lundi 12 juillet 2010

L'apocalypse selon Marie - Patrick Graham


L'ouragan Katrina se déchaîne sur la Nouvelle-Orléans. Tandis que la ville lutte contre les éléments, une bataille plus cruciale se livre en coulisses: l'affrontement final d'une guerre sans merci, dont les origines remontent à la Création. Et l'issue de ce combat pourrait bien dépendre de l'agent spécial Marie Parks... Alors qu'elle enquête sur la mort inexplicable de plusieurs archéologues de renom, Marie se retrouve dans l'oeil du cyclone. Après avoir mené la traque la plus délicate et la plus intime de toute sa carrière, elle doit se surpasser: de son talent exceptionnel de chasseuse de tueurs dépendent la vie d'une petite fille et l'avenir de l'humanité.


J'avoue avoir été excitée et angoissée à l'idée de lire ce second volume des aventures de Marie Parks. Excitée tout d'abord, car le premier recueil, L'évangile selon Satan, est un des meilleurs, sinon LE meilleur, thriller que je n'ai jamais lu ; et angoissée parce que justement le premier était excellent et que la crainte d'être déçue était particulièrement présente.

Si L'Apocalypse selon Marie est moins bon que l'Evangile selon Satan, cela reste un polar d'une excellente qualité, un des plus brillants de ces dernières années. Graham, qui, bien que franco-américain, écrit en français, se place dans la veine d'un Steg Larson pour la qualité de l'écriture et les descriptions particulièrement puissante. En toute franchise, ici comme dans l'Evangile selon Satan, les descriptions prennent aux tripes et vous font sentir toute l'horreur d'une situation. Si ici, il n'y a pas de crucifixions, certains détails s'imposent tout de même à l'esprit et la lecture en est profondément marquée.

L'intrigue, très bien pensée, souffre parfois d'une certaine confusion, et tout n'est pas aussi clairement expliqué que dans le premier tome. Néanmoins, Patrick Graham a su se diversifier et permettre à Marie Parks d'utiliser ses dons en dehors d'une trame religieuse. La différence entre les deux intrigues est notable et c'est tant mieux, car de ce fait, les comparaisons sont plus difficiles à établir et les oeuvres en souffrent moins.
Le plus grand mérite de l'Apocalypse selon Marie est de nous révéler de nouveaux éléments de la vie de l'héroïne et qui nous aide à comprendre sa personnalité complexe. Paradoxalement, si ici elle n'est pas le centre de l'histoire (il s'agit plutôt du personnage d'Holly), elle est beaucoup plus présente que dans l'Evangile selon Satan alors qu'elle formait le coeur du roman. Elle a beaucoup plus de dialogues, et contrairement à l'Evangile, Marie ne fait pas que ressentir, elle agit.
Un changement subtile et pourtant radical, parfaitement bien maîtrisé par l'auteur.

Les personnages sont crédibles et toujours bien dépeints, attachants, repoussants et un humour absent de l'Evangile se fait sentir ici, ce qui a pour effet de dédramatiser certaines situations pesantes.

Si je souhaite que Patrick Graham prolonge les aventures de Marie Megan Parks, j'aurai tendance à dire qu'il devrait le faire en suivant la ligne donnée par L'Evangile selon Satan. Toutefois, les suites sont particulièrement difficiles à faire et on peut admettre en toute honnêteté que L'Apocalypse selon Marie mérite sa place au rang des best-seller de l'année.

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