jeudi 16 juin 2011

Challenge Vie de Château par Cess, Miss P et Pimpi



Encore un challenge, je sais! Mais cette fois c'est pour la bonne cause!

Oui parce que je vais reprendre mes recherches en Histoire (oui je suis folle je sais mais que voulez-vous?) je vais en profiter pour glisser dans le challenge des livres que je dois de toute façon lire. Donc, voila pour les justifications (on fait ce qu'on peut n'est-ce pas?). Ce super challenge et les bannières qui vont avec, sont l'oeuvre de Cécile, Miss P. et Pimpi !

J'ai choisi le niveau Marie-Antoinette: 4 livres et 2 films (les livres lus sont en gras).


- She-Wolves d'Elizabeth Norton (non-fiction)

- Will in the world de Stephen Greenblatt (non-fiction)

- Les femmes de dictateur de Diane Ducret (non-fiction)


livres bonus: Autres tomes de la série Jean-François Parot. J'aurai pu ajouter les Philippa Gregory (lobbying de Sandie et Diana) mais non vraiment, classer Philippa Gregory en tant que romans historiques ça me fait trop mal. On verra plus tard ^^

Films:

- Hamlet (version Mel Gibson)

mardi 7 juin 2011

The Last dragonslayer - Jasper Fforde



Jennifer Strange a 16 ans (dans deux semaines), c'est une enfant trouvée et donc par la loi, une sorte d'esclave. Attachée au Grand Zamibini et sa Zambini Tower jusqu'à ses 20 ans, Jennifer dirige Kazam, une agence qui propose des magiciens agréés "bons à tout faire". Mais la magie ne fait plus recette, là où autrefois elle faisait sensation. La situation est presque dramatique pour la Zambini Tower jusqu'à la prédiction de tous les médiums du royaume, annonçant la mort du Dernier Dragon de la main du dernier Dragonslayer.
C'est l'effervescence au royaume du Roi Snodd car chacun sait que la mort du dernier Dragon signifie la libéralisation de ces terres, derniers refuges pour ces nobles créatures. Au milieu de ce chaos, Jennifer aidé de Tiger Praws et son Quarkbeast, doit gérer de nouvelles responsabilités, tandis que partout autour d'elle, les ambitions se déchainent.

Après la série Thursday Next, Jasper Fforde revient avec un livre pour jeunes adultes, dont la traduction devrait arriver en France ce mois de Juin. (Jasper Fforde sera présent à Saint Malo du 11 au 13 juin, info obtenue grâce à Resmiranda!)

Tout d'abord, et même si j'ai moins aimé que les Thursday Next qui sont pour moi génialissimes, on retrouve dans The Last dragonslayer tout ce qui fait du bon Jasper Fforde. L'univers est décalé et funky, bien organisé avec un réseau de télé et une multinationale, la "consolited useful stuff land developpement corporation". Ca sent "Goliath" non?

L'idée originale du livre est d'y avoir inclus la magie de façon étonnant crédible et pourtant "je-m'en-foutiste". On sent bien que l'auteur ne se prend pas trop la tête avec la magie et c'est tant mieux! Elle sert parfaitement son propos sans bloquer l'histoire ou monopoliser l'attention. Elle est le prétexte à toute une réutilisation d'un vocabulaire et d'un imaginaire que Jasper Fforde recuisine à sa sauce, comme il l'avait fait pour la littérature dans Thurday Next.

Comme d'habitude on retrouve tout un tas de méchants (même si aucun égale Hadès...) très vilains qui n'hésitent pas à trahir, parfois là où on ne l'attend pas, mais aussi des héros ADORABLES.

Je suis tombée amoureuse pour tout dire. Non pas d'un héros comme pourrait l'être Tiger Praws (personnage excellent au demeurant) mais du Quarkbeast. Cette bestiole est Trop Géniale! D'ailleurs je suis super heureuse que le prochain roman de la série s'appelle "The song of the Quarkbeast" ! Bref, cette bestiole affreuse aux grandes dents m'a complètement émue.

L'histoire que met en place Jasper Fforde est délirante à bien des égards, ne se prend pas au sérieux, ce qui est encore mieux et vous donne envie de découvrir la suite. Car Jennifer, c'est un peu Thursday ado et j'ai hâte de savoir ce qu'il va lui arriver ensuite.
Si l'histoire initiale trouve son dénouement à la fin de ce premier tome, beaucoup d'éléments restent en suspens et je suis sûre que le second tome peut être meilleur que le premier, et peut aller plus loin dans les aventures de Jennifer Strange. Je l'attends donc impatiemment parce que malgré tout je suis restée sur ma faim et que je veux les réponses à mes questions.


petit plus rigolo: voici comment j'imagine le Quarkbeast (vous vous doutez que ce n'est pas Agnès n'est-ce pas? )-->

vendredi 3 juin 2011

Fringe ou comment regarder une série attachante mais glauque!


C'est un commentaire à chaud de cette première saison de Fringe que je vous livre là puisque j'ai fini l'épisode 20 ce matin.
Je voudrais régler tout de suite le mystère de l'épisode 21 de la première saison. En effet, il est partout noté que la saison 1 comporte 20 épisodes car l'épisode 21 a été diffusé par erreur en tant qu'épisode 11 de la saison 2. Il vaut apparemment mieux le voir dans la saison 1 parce qu'apparemment il ne correspond à rien dans la saison 2. C'est donc ce que je vais faire après vérification.

Comment décrire Fringe? Souvent comparé à X-files pour son côté surnaturel, je peux garantir que ça n'a rien à voir!
Il s'agit de l'histoire de l'agent du FBI Olivia Dunham affecté à la division Fringe chargée de s'occuper des crimes bizarres. Pour ce faire elle est aidé par l'agent Astrid Farnsworth. Mais elle doit aussi s'appuyer sur le doctor Walter Bishop, scientifique d'Harvard placé en hôpital psychiatrique pendant 17 ans à la suite de l'explosion de son labo. Afin de le faire sortir de l'hôpital, elle retrouve le fils de Walter, Peter. A leur côté on retrouve Philip Broyles, le directeur du FBI, Nina Sharp directrice adjointe de la société Massive Dynamics, et Charlie Francis le coéquipier d'Olivia.

CASTING
Anna Torv....................................Olivia Dunham
Joshua Jackson.............................Peter Bishop
John Noble...................................Walter Bishop
Jasika Nicole................................Astrid Fransworth
Blair Brown..................................Nina Sharp
Lance Reddick.............................Philip Broyles
Kirk Acevedo...............................Charlie Francis


La saison débute sur un épisode pilote d'une heure et demie ce qui est idéale pour connaître les personnages et se familiariser avec eux et leur passé. L'interaction entre les personnages est idéale. De plus cela nous plonge directement dans l'action et donne le ton à la série.

J'ai beaucoup aimé l'évolution des personnages. D'assez froids au départ ils deviennent de plus en plus chaleureux, par eux-même et entre eux. On sent une sorte de complicité croissante dans ces diverses relations, notamment la relation Peter/Walter. J'aime aussi énormément la relation Walter/Astrid qui fonctionne très bien. Le personnage d'Olivia Dunham est un personnage complexe que j'ai beaucoup apprécié, de même que l'actrice qui est vraiment dans un jeux émotionnel fort. Beaucoup d'émotion passe par ses expressions faciales et son regard et c'est un vrai plaisir que de suivre l'aventure à ses côtés.
John Noble (Denethor du Seigneur des anneaux, pour ceux qui comme moi ne l'aurait pas reconnu tout de suite) tient la série à lui tout seul tant sa prestation est remarquable! Quand à Joshua Jackson, je n'étais pas convaincue au départ (je n'ai jamais été fan de Dawson) mais je dois avouer qu'il m'a épatée.


Pas de spoiler ici, pour que vous puissiez regarder la série sereinement. Sachez juste qu'il faut la regarder jusqu'au bout car le réalisateur a pris le parti pris de taré (il faut bien le dire) de ne révéler des éléments essentiels de la série que dans le dernier épisode, ce qui nous laisse avec un énorme Cliffhanger! Une fois partie il faut donc aller jusqu'au bout, ce qui peut je l'admets s'avérer un peu laborieux par moment car la série aborde énormément de thèmes distincts et du coup on s'y perd.
N'attendez pas qu'un sujet abordé dans un épisode soit clos dans celui d'après, parfois il y a un trou de 3 épisodes entre différents éléments. Cela entretient le suspens. De même tout n'est pas réglé à la fin de la saison 1 et il va falloir se plonger dans la saison 2 pour en savoir plus.
Du coup cela peut sembler bâclé et brouillon alors qu'en fait il y a une raison précise à ce que tout ne soit pas expliqué à la fin d'un épisode.

Ce que je peux dire pour vous inciter à regarder cette série c'est que la fin de la saison 1 en vaut VRAIMENT la peine.


jeudi 2 juin 2011

Un jour le crime - J.B. Pontalis



Au départ, je pensais en lisant le résumé qu'il s'agissait d'un ouvrage sur la criminologie. Il se trouve qu'en fait je ne connaissais pas Pontalis, car si j'avais su qu'il était psychanalyste je n'aurai pas abordé cet ouvrage de la même manière.
Dans cet essai, Jean-Bertrand Pontalis s'intéresse à la fois au fait criminel mais aussi à la violence en temps que telle.

J'ai bien aimé son explication de la violence dans le simple fait d'ignorer les gens dans la rue, de les "néantiser" comme il dit. C'est pour Pontalis déjà une sorte de violence qui explique les plus grands actes de violence comme le crime passionnel, politique.

Chaque forme de la violence ou presque est abordée dans l'essai de Pontalis et bien que l'essai soit court, il n'en est pas moins passionnant à lire car il nous fait réfléchir. J'ai beaucoup aimé les exemples qu'à choisi l'auteur pour expliquer son propos. L'exemple des soeurs meutrières (soeurs Papin) qui ont sauvagement assassinées leur employeurs, comme ça, presque sans raison est assez stupéfiant!
Pontalis s'intéresse à toutes les facettes de la violence: la violence domestique, passionnelle, organisée, légitimée jusqu'à la Shoah, sorte de paroxysme de la violence.

Son style est simple (dans le bon sens du terme) ce qui fait qu'il est facilement compréhensible pour un néophite. Cependant, le sujet traité, assez compliqué, demande un certain niveau de pré-requis pour bien comprendre les propos du psychanalyste qui peut passer pour moralisateur parfois. Il excuse par exemple les femmes trompées qui s'en prennent à leur mari.
Cependant, l'essai est vraiment prenant et intéressant.

Une bonne réflexion sur la violence à une époque où celle-ci semble être de plus en plus présence dans la sphère publique et privée.

Merci aux éditions Gallimard pour ce partenariat.

mercredi 1 juin 2011

Challenge Vintage whoopsy Daisy



Voila, j'ai encore craqué...mais bonne nouvelle, ce challenge va en fait faire baisser ma PAL. Il s'agit du challenge Vintage consacré aux romans des années 20 à 60.
Voici ma liste. Les livres lus sont en gras.


J'ai choisi le niveau 2 - Classic Vintage. Il faut lire 5 romans.


- Gatsby le magnifique de J.S. Fitzgeral (critique ici)
- The forgotten garden de Kate Morton
- The House at Riverton de Kate Morton (critique ici)
- Bleeding heart square d'Andrew taylor
- Tante Mame de Patrick Dennis (c'est par là)

(déjà lu: Le cercle des amateurs d'épluchures de patates et I capture the castle donc je ne les rajoute pas).

Je mets en bonus quelques livres qui me tentent mais que je lirais plus tard.
- Miss Pettigrew's life for a day
- la série des Phryne Fisher de Kerry Greenwood
- Water for Elephant de Sarah Gruen
- The distant hours de Kate Morton


De retour de la bibliothèque

Oui, rien que le titre ça fait mal déjà parce qu'on sait que je suis revenue ULTRA chargée!

Il me restait encore deux livres:


- Du bout des doigts de Sarah Waters
- Le livre des secrets de Michael Cox

Tous les deux font partie de mon Challenge Néo-Victorien

Aujourd'hui j'ai craqué pour :


- Un tramway nommé désir et une chatte sur un toit brûlant de Tennessee Williams (pour le Challenge Southern Literature) critique ici et ici
- Gatsby le Mangifique de Francis Scott Fitzgerald (parce que oui je ne l'ai jamais lu...Challenge Vintage) --> c'est par là!
- Franny et Zooey de J.D. Salinger
- Dressez haut la poutre maîtresse, charpentiers de J.D. Salinger
- L'histoire sans fin de Michael Ende : here
- 16 Lunes de Kami Garcia et Margaret Stohl --> critique ici
- Ella l'ensorcelée de Gail Carson Levine --> à lire absolument!!!
- Ma soeur est une sorcière de Diana Wynne Jones : Hommage à Diana Wynne Jones

ça en fait des titres, surtout que ma PAL est déjà longue comme un jour sans pain!

Critiques mises à jour!

Numero 4 - Pittacus Lore


Après le film, le livre comme promis. La critique ne va pas être brillante je vous préviens, car je n'ai pas réussi à finir le livre (ce qui est très rare). J'ai lâchement abandonné à la 70ème page, je n'en pouvais plus.
Le fait que je connaissais déjà l'histoire a dû jouer mais honnêtement je n'ai pas adhéré au concept. Je ne suis pas une fan des aliens à la base (sauf le Doctor, là je signe et resigne!). Je vais tout de même essayer de faire une critique constructive.

Résumé:
Neuf d'entre nous sont venus sur Terre. Notre but était de grandir, de nous entraîner et de nous réunir pour ne faire plus qu'un afin de les combattre. Mais ils nous ont trouvés et nous ont pris en chasse les premiers. À présent, nous sommes tous en fuite. Nous nous cachons en permanence, pour que personne ne nous repère. Nous vivons parmi vous sans que vous vous en rendiez compte. Mais eux le savent. Ils ont attrapé Numéro Un en Malaisie. Numéro Deux en Angleterre. Et Numéro Trois au Kenya. Ils les ont tous tués. Je suis Numéro Quatre. Le prochain sur la liste. Pittacus Tore est le chef des Anciens de Lorien. Il vit sur Terre depuis douze ans, où il prépare la guerre qui décidera de l'avenir de notre planète. Personne ne sait où il se cache.

Derrière le pseudonyme de Pittacus Lore, se cache deux écrivains américains. L'idée de base m'a assez séduite même si elle est copiée sur Daniel Handler connu sous le nom de Lemony Snicket. Comme Lemony, Pittacus Lore est intégré au récit en tant que grand ancêtre des Loriens. Jusque là, je n'ai rien à redire. Sauf que...

La mayonnaise n'a pas du tout pris. Mon plus gros reproche concerne sans nul doute la trame ultra simpliste du roman. Il ne révolutionne pas le genre (ça encore...) mais pire il n'y apporte rien de neuf. Les "gentils" aliens sont monogames, beau, humanoïdes et ont des "dons", bref ils sont parfaits quoi. Et donc terriblement agaçants. Quant aux méchants aliens, ils sont très méchants, ont laissé pourrir leur planète et du coup ils ne ressemblent à rien. J'ai un peu de mal avec cette acceptation des gentils presque humains et beaux et les méchants aliens moches. Je trouve que c'est un peu trop simpliste. A la limite je préfère la version d'Avatar ou les gentils aliens ont une forme humanoïde mais ne sont pas des humains. Les deux personnages principaux ne m'ont pas dérangée outre mesure mais la fille Sarah a le relief d'un poireau. C'est un personnage très plat pour moi (autant que celle du film), du coup je ne suis pas attachée à ses problèmes de fille branchée-mais-qui-s'est-rendue-compte-que-la-vie-ce-n'est-pas-ça et qui-prend-des-photos-pour-faire-style-que mais qui en fait-est-toujours-aussi-branchée...
Le genre de personnage que je ne supporte pas donc et qui dans ma tête est associée à pas mal d'américaine.

Mais je crois que le pire dans tout ça c'est le style. En fait il n'y en a pas. L'écriture est plate, peu percutante, trop nature pour-faire-d'jeunes quoi. Alors je l'ai lu en français, je ne sais pas si c'est un problème lié à la traduction mais après Marie Aude Murail et Malikha Ferdjoukh j'ai frôlé le claquage de neurones. Il n'y a rien de percutant, de drôle...du coup on s'ennuie ferme.

Et j'ai abandonné. Je sais ce n'est pas bien mais je n'ai vraiment pas pu aller plus loin. Je crois que mon avis rejoint celui sur le film, ça pourrait être divertissant, mais c'est un peu trop niais et fourre-tout. Dommage.