôt sympathiques.

Avec La Dame en Noir (The Woman in Black) de la Hammer adapté du roman de Susan Hill, nous arrivons dans une autre problématique. Il est bien évident pour ceux qui ont lu le roman que l'intrigue offerte par le film s'en écarte, n'hésitant pas à transformer la fin par exemple en même temps que le contexte original. Pour autant, est-ce une mauvaise adaptation? Je ne pense pas. Elle fait sans aucun doute ce que dois faire une adaptation, transformer un média en un autre quitte à enfreindre certaines règles. La dame en noir est un roman gothique de fantômes. La Hammer, en utilisant les codes classiques de son cinéma s'en empare pour donner, non pas un copié-collé du livre, mais bien un film d'horreur qui rentre dans sa ligne de production. Tout comme la patte d'un réalisateur, c'est ici un style de narration qui s'empare du récit.

Pour terminer sur ce point, c'est évidemment Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban que je voudrais aborder. C'est un exemple qui ne manquera pas de vous sautez aux yeux. En effet, il est flagrant que ce troisième volet des aventures d'Harry Potter est bien la vision d'Alfonso Cuaron sur l'univers de J.K Rowling. Cependant, le réalisateur espagnol, s'il s'accapare le monde du sorcier à cicatrice, n'en respecte pas moins les personnages, l'intrigue et l'essence de ce que la saga veut transmettre. Chose intéressante avec Harry Potter, la saga a bénéficié de 4 regards différents pour 8 films. De l'adaptation de qualité de Colombus qui n'arrive jamais à dépasser le roman, à celle de Cuaron, tournant radical en passant par Newell et Yates, Harry Potter a eu le luxe de s'octroyer quatre visions différentes pour son univers.

Bon d'accord, prendre un livre, tordre ses codes pour les faire s'adapter à ceux du cinéma tout en ayant une vraie vision artistique d'un réalisateur unique, ça sonne déjà coton. Que dire des adaptations  d'univers géants comme Dune (oui encore lui), ou Le seigneur des anneaux?
C'est sûrement pour ça que je suis plus indulgente avec Lynch parce que le travail effectué est encore plus complexe que pour l'adaptation d'un seul roman.
En plus de devoir respecter l’œuvre d'origine et d'être unique, les adaptations de ces gros univers balancent souvent entre fan service ou lissage complet. En effet trouver l'équilibre entre plaire à la fois au fan de l'univers d'origine et permettre un accès facile aux néophytes ce qui peut rarement contenter tout le monde on est bien d'accord.

On peut reprocher beaucoup de choses à Jackson sur Le seigneur des anneaux et le Hobbit mais il faut reconnaitre qu'il arrive à être subtil sur ce point. Certes, il est fort probable que Jackson n'ait rien compris aux Elfes de Tolkien mais en revanche, il arrive à recréer l'ambiance et un monde visuel qui rend hommage à l'oeuvre de Tolkien. Ses entorses aux romans payent parfois ou échouent mais il garde néanmoins en tête ces différents paramètres.

Alors oui, une bonne adaptation - c'est-à-dire, une adaptation qui respecte les différents codes que nous venons d'évoquer - peut ne pas plaire tout simplement parce que la vision du réalisateur est trop différente de la nôtre ou que notre conception du roman et de ses enjeux diffère. A l'inverse une mauvaise adaptation peut faire un bon film, divertissant, que ce soit pour ceux qui connaissent le livre ou non. Au final, la part du subjectif reste encore ce qui définie notre goût pour le cinéma.

Et vous? Quels sont vos adaptations préférées et pour quelles raisons?
Aimez-vous Dune de Lynch? 

2 commentaires:

Frans a dit…

Bravo pour ton article! Tu as du mérite, il est dense et tu parles de beaucoup de choses à la fois!
On en parlait, une adaptation que j'adore c'est Coraline... et pourtant elle prend des libertés par rapport à la noirceur du roman. La force du film, c'est vraiment de s'approprier les éléments du livre et d'en faire des éléments proprement cinématographique, exactement comme tu le dis. De bout en bout, Coraline le film est une réflexion sur la vision et sur les pouvoirs de création... Adapter un livre et en faire un film avec autant de suspens et d'effroi (éléments du livre), de beauté (absente du livre) et de profondeur réflexive, pour moi c'est vraiment gagnant!

Perséphone a dit…

Merci ma petite Frans. Je n'ai pas vu Coraline j'ai lu le roman simplement mais je te crois :-D

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