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lundi 1 avril 2013

Changeless (Sans forme) - Parasol Protectorate #2 - Gail Carriger


COUP DE COEUR DE PERSEPHONE

Présentation de l'éditeur: Après diverse péripétie impliquant des scientifiques fous et des situations plus que compromettantes, Miss Alexia Tarabotti est enfin devenue Lady Alexia Woolsey. Un jour qu’elle se réveille de sa sieste, s’attendant à trouver son époux gentiment endormi à ses côtés comme tout loup-garou qui se respecte, elle le découvre hurlant à s’en faire exploser les poumons. Puis il disparaît sans explication… laissant Alexia seule, aux prises avec un régiment de soldats non-humains, une pléthore de fantômes exorcisés, et une reine Victoria qui n’est point amusée du tout. Mais Alexia est toujours armée de sa fidèle ombrelle et des dernières tendances de la mode, sans oublier un arsenal de civilités cinglantes. Et même quand ses investigations pour retrouver son incontrôlable mari la conduisent en Écosse, le repère des gilets les plus laids du monde, elle est prête ! 

 Mon amour pour Gail Carriger n'a plus de limite. En plus d'être archéologue et ethnologue (ce qui en fait déjà une femme selon mon coeur), elle a eu la classe de me souhaiter mon anniversaire (oui madame, oui monsieur). Je suis éblouie par tant de gentillesse envers le lecteur lambda. Elle a donc rejoint Jasper Fforde dans mon panthéon des auteurs que j'aime d'amour. Lorsque Tam-Tam, Chi-Chi, Min et Sandy ont décidé de faire une lecture commune j'ai sauté sur l'occasion et je me suis jointe à elles. Je leur dois beaucoup de couinage et de paillette envers la musculature de Lord Connall et des kilts. 

Je suis toujours aussi fan de l'humour de Gail Carriger, c'est piquant et toujours placé au bon moment. Ce qui fait de cette série une bonne série c'est avant tout le style de l'auteur. Il est fouillé, pointu et Gail Carriger arrive à donner un ton et une vraie personnalité à chacun des personnages qu'elle met en scène. On arrive à reconnaître le ton authoritaire d'Alexia, l'accent écossais de Connall (irrésistible l'accent), la préciosité de Tunstell, la classe qui émane du professeur Lyall, les fantaisies de Ivy et le fait que Lord Akeldama parle vraiment en italique! On sent qu'il y a un choix des mots faits, qu'elle pense et travaille ce qu'elle écrit. C'est vraiment agréable de sentir que l'auteure maîtrise son écriture. 

Alexia Tarabotti est réellement un personnage que j'aime beaucoup, elle est forte, drôle avec beaucoup de sang froid et ça m'a fait plaisir de la retrouver dans un autre role que la spinster in making. J'ai adoré la voir en femme mariée, en comtesse Maccon et de la voir s'intégrer à la meute et au mode de vie de son mari. Son ombrelle est un personnage à part entière, avec une âme. Le détournement d'un symbole victorien en une arme est bien vu et donne tout le ton Steampunk au roman. Même si on voit moins Connall dans ce tome, j'ai été plus que ravie de le retrouver, surtout dans son terrain naturel en Ecosse. La meute de loups-garous en kilt est une excellente idée! "There is knees everywhere!" comme dirait Ivy. Ivy et Tunstell sont toujours aussi drôles, drama queen et king par rapport à Alexia et Connall plus pragmatiques. Lord Akeldama chou reste un amour rococo. Le Major Channing Channing of the Chesterfield Channings prouve que les gamma peuvent être tout à fait graouu (oui ce n'est pas un terme technique mais c'est ma chronique après tout je fais ce que je veux!). Froid, insolent, il met les nerfs d'Alexia a rude épreuve mais ma foi, il n'est pas si mal à regarder, surtout lorsqu'il passe de loup à humain...Mrs Maccon a les yeux qui trainent et nous avec. Je suis en revanche plus critique au sujet de Mme Lefoux. C'est un personnage que je n'aime pas (même si c'est un des préférés de Gail Carriger). Je le trouve convenu, assez inutile et très peu drôle. Là ou Akeldama est dans la caricature et arrive néanmoins à être touchant, Mme Lefoux manque pour moi d'originalité. Elle est toujours là où on l'attend et ça m'ennui la plupart du temps. Il faudra que Gail Carriger nous explique ce qu'elle a contre les français parce qu'on prend cher! 

En ce qui concerne l'intrigue principale, le déplacement en Ecosse m'a beaucoup plu. J'ai trouvé vraiment sympathique de découvrir Maccon dans une autre situation que le maître des lieux, le mystère de l'humanisation des loups-garous sous-jacente était là aussi une bonne idée dans la mesure où l'on en apprend plus sur Mr Tarabotti, père de la susnommée comtesse. Floote est un majordome atypique et il me tarde d'en savoir plus sur lui. Je n'ai pas été bluffée par une des intrigues qu'elle met en place, j'ai trouvé ça plutôt facile et vite décelable mais comme le reste m'a passionnée, ça n'a pas une grande importance. 

J'admire toujours autant le travail sur le monde qu'elle met en place, les relations dans les meutes, avec les vampires, avec la reine Victoria, on sent qu'il y a un vrai travail derrière, on sent l'ethnologue dans la construction de l'univers du Parasol Protectorate et c'est qui fait que j'aime cette série, comme Mercy Thompson de Patricia Briggs qui s'en rapproche par de nombreux côtés. 

Comme ce tome se termine sur un cliffhanger de malade je ne peux pas en dire plus...juste une chose: Lisez-le! Je vous donne rendez-vous bientôt pour le troisième tome (déjà lu mais pas encore commenté!).

mardi 10 janvier 2012

Soulless - The Parasol Protectorate #1 - Gail Carriger


COUP DE COEUR DE PERSEPHONE

Ultime vérité: Avec Peabody-Emerson tu glousses, avec Tarabotti-Maccon tu couines. CQFD.

Présentation de l'éditeur: Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, ne lui avait pas été présenté !
Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame -t-il réellement dans la bonne société londonienne ?

Vous l'aurez remarqué je suis dans une période un peu romance. En fait je n'ai pas fait exprès d'enchaîner les Peabody-Emerson et les Tarabotti-Maccon mais il se trouve qu'ils étaient dans ma PàL depuis un moment et que par le plus pur des hasards ils se sont retrouver en même temps entre mes mains.

Evidemment après Peabody j'étais sûre d'adorer Soulless et effectivement c'est le cas. Il faut cependant être clair, Soulless est beaucoup plus "romance" que Peabody et ce pour deux raisons (je vais devoir définir romance parce qu'apparemment ma définition n'est pas la définition canonique).
Tout d'abord l'histoire d'amour prend beaucoup plus de place que le mystère dans Soulless que dans Peabody. Là où Peabody mène l'enquête, c'est plutôt l'enquête qui tombe sur Alexia Tarabotti. Ensuite et je ne vous spoile pas en vous disant ça mais je le fais pour que vous soyez pleinement conscient de la teneur du roman, Soulless est largement plus hot que les Peabody. Rien de vraiment hard mais bon il faut le savoir cela concerne une bonne partie du roman.
Remarquez je ne m'en suis pas plainte du tout hein (Lord Maccon involved!)

Alors oui c'est vrai ce premier tome est à moitié concentré sur une histoire, une sorte d'énigme à résoudre et à moitié sur une histoire d'amour. Autant prévenir.
Personnellement j'ai beaucoup aimé parce que j'ai trouvé que l'ensemble était bien dosé, les deux s'entremêlent assez bien ce qui fait qu'on ne peut pas s'ennuyer, il n'y a pas de temps mort dans le récit (et il y a un potentiel de couinage assez important).

En ce qui concerne l'histoire d'amour j'ai beaucoup aimé la façon dont Gail Carriger amène tout ça. Evidemment on sait tout de suite comment ça va finir entre Maccon et Tarabotti et d'ailleurs le lecteur le souhaite très fort mais les tergiversations des personnages sont très bien rendues. D'un côté Lord Maccon se méprend sur ses sentiments, il pense que ce n'est que son côté "loup-garous" et juste ses instincts animal alors qu'il est tout simplement amoureux. De son côté Alexia est tellement persuadée qu'elle est laide et qu'elle ne vaut rien qu'elle ne pense pas 5 secondes que Lord Maccon puisse vraiment s'intéresser à elle. Du coup elle fait tout ce qu'elle peut pour que Lord Maccon ne se sente pas "obligé" d'être avec elle. Du coup je n'ai pas trouvé tout ce préambule et les premières tergiversations (parce que je vous rassure, au bout d'un moment ils ne se posent plus vraiment de question) des personnages trop lourdes. Vraiment, pour moi c'était bien dosé et crédible. Du coup j'ai beaucoup apprécier lire leurs échanges phénoménaux! C'est toujours une partie de plaisir de les voir se chamailler, se séduire et presque jouer l'un avec l'autre et puis Lord Maccon est trop swoonnant....il est terriblement magnétique et puis c'est un loup-garou et j'adore les loups-garous.

Alexia Tarabotti est extrêmement touchante et je m'en suis sentie vraiment très proche. Sa famille est tout bonnement affreuse, j'ai envie de claquer sa mère et ses demi-soeurs vraiment très fort.
Depuis qu'elle a 15 ans tout le monde lui répète qu'elle est laide (elle a le teint bronzé et un long nez), des cheveux très noirs, qu'elle est trop ronde (un comble pour le XIXe quand même) et que ça ne sert à rien de dépenser des sommes folles pour l'habiller puisque de toute façon personne ne voudra d'elle. Ca m'a fait sortir de mes gonds et du coup je me suis prise de sympathie pour Alexia immédiatement! Le personnage est d'ailleurs cohérent avec lui-même ce qui se révèle être très agréable. C'était très bien amené de la part de Gail Carriger et les interrogations d'Alexia ne sont pas répétitives. Elle n'a rien de la petite oie blanche qui se pose des questions idiotes. C'est vraiment ce que j'ai aimé avec ce personnage.

Le roman est clairement steampunk. Je dois dire que là encore j'ai très vite accroché avec l'ambiance. Je pense qu'il est steam mais pas trop. L'idée est originale. Les vampires et loups-garous, fantômes et autres se sont faits connaître vers le XVIe siècle. En Angleterre ils ont été reconnu par Henry VIII et depuis Elizabeth sont organisés en Hive (ruche) pour les Vampires et Pack (meute) pour les Loups-garous l'ensemble étant contrôlé par le BUR c'est à dire le Bureau de contrôle des êtres supernaturels. Le système est vraiment bien pensé, logique et crédible. Aux Hives et Packs (ce sont les termes anglais) il faut ajouter que des drones et des clavigers servent les vampires et les loups-garous. Les drones espèrent pouvoir être fait vampires et les clavigers loups-garous. Enfin vous avez les roves et les loners qui sont des vampires ou loups-garous n'appartenant pas à un ensemble de ses congénères.
Et puis vous avez Alexia Tarabotti, un preternatural, une sans âme dont la particularité est de neutraliser les êtres supernaturels rien qu'en les touchant. Tout un monde donc, mais facile à comprendre. L'esprit steam se retrouve vraiment dans la fameuse ombrelle d'Alexia!

L'histoire est elle aussi bien menée ni trop simple ni trop complexe et elle présage des aventures intéressantes pour les autres tomes! J'ai hâte de voir comment tout ça va se complexifier parce que je pense que ce n'est pas fini. Les derniers chapitres étaient particulièrement prenant. C'était à la fois affreux, drôle, émouvant, émoustillant, un pot pourri de sensations bien agréables!

Pour résumer, si vous avez encore des doutes: LORD MACCON (beau, compliqué, écossais, loups-garous...)

Lu dans le cadre du mois anglais et du challenge Steampunk!
Soulless est aussi une lecture Commune avec Miss Blueberries (qui a adoré) et Pandamouflé. Vous pouvez aussi aller chez Miss Babooshka tout à fait d'accord avec nous!