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vendredi 22 novembre 2013

Doctor Who: 50ème anniversaire d'une série culte!


DOCTOR WHO REVIENT!  

Et pas pour n'importe quoi, ma bonne dame. Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, demain sera diffusé l'épisode anniversaire des 50 ans de la série culte britannique: The Day of the Doctor avec pour l'occasion le retour de David Tennant et Billie Piper. 

A cette occasion, bandes-annonces, documentaires, minisodes, jeux, chroniques et affiches pullulent sur le net. Pour vous y retrouver, voici un petit guide de ce qu'il ne faut pas manquer ce soir et demain!  

ATTENTION IL FAUT AVOIR VU LA SAISON 7 EN ENTIER, SINON SPOILERS! 


Commençons d'abord par un petit récapitulatif du dernier épisode de la saison 7: The Name of the Doctor. Je vous laisse regarder la vidéo.


Après cette fin à vous couper le souffle, il a fallu attendre longtemps! Très longtemps avant d'avoir le droit à deux trailers et un teaser. De quoi nous mettre l'eau à la bouche non?

Trailer #1

Teaser


Trailer #2

La BBC ne s'arrête pas en si bons chemins! Hier soir, sur BBC One, elle a diffusé : An adventure in space and time, un téléfilm avec Jessica Raine sur la genèse de Doctor Who.


Le minisode, avec Eight! The Night of the Doctor est arrivé la semaine dernière. A ne pas louper pour faire le lien entre la fin de la saison 7 et l'épisode The Day of the Doctor


et enfin le Prequel: The last day



Le programme se poursuit, avec ce soir, 20h-22h sur BBC Three (heure française) un documentaire: Doctor Who: the Ultimate guide 

Demain sur BBC One de 19h50 à 21h05 (heure anglaise) ne manquez pas The Day of the Doctor.
Pour ceux qui voudrait profiter de tout ça, vous avez ici le site Doctor Who de BBC One (avec clips, images, exclu etc) et ici la chaine youtube de BBC one  Pour les Twittos, n'oubliez pas le Hastag #SaveTheDay 

En attendant de voir cet épisode spécial, je vous propose d'aller jouer au doodle de google sur www.google.co.uk (ça marche pour .fr aussi) et de suivre la chronique série du Fossoyeur de film (reconverti), concise mais claire. Il a trouvé deux surnoms super pour Ten et Eleven. Ne ratez pas ça.
Quant à moi je vous laisse avec deux vidéos qui préparent déjà l'épisode de Noël et le nouveau doctor: Peter Capaldi.



Petit montage sur le personnage de Capaldi: Malcom Turner et Doctor Who

jeudi 3 octobre 2013

Battlestar Galactica - Saison 1



Résumé: (Sans Spoiler sur les évènements du pilot): Après l'attaque des cylons, quelques vaisseaux humains parviennent à se sauver. La flotte se recompose lentement autour de la présidente Roslin et du Commandant Adama. Quatre des douze cylons se sont révélés (dont trois à la flotte seulement) et il s'agit maintenant pour les humains de retrouver la treizième colonies: la Terre. C'est sans compter sur les problèmes techniques, éthiques et politiques que pose la survie dans l'espace. 


CASTING

Edward James Olmos ..................................................... Commandant Adama
Mary McDonnell ............................................................ Laura Roslin
Katee Sackhoff ............................................................... Kara "Starbuck" Thrace
Jamie Bamber ................................................................. Lee "Apollo" Adama
James Callis .................................................................... Gaius Baltar
Tricia Helfer .................................................................... Numéro Six
Callum Keith Rennie ....................................................... Leoben Conoy
Grace Park ...................................................................... Lt. Sharon "Boomer" Valerii
Michael Hogan ................................................................ Colonel Saul Tigh
Matthew Bennett ............................................................. Doral
Paul Campbell ................................................................. Billy Keikeya
Aaron Douglas ................................................................ Chef Galen Tyrol
Nicky Clyne .................................................................... Spécialiste Cally
Tahmoh Penikett ........................................................ Lieutenant Karl "Helo" Agathon
Kandyse McClure ............................................... Sous-Officier Anastasia "Dee" Dualla
Alessandro Juliani ........................................................... Lieutenant Felix Gaeta

Je sens que je vais galérer pour cette chronique. Oui parce que parler de Battlestar Galactica en soi c'est complexe mais parler de la série sans spoiler c'est encore plus dur. Une gageure diraient certains. Du coup je vais faire cette chronique en deux temps: constatations générales d'abord sur la série, garanties sans spoiler et une seconde partie où je pourrais parler un peu plus des personnages et des épisodes, avec spoilers of course.

Mais tout d'abord, pour celles et ceux qui ne connaitraient pas Battlestar Galactica, je vous invite à lire cette chronique-ci, qui vous présentera le pilote de la série qui dure trois heures, rien que ça. NE COMMENCEZ PAS LA SAISON 1 SANS AVOIR VU LE PILOT!

C'est bon tout le monde est prévenu? On peut y aller? Let's go!

SECTION SANS SPOILER




J'ai donc enchaîné le fameux film d'introduction avec la saison 1 et ce que je peux d'ores et déjà vous dire, c'est que la série se poursuit dans la même veine de qualité que ce qui nous était déjà offert. De multiples pistes de réflexion s'offrent à nous et je pense que je serais bien en peine de tout explorer à fond. Chaque épisode ou presque pose une question sur un aspect de notre société et de son bien fondé en période de crise. Il est évident que ces questionnements ne peuvent que résonner dans notre inconscient collectif et individuel. Que faire à la place des personnages de la série?
Que se soit le maintien des élections et d'un système politique démocratique, la question des prisonniers ou du choix militaire entre guerre et sécurité, c'est une multitude de questions qui se posent et qui peuvent également rester sans réponse. La saison 1 n'est ni plus ni moins que la continuité du pilot. Cela peut paraître finalement assez simpliste dans la forme mais il est évident avec la fin de la saison que la saison 2 sera sans doute radicalement différente. La saison permet de finir de poser les bases, de même que la mythologie de la série et il s'agit à présent d'avancer et de répondre à tout cela.

Les cylons sont des êtres passionnants. Plus on avance dans la série, plus on se rend compte finalement qu'il y a des êtres "bons" et "mauvais" dans les deux camps. Je mets des "" car il est évident que la réflexion de Battlestar va au-delà d'un manichéisme primaire. Chaque personnage est complexe, avec de bonnes idées, des traits de caractère insupportables, de moments de bravoures ou d'actions stupides. Certains évoluent vite, d'autres lentement, mais tous ont une progression logique qui nous pousse à vouloir en savoir plus. Il y a évidemment la question de savoir qui sont les huit autres cylons et surtout qui sont les final five. Je dois admettre que finalement ce n'est pas, pour le moment ce qui me tient le plus en haleine. Je suis tellement préparée à ce que tous les personnages soient des cylons que plus rien ou presque ne peut m'étonner. On me souffle dans l'oreillette que tout ça va bien se complexifier après. Réponse dans ma prochaine chronique.

La réalisation est toujours aussi impressionnante. Elle est sobre, sans fioriture inutile. Il n'y a jamais de surenchère dans les décors ou les costumes pour créer un univers différent du nôtre. L'ensemble est naturel sans être fondamentalement exotique, juste réaliste, gageure pour une série de SF. C'est une qualité que j'apprécie beaucoup car finalement, rien ne fait jamais cheap. Les batailles dans l'espace n'ont rien à envier aux plus grands films du cinéma du genre et l'organisation militaire est vraiment bien rendue.

En fait je ne pourrais mieux parler de Battlestar que de dire à tous ceux qui ne connaissent pas la série qu'elle va bien au-delà de l'image SF qu'elle peut donner. Peu importe que vous ne soyez pas fan de ce genre de littérature et de films, que le space opera ne vous branche pas, que le space military non plus. Battlestar Galactica c'est avant tout une réflexion sur l'humain et sur nos sociétés. L'action est simplement placée dans un contexte de SF - brillant il faut l'avouer aussi - mais ce qui fait le génie de la série c'est surtout les questions que les scénaristes nous pose. Je ne peux que vous conseiller de la regarder.

Quittons à présent le monde du spoiler-free pour nous plonger plus avant dans les rebondissements de cette saison 1.


Je crois qu'on ne peut pas rester de glace devant cette première saison. Je sais, je sais, elle est moins bien que la saison 2 et 3 mais je ne peux pas encore juger. Ce qui me frappe surtout c'est que l'on rentre dans le vif du sujet à bien des égards. Je fais beaucoup rire le mangeur de muffins avec mes théories à la noix. N'insistez pas je ne dirais rien! On ne peut pas ne pas cogiter en permanence sur les motivations des personnages, les actions à venir et surtout: qui sont ces foutus cylons!

Je vais tenter de parler de tous les personnages et des rebondissements des différents épisodes. Ca risque d'être un joyeux foutoir, donc pas de panique!

Tout d'abord, je reste sur mes impressions premières: le Commandant Adama et Gaius Baltar sont mes personnages préférés et pourtant ils sont bien différents!
J'aime beaucoup la dignité dont fait preuve Adama tout au long de cette saison 1. Les choix à faire sont loin d'être simples, je pense bien évidemment à l'épisode 1 mais il garde la tête froide. C'est un homme qui a bon fond et à plusieurs reprises il le démontre bien, avec Starbuck tout d'abord, puis avec Tigh lorsqu'il ramène sa femme à bord - même si à mon avis, ce choix là est super contestable vu la femme de Tigh. C'est véritablement un personnage pour lequel j'éprouve énormément d'empathie et qui sait me toucher. Je ne dis pas que je suis toujours d'accord avec lui mais dans l'ensemble, c'est l'un des rares à ne pas m'agacer prodigieusement.

Gaius Baltar...c'est tout un poème, je sais que certains le déteste, moi je l'aime. J'aime sa complexité: responsable mais pas coupable et la présence de Six dans sa tête ne fait que renforcer cette complexité.
Qui est numéro Six? Est-ce la même que celle qui était sur Caprica? Elle y ressemble puisqu'elle aime Gaius mais n'est-elle pas simplement le fruit de l'imagination de ce dernier? Si c'est le cas, comment se fait-il alors qu'elle soit au courant d'évènement à venir? Cela indiquerait-il que Gaius est lui-même un cylon? Mais si c'est un cylon, pourquoi l'avoir utilisé sur Caprica pour mener à bien l'invasion? Leur fallait-il un cylon supra intelligent capable de s'adapter à la société humaine pour en craquer les codes? Et si elle n'est pas juste le fruit de l'imagination de Gaius: mais que fout-elle dans sa tête bordel ?! Oui je sais ça fait beaucoup de questions. Cela dit, cela prouve aussi à quel point Gaius et la numéro Six dans sa tête sont passionnants. Leur duo est très drôle, surtout lorsque Six met Gaius dans des situations complètement absurdes.
Je trouve surtout Gaius intéressant dans son choix de ne pas démasquer les cylons. Bien qu'il sache la véritable nature de Boomer, il la garde secrète, même si par la suite il lui prodigue des conseils sachant bien ce qu'elle est. Idem avec la femme de Tigh lorsqu'il doit faire les tests et qu'il déclare à Six qu'il n'y aura jamais de cylons. Pourquoi agir de la sorte? Parce qu'il veut éviter que les gens se soupçonnent? Dans un élan humaniste ou pour d'obscures raisons? Personnellement je pense pour l'élan humaniste de Gaius qui colle bien avec sa conversion à la religion des cylons. L'épisode 7 est forcément un épisode que j'aime beaucoup et je trouve ça diablement et perversement intelligent de l'accuser pour mieux l'innocenter, le mettant définitivement à l'abris d'une révélation gênante.

Cet élément religieux est d'ailleurs une des questions que je préfère dans la série. S'oppose au polythéisme des humains le monothéisme des cylons. Cela n'a l'air de rien, ou bien moraliste mais la réflexion est plus fine que cela, la fin de la saison 1 nous ouvrant d'ailleurs la porte à des découvertes futures.

Numéro Six et en particulier celle dans la tête de Gaius a su me toucher. Son amour dévorant pour le scientifique - dont je doute sérieusement de l'attachement - et sa soif d'enfants ont su m'émouvoir. Pas dit que cela continue mais c'est un personnage dont je veux connaitre les développements. A noter qu'elle est toujours hypersexualisée dans la tête de Gaius, avec des vêtements courts et décolletés alors que sur Caprica, elle se montre beaucoup plus classique, signe que l'imagination de Gaius a une influence sur elle.

Si j'aimais beaucoup la présidente lors du pilot et le début de la saison, elle part complètement en sucette à partir de l'épisode 7 et entérine mon désamour avec l'épisode suivant. Non mais sans blague, lorsqu'on suspecte l'un des hommes les plus intelligents de la flotte et surtout, le seul à pouvoir mettre au point un système de repérage des cylons, d'avoir trahi sa race que faites-vous: 1) vous attendez prudemment le résultat définitif de l'enquête et/ou du procès avant de donner votre avis, 2) vous vous mettez de son côté 3) vous allez le voir dans sa cellule, vous le regardez droit dans les yeux et vous lui balancez que vous n'avez jamais pu le blairer et que vous êtes sûre qu'il est un traitre ? Je vous laisse deviner la position de Roslin....Autant je trouve la solution 2 politiquement stupide, autant la 3 est purement suicidaire. Lorsqu'en plus il s'avèrera que les photos accusants Gaius ont été truquées, elle se retrouve bien stupide. J'ai nettement préférée la réaction d'Adama au problème de la dénonciation de Gaius, plus mesurée. Surtout que lorsqu'ils ont besoin d'un bon candidat face à Zarek, les magouilles politiques de Roslin la pousse à proposer le poste à Gaius susceptible de se faire élire - ce qui me fait penser que maintenant qu'il est vice-président et si un jour il sort de Kobol, il deviendra président et j'ai hâte de voir ça! Roslin est un personnage qui change beaucoup, passant d'une institutrice au gouvernement, naïve mais capable en une politicienne redoutable. Quant aux derniers épisodes sur sa folie de récupérer la lance d'Apollon, peut-être a-t-elle raison de poursuivre cette chimère, sa décision portera sûrement ses fruits mais je trouve complètement absurde de retourner Starbuck contre Adama et de mettre en péril la flotte entière pour une flèche. N'est-ce pas ce qu'elle reprochait à Adama dans l'épisode 5 lorsque ce dernier tente de sauver Starbuck coûte que coûte? Quant à retourner Starbuck c'est d'une imbécilité sans borne. Déjà que la pauvre Kara n'est pas toujours intelligente, si on lui bousille le reste du cerveau...
L'épisode 8 marque pour moi le vrai tournant, lorsque face à Leoben elle revient sur sa parole et l'exécute sans autre forme de procès. J'ai trouvé ça tellement indigne d'elle et de ce qu'elle était au départ. Le pouvoir l'a changée et certes elle agit toujours pour le "bien de l'humanité" mais ses incohérences politiques m'insupportent. Elle a un programme et elle le suit envers et contre tout parfois jusqu'à l'absurde. Je me demande ce que sa destitution par Adama à la fin de la série va apporter comme conséquences et si elle va retourner au pouvoir puisqu'Adama est momentanément hors-service.

L'épisode 8 est aussi un épisode fort pour moi à cause de Starbuck. Starbuck je ne l'aime pas, je ne l'ai jamais aimé. Elle peut avoir toutes les excuses du monde elle me tape constamment sur le système. Elle n'est pas badass elle est stupide. On se demande même comment elle a pu rentrer dans l'armée avec son sale caractère. Du coup lorsqu'elle est nommée pour interroger Leoben, je râle. Je râle parce que je pense sincèrement que ce n'est pas la meilleure personne pour ce genre de poste et effectivement elle se révèle plus qu'incompétente face à un Leoben spirituellement en forme. Là intervient la présidente qui se montre odieuse, faisant de fausses promesses à Leoben et l'envoyant ad patres sans sommation. C'est véritablement là que s'opère un petit miracle pour moi: Starbuck se montre humaine envers un cylon, lui tend la main alors même qu'il s'apprête à mourir. Victoire pour Leoben, quelqu'un doute déjà. Pour le reste de la saison, elle se montre fidèle à elle-même mais dans cet épisode 8 je trouve qu'elle a un beau geste.

Leoben justement est un cylon que j'aime énormément. J'ai hâte de le voir plus. Il a, à mon sens, un rôle assez proche de celui de Somni dans Cloud Atlas. C'est l'élément qui apporte le questionnement et le doute.

Lee Adama est un personnage que je trouve fade et j'attends de le voir se révéler. A cheval entre la présidente et son père, son balancement m'agace. Dans une situation pareille, avec un poste militaire aussi important que le sien, je ne pense pas que faire la girouette soit réellement stratégique. Son tête-à-tête face à Zarek dans l'épisode 3 est assez révélateur d'ailleurs du personnage. Personnellement, je sens le potentiel d'Apollo, contrairement à Starbuck et j'ai hâte de le voir s'exprimer pleinement parce que moralement, Lee est intéressant. Ses doutes dans l'épisode 1 avec l'Olympic Carrier est révélateur de sa personnalité. Il garde un côté humain même sous les ordres militaires. J'avoue cependant que son retournement dans le dernier épisode m'a donné envie de lui crépifier la tronche. A suivre donc...

Boomer/n°8 est l'un des personnages qui arrivent à me toucher le plus. Au fil des épisodes, on voit Boomer s'enfoncer de plus en plus dans ses doutes. C'est physiquement violent de la voir se demander si elle est un cylon, alors qu'elle voue sa vie tous les jours à la flotte. Sa résistance lors de l'épisode sur la recherche de l'eau force le respect. Les derniers épisodes, de sa tentative de suicide à la révélation suprême pour elle qu'elle est un modèle de cylon, sont poignants. Boomer est une femme qui perd tout: ses certitudes, son passé, l'homme qu'elle aime et jusqu'à son humanité. J'admets que je n'ai jamais vu venir la dernière minute du dernier épisode. Après qu'elle ait fait exploser le vaisseau cylon avec son modèle à bord, je pensais qu'elle ferait profil bas. Cylon activé lorsqu'elle tire sur Adama, hallucination totale de l'autre côté de l'écran. Parallèlement à la déshumanisation de Boomer, n°8 sur Caprica se prend à son propre piège. Prévue pour piéger Helo, elle finit non seulement par en tomber amoureuse mais est aussi prête à tout pour lui sauver la vie, ce que ce dernier comprend in extremis. Quant à la révélation du "Je suis enceinte" je le voyais bien venir même si cela rajoute de nombreuses questions sur la nature profonde des cylons. Finalement ils sont peut-être aussi humains que les humains. Les destinées de Boomer et n°8 sont vraiment construites en miroir ce qui est passionnant à suivre.
Comme n°8, Helo est du côté des personnages justes, qui n'hésiteront pas, je pense, à sauver des ennemis qui auraient une personnalité propre et une envie de vivre en commun. C'est un personnage que j'aime beaucoup, notamment son amour inconditionnel pour Sharon et je suis heureuse qu'il finisse par retrouver Starbuck. Sa storyline en solitaire va maintenant prendre fin et le couple qu'il forme avec Sharon et leur futur bébé va amener une dynamique nouvelle pour la saison 2 en même temps que des questions sans fin!

Je pense que je reparlerai de Zarek plus tard, je veux avoir plus de cartes en mains avant d'en donner un avis. Enfin, je pense que Gaeta a vocation a devenir un personnage de premier plan. J'ai toujours pensé qu'il était un cylon, je pensais d'ailleurs que ce serait lui le quatrième cylon dévoilé dans le pilot. Nous verrons bien si j'ai raison. Dee Dualla aussi a vocation a devenir importante je pense, tout comme la femme de Tigh que je ne supporte pas.

J'ai aimé tous les épisodes mais si je devais parler d'un seul en particulier ce serait: The hand of God, lorsqu'ils doivent récupérer du Tylium pour la flotte. Accrochée du début à la fin, j'ai trouvé les rebondissements parfaits!

Voila, je pense que je ne rends pas tout à fait justice à la série. J'espère néanmoins vous avoir donné envie de voir ou de revoir cette saison 1 de Battlestar Galactica. Soyez gentils si dans les commentaires vous laissez des spoilers, précisez-le. Cela évitera à des néophytes de se gâcher cette saison.
Chronique à suivre pour la saison 2. 

mercredi 28 août 2013

Elephants can remember - Poirot saison 13 épisode 1 (2013)


Résumé: Jamais une querelle, pas une seule incartade… Les Ravenscroft filaient le parfait amour. Si on ajoutait à cela une excellente réputation et une situation financière confortable, on pouvait en déduire qu’ils étaient de ceux qui meurent dans leur lit. Et non d’une balle dans la peau.Double suicide, a conclu la police, sans trop y croire. Une fin singulière pour un couple uni et paisible… Mais qu’envisager d’autre ? Un double assassinat ? Un meurtre suivi de suicide ? Guère plus plausible. Alors ?Alors, Hercule Poirot a horreur des histoires inachevées. Et même si le début de celle-ci remonte très loin dans le passé, il en connaîtra le fin mot… Comme d’habitude.
 
CASTING
David Suchet ............................................... Hercule Poirot
Zoë Wanamaker .......................................... Ariadne Oliver
Adrian Lukis ............................................... Général Ravenscroft
Annabel Mullion ......................................... Lady Ravenscroft
Greta Scacchi .............................................. Mrs Burton-Cox
Ian Glen ...................................................... Docteur Willoughby
Vincent Regan ............................................. Inspecteur Beale
Alexandra Dowling ..................................... Marie
Vanessa Kirby .............................................. Celia Ravenscroft
Caroline Blakiston ....................................... Julia Carstairs
Elsa Mollien ................................................. Zelie Rouxelle
Maxine Evans ............................................... Mrs Buckle
Hazel Douglas .............................................. Mrs Matcham
Jo-Anne Stockham ....................................... Mrs Willoughby
Ferdinand Kingsley ...................................... Desmond Burton-Cox
Danny Webb ................................................. Superintendent Garroway
Claire Cox .................................................... Dorothea Jarrow
Ruth Sheen ................................................... Mademoiselle Rosentelle

 

Une mémoire d'Elephant est l'un des romans d'Hercule Poirot que je préfère chez Agatha Christie. Je l'aime notamment parce qu'il s'agit, comme dans Cinq petits cochons, d'une enquête sur un meurtre vieux de plusieurs années. J'aime ce type d'histoire parce que chez Poirot, il n'y a aucune possibilité de faire intervenir des preuves matérielles, ADN, traces de pas, empreintes etc comme on peut trouver dans la série Cold Case notamment. Il n'est question ici que d'humain et décrypter la nature humaine est un thème fascinant chez Agatha Christie. Même si Miss Marple est mieux placée pour ce genre d'énigme, Hercule Poirot, en amoureux des détails va démêler le vrai du faux en entrecoupant tous les témoignages de l'entourage des Ravenscroft et sonde le passé jusqu'en Inde.

J'attendais beaucoup de l'adaptation de ce roman par la série Hercule Poirot avec David Suchet. Sans être ratée, je n'en suis pas moins extrêmement déçue par le traitement dont bénéficie (ou pas) cet épisode.

Tout d'abord et au contraire de ce qu'ils ont fait dans Cinq petits cochons, ils n'utilisent quasiment pas le jeu des flash-back. Je sais bien qu'il n'est pas question ici d'un évènement particulier vu du point de vue de plusieurs protagonistes présents au moment du meurtre, mais tout de même: On parle bien pourtant de scènes venues du passé, de la vie de deux sœurs, des jumelles et d'une vie dans les colonies en Inde. Non, pas de récit en flash back, juste quelques anecdotes et quelques scènes à la fin où l'on peut admirer Adrian Lukis (Wickham dans P&P 1995) émouvant dans le rôle du Général Ravenscroft. La quasi-absence des flash back m'a énormément gênée parce que c'est ce qui fait le sel des descriptions. Il ne faut pas oublier que l'on résout une énigme sur la parole et les souvenirs de témoins or là il manque quand même la personnification des protagonistes. Dans les Cinq petits cochons ces morceaux de flash back servaient aussi à prendre la mesure de qui étaient les Crane: la victime et la présumée coupable. Ici on s'appuie uniquement sur les mimiques de Poirot et d'Ariadne Oliver et il est même extrêmement difficile de se faire une idée de qui sont les Ravenscroft et la sœur jumelle de Mrs Ravenscroft.


Ce défaut tient aussi dans la création d'une intrigue secondaire, qui si elle permet de voir Ian Glen - encore dans un rôle peu sympathique - est pour moi totalement inutile. Elle rajoute certes un meurtre et une intrigue mais le roman n'en avait pas besoin. Ils sont pourtant fidèles à Agatha Christie mais ici ils ont sans doute voulu étoffer le récit en perdant au passage l'essence même de ce Hercule Poirot et de l'intérêt d'une enquête policière plusieurs années après le meurtre. Cette intrigue secondaire est intéressante néanmoins et bien inscrite dans l'histoire principale, elle ne tombe pas des nues comme ça out of the blue. On sent la tentative de raccrocher les morceaux même si pour moi c'était plus pour rajouter un rebondissement et de l'action supplémentaire à une intrigue qui franchement n'en avait pas besoin.

Cependant tout n'est pas perdu. La qualité de la mise en scène, des décors, costumes et la photographie est toujours bien présente et le scénario se tient malgré tout. Le casting est impeccable et fait la part belle à bon nombre d'acteurs britanniques de qualité à commencer par Zoë Wanamaker et David Suchet. On retrouve aussi Ian Glen, Greta Scacchi, Adrian Lukis et Alexandra Dowling qui m'a fait une excellente impression. Elle me fait penser à Natalie Dormer avec son petit nez retroussé et son air à la fois sage et taquin.

Enfin, la collaboration Ariadne Oliver - Hercule Poirot fonctionne très bien. Il tempère son côté excité en étant plus posé et réfléchi. Ariadne est un personnage que j'aime beaucoup et j'étais contente de retrouver Zoë dans ce rôle qui lui va si bien.

Une déception qui ne gênera cependant pas les gens n'ayant pas lu ou n'ayant plus de souvenir du roman original. Un épisode qui reste dans la veine des saisons précédentes même si pour moi les modifications scénaristiques et les choix de réalisations passent à côté de son travail d'adaptation.

mercredi 21 août 2013

Battlestar Galactica - Mini série 2003


Présentation: « L'Homme créa les Cylons.
Ils furent créés pour faciliter la vie dans les Douze Colonies.
Puis le jour vint où les Cylons décidèrent de tuer leurs maîtres.
Après une longue lutte sanglante, un armistice fut déclaré.
Les Cylons partirent pour un autre monde qui leur appartiendrait.
Une station spatiale éloignée fut construite où...
Cylons et Humains pourraient entretenir des relations diplomatiques.
Chaque année, les Coloniaux envoient un officier.
Les Cylons n'envoient personne.
Personne n'a plus aucune nouvelle d'eux depuis 40 ans. »

Vous excuserez le peu d'images de la série présentes dans l'article, j'ai vraiment trop peur de me spoiler sur les quatre saisons suivantes en en cherchant sur le net.

(un peu trop spoilant à mon goût mais il n'y a rien de catastrophique non plus)

(images du pilote jusqu'à 0:36, après c'est du spoiler)

CASTING

Edward James Olmos ..................................................... Commandant Adama
Mary McDonnell ............................................................ Laura Roslin
Katee Sackhoff ............................................................... Kara "Starbuck" Thrace
Jamie Bamber ................................................................. Lee "Apollo" Adama
James Callis .................................................................... Gaius Baltar
Tricia Helfer .................................................................... Numéro Six
Callum Keith Rennie ....................................................... Leoben Conoy
Grace Park ....................................................................... Lt. Sharon "Boomer" Valerii
Michael Hogan ................................................................ Colonel Saul Tigh
Matthew Bennett ............................................................. Doral
Paul Campbell ................................................................. Billy Keikeya
Aaron Douglas ................................................................ Chef Galen Tyrol
Nicky Clyne .................................................................... Spécialiste Cally
Tahmoh Penikett ............................................................. Lieutenant Karl "Helo" Agathon
Kandyse McClure ...................................................... Sous-Officier Anastasia "Dee" Dualla
Alessandro Juliani ........................................................... Lieutenant Felix Gaeta

Quand j'ai dit à mon amoureux que je n'avais jamais vu Battlestar Galactica, il a commencé par faire ça:


Ensuite il m'a secoué en disant: "MAIS IL FAUT QUE TU VOIS CA" (Je n'ai pas trop râlé étant donné que j'ai fait pareil avec Doctor Who...oui on est secoué!).

Voila, c'est donc officiel j'ai commencé Battlestar Galactica et première impression: Ça poutre! Je dirais même plus: It's fracking good! (si vous avez compris cette phrase, félicitations - non vous ne parlez pas anglais, vous connaissez juste Battlestar).
Pour ceux qui ne le sauraient pas, Battlestar Galactica dont je vais vous parler, est une réinvention d'une série américaine d'ABC de 1978-1979 appelée Galactica de 24 épisodes. Comme vous le supposez bien, il s'agit d'une série de science-fiction, un mélange entre Space Opera et Hard Science.
Cette mini-série est en fait le pilote de Battlestar. Il est en 2 parties et fait près de 3h! Honnêtement un pilote qui fait la taille d'un film de James Cameron, j'étais vraiment vraiment étonnée. Heureusement qu'il reste quelques producteurs un peu barges pour produire ce genre d'épisodes. Cela dit, vu la richesse de la série, j'aurais tendance à dire que trois heures c'était la bonne longueur pour entamer l'intrigue. 

L'action commence donc 40 ans après la grande guerre qui a opposé les Cylons d'un côté et les humains de l'autre. Le Battlestar Galactica, un des derniers vaisseaux Battlestar ayant vécu la guerre des Cylons, est sur le point d'être transformé en musée lorsque les Cylons, qui peuvent dorénavant prendre apparence humaine, attaquent les douze colonies. Désormais, il ne reste qu'une poignée d'humains et quelques vaisseaux pour lutter contre les cylons et sauvegarder l'espèce humaine.

Dis comme ça, ça a l'air extrêmement simpliste. Des "robots" d'un côté, des humains de l'autre, une résistance dans l'espace et quelques combats. Oui mais....non.
Pour faire une comparaison qui va peut-être vous paraitre capillotractée (mais je promets qu'elle ne l'est pas) Battlestar Galactica c'est le Game of Thrones version SF.


Si si je m'explique! Game of Thrones ce n'est pas "juste" une histoire de guerre. Même si les luttes entre les clans, factions politiques, régions sous-tendent le récit, il y a aussi des motivations morales (pas besoin de vous parler de Ned Stark si? non sérieux n'insistez pas...ça me fait mal) ou au contraire très peu éthiques voire complètement dégeux (non on ne va pas en parler non plus), financières, religieuses etc. En plus de toutes ses motivations il faut ajouter une collection impressionnante de personnages qui ont eux-même une personnalité et des ambitions propres. Cela commence à faire beaucoup de sujets à aborder.  
Battlestar c'est pareil: au-delà de l'action purement Space Opera, il y a de nombreux thèmes que l'on sent affleurer dès cette mini-série.  Vu que l'on suit majoritairement des personnages de militaires embarqués à bord du Battlestar, la tactique et leurs points de vue sont extrêmement important. Parallèlement aux militaires il y a bien évidemment le pouvoir politique avec ses propres buts et atermoiements. On sent tout de suite que ces deux pouvoirs vont être en opposition et qu'une infinité de thématiques vont être déployées. C'est un élément qui m'a énormément plu dans ce pilote. D'un côté les militaires qui sont toujours en guerre contre les Cylons et de l'autre les politiciens qui sont déjà du côté des vaincus et de la reconstruction et survie de la population. C'est une dichotomie très bien exploitée, notamment grâce aux personnages du Commandant Adama et de Laura Roslin qui arrivent à faire passer leur point de vue et leurs coups de force sans élever la voix. J'aime beaucoup ces anti-clichés. Adama est certes un militaire mais moins simpliste que certaines caricatures que l'on a souvent à la télé. De son côté Laura Roslin n'est pas une manipulatrice, une politicienne froide. On sent que ces deux personnages, sur qui l'avenir de l'humanité repose, vont avoir de très lourds choix à faire. Peut-il encore y avoir une démocratie en des temps apocalyptiques? Je pense que les quatre saisons suivantes vont poser de nombreuses questions terriblement dures pour répondre à cette question initiale.

A côté de cette (ces) question(s) majeure(s), il y a un autre problème: les cylons (oui parce que bon à la base ce sont eux qui viennent foutre le bordel, ce serait logique qu'on en recause). Les cylons eux aussi vont poser beaucoup de questions de morales et d'éthiques parce qu'ils ont pu se modifier et ressembler parfaitement à des humains. Jusqu'à quel point? Ont-ils eux aussi des sentiments? Peuvent-ils se reproduire (ce qui réduirait sérieusement la thèse du robot)? Là où les humains ont une religion de type polythéistes grecques - ils vouent un culte aux Kobol - les Cylons eux sont monothéistes. Je pense que là aussi, la série va se montrer intéressante.


Et puis...et puis...la série nous tient en haleine, parce qu'il y a un mystère à résoudre. Enfin des mystères. (Quand je vous disais que cette série poutre!).
En effet, il y a 12 modèles de Cylons, à la fin du pilote on en connait 4,et ils posent dès le début de la saison 1 de nouvelles interrogations. Il nous reste donc 8 cylons à découvrir et je peux m'armer de patience parce qu'il faudra attendre la fin de la saison 4 pour tout comprendre.  

Battlestar Galactica, en plus d'avoir un scénario très bien ficelé et prometteur, c'est aussi une réalisation que je trouve très intéressante: une photographie superbe, des combats dans l'espace qui ne font pas rougir la série - les effets spéciaux sont vraiment fantastiques pour une série télé - et une ambiance pas du tout cheap. Au contraire, je n'ai eu aucun soucis à entrer dans l'intrigue parce que les costumes et les décors sont bien pensés. Rien n'est jamais too much, l'ensemble fait finalement très réaliste. J'ai eu également un coup de cœur pour la musique, très sobre, souvent en décalage avec les images choisies - j'aime assez l'idée d'une musique douce au lieu d'un thème martial un peu pompeux - que je trouve original.

Je ne peux pas finir mon article sans parler des personnages parce qu'il y a là-dedans des perles: à commencer par Gaius Baltar. SPOILER FREE.
Gaius Baltar je sens que je vais souvent me mettre en colère contre lui et lui pardonner juste après. Il est arrogant, misogyne mais terriblement intelligent. Il est grave dans la semoule aussi et j'ai vraiment hâte de voir comment il va s'en sortir. J'aime bien le commandant Adama, il est posé et réfléchi ce qui en fait un bon chef militaire, capable de prendre de lourdes décisions et de les assumer. Le Colonel Tigh c'est un peu l'anti-Adama mais leur "couple" fonctionne bien et je veux voir ce que cela va donner. Laura Roslin va sûrement me courir sur le haricot à un moment ou à un autre mais comme Adama je pense qu'il s'agit d'un personnage qui n'a pas une tâche facile. Je ne suis pas particulièrement fan de Starbuck, je lui préfère Apollo et Boomer pour qui j'ai beaucoup d'empathie. Je suis très mitigée envers Numéro Six, je ne sais pas trop encore si j'ai envie de lui mettre mon poing dans la face où si je l'aime bien. Quant à Helo, il est lui aussi grave dans la semoule et je sens qu'il va pas mal me faire trembler dans la saison 1!

Inutile de vous dire qu'à la fin du pilote j'avais très envie de secouer mon amoureux en mode Loki:


Mais je me suis retenue.


Alors bien évidemment j'ai enchaîné tout de suite sur la saison 1 parce que bon...j'ai quelques idées sur certains personnages qui pourraient être des cylons et JE VEUX SAVOIR! Sur ce je vous laisse, je reçois un message du Battlestar. Live long and prosper...
Ah non ça c'est Spock. Sorry! 

mercredi 31 juillet 2013

Call the Midwife - Saison 2 (2012)



COUP DE COEUR DE PERSEPHONE


Résumé: Dans le quartier de Poplar dans l'East End Londonien, le couvent de Nonnatus House abrite des soeurs un peu particulières. Sages-femmes et infirmières, elles s'occupent des enfants et des femmes du quartier. Aidées par les jeunes infirmières Jenny, Cynthia, Trixie et Chummy, elles affrontent le meilleur comme le pire des années 50 en Angleterre. Au-delà de leur métier de sages-femmes, c'est toute la condition humaine que ces femmes explorent, dans le rire et les larmes. 




CASTING

Vanessa Redgrave ............................................................. Jenny Lee âgée (voix)
Jessica Raine ...................................................................... Jenny Lee jeune
Pam Ferris .......................................................................... Sister Evangelina
Helen George ..................................................................... Trixie Franklin
Laura Main ......................................................................... Sister Bernadette
Judy Parfitt ......................................................................... Sister Monica Joan
Bryony Hannah .................................................................. Cynthia Miller
Jenny Agutter ..................................................................... Sister Julienne
Ben Caplan ......................................................................... PC Peter Noakes
Cliff Parisi ........................................................................... Fred
Miranda Hart ...................................................................... Camilla "Chummy" Noakes
Stephen McGann ................................................................ Dr. Turner
George Rainsford ............................................................... Jimmy
Dorothy Atkinson ............................................................... Jane Suton

En février 2012 je vous parlais de Call The Midwife, la nouvelle série de la BBC adaptée des livres autobiographiques de Jennifer "Lee" Worth. Après un ENORME coup de coeur pour la saison 1, j'ai décidé de lire le premier tome des mémoires de la sage-femme Jennifer Lee qui a non seulement confirmé que la série était remarquablement adaptée mais que le sujet est complètement passionnant. Forte de son succès, la BBC nous a offert un épisode à Noël (tiré du livre Call The midwife) et une saison 2 en janvier. Je les ai bien sûr immédiatement vus et adoré. Je sais j'ai plusieurs mois de retard dans la chronique mais mieux vaut tard que jamais non? 

Cette saison 2 regroupe tout ce que j'avais aimé dans la saison 1: des personnages touchants, bien campés, avec leur force et leur faiblesse, des scénarii travaillés, qui nous offrent un éclairage sans fard ni fausse morale sur des sujets parfois tendres, parfois durs de la vie quotidienne des quartiers pauvres londonien dans l'Angleterre radieuse des années 50. 

On retrouve nos personnages à Noël et on sent que chacun d'eux (et surtout chacune d'elles) ont évolué. Jennifer a définitivement lâché prise avec Gérard, l'homme marié qu'elle avait fui en arrivant à Nonnatus House, Chummy est à présent une femme mariée qui doit faire face à ses anciennes volontés d'aller évangéliser l'Afrique. Cynthia et Trixie, fidèles à elles-même égayent le couvent de leur présence. Quant aux sœurs, Sister Julienne gére toujours le couvent d'une main de fer dans un gant de velour, Sister Evangelina apprend aux jeunes sages-femmes les secrets de ce quartier de Poplar et sous ses airs de Panzer allemand, fait montre d'une délicatesse et d'une perspicacité étonnante.

Les intrigues qui suivent les personnages sont toujours très finement menées. J'ai beaucoup aimé les nouvelles relations qui se tissent entre Jimmy et Jenny même s'ils ont modifié certaines choses par rapport au livre. On comprend le sentiment de Jenny qui hésite un peu, se dit qu'elle aimerait retourner en arrière mais qui reste finalement toujours très digne et à un comportement assez exemplaire. Je la trouve beaucoup moins froide que dans la saison 1, elle grandit et conserve moins ce petit air agaçant de fille pincée qu'elle avait au début. Cela n'a rien à voir avec l'actrice. Jessica Raine est une actrice que j'aime beaucoup et joue très bien le personnage de Jenny Lee que je ne trouvais pas non plus très sympathique dans le livre. 


Chummy est toujours un personnage que j'adore! Elle est mariée à cet amour d'inspecteur Noakes et ils forment un couple tellement touchant.
Spoiler:
J'ai beaucoup aimé ses questionnements sur sa volonté de partir en Afrique évangéliser les populations. Elle reste de ce fait la même Chummy que l'on avait découverte avec ses maladresses et sa drôlerie. Alors quand Chummy revient, enceinte c'était quasiment le délire devant mon écran! D'ailleurs on peut dire que ce dernier épisode était complètement sous tension, j'en aurai mangé mon oreiller! Quel dénouement! Et j'ai trouvé adorable que Chummy ait appelé son petit garçon Fred! C'était touchant et sa clôturait la série d'une jolie façon.

Une autre intrigue m'a tenue en haleine tout au long de la série:
Spoiler:
celle de sister Bernadette qui éprouve une grosse crise en se demandant si sa place était vraiment au couvent. On sent bien ses interrogations dès la saison 1 et j'ai aimé la finesse avec laquelle tout ça est amené. Ce sont avant tout des êtres humains, et on sent parfaitement le désespoir de Sister Bernadette, amoureuse Dr Turner mais qui a sa foi pour elle. Un combat intérieur qu'elle livre, tout en finesse et en émotion, bien géré de bout en bout. Le sujet est difficile mais le traitement est très délicat et on sent bien la déchirure pour Sister Bernadette.
 

Sans vous détailler chaque épisode, j'ai trouvé l'épisode de Noël magnifique (adapté du premier livre) et extrêmement bien adapté il m'a beaucoup touchée. L'épisode 2 qui concerne Cynthia, ma nurse préférée, m'a beaucoup émue également. Je comprends la détresse de ces sages-femmes qui mettent des enfants au monde et qui parfois se retrouvent confrontées à des morts subites et injustes. Le nouveau personnage de Jane Suton apporte aussi une douceur bienvenue parmi les filles. Elle s'acclimate doucement mais de façon adorable à la vie du couvent. Son passé délicat en font un personnage tout en finesse. Les derniers épisodes sont sous pression et le spectateur est complètement pendu au récit! 

Alors voila, Call the midwife saison 2 est aussi bien que la saison 1 et c'est toujours une de mes séries préférées. J'en suis d'autant plus ravie que: un épisode de Noël sera disponible cette année et que la saison 3 sera diffusée en janvier 2014! Hourra! 

Et pour bien finir les choses, voici le cross-over de la mort qui tue fait pour le Red Nose Day 2012 entre DOCTOR WHO et Call the midwife. Ouais, rien que ça et je peux vous garantir que je suis FAN! A MOURIR DE RIRE!

mercredi 24 juillet 2013

Elementary - saison 1


Présentation: Renvoyé de Londres en raison de son addiction à l'alcool, Sherlock s'installe à Manhattan où son richissime paternel l'oblige à cohabiter avec son pire cauchemar : une personne sobre chargée de veiller sur lui. Ancienne chirurgienne promise à un bel avenir, Joan Watson a perdu un patient et sa licence trois ans plus tôt. Ce nouvel emploi est pour elle une nouvelle façon d'aider les autres, et surtout une pénitence qu'elle s'impose. Quand Sherlock devient consultant pour la police new-yorkaise, Watson n'a d'autre choix que suivre son irascible "client" lors de ses investigations. Très vite, ils réalisent l'un et l'autre les avantages que peut leur apporter un tel partenariat.(source)



CASTING

Jonny Lee Miller ........................................................ Sherlock Holmes
Lucy Liu ..................................................................... Dr. Joan Watson
Aidan Quinn ............................................................... Captain Toby Gregson
Jon Michael Hill ......................................................... Detective Marcus Bell
Natalie Dormer ........................................................... Irene Adler
Ato Essandoh .............................................................. Alfredo Llamosa
Linda Emond .............................................................. Dr. Candace Reed
Vinnie Jones ............................................................... Sebastian Moran
Erik Jensen ................................................................. Isaac Proctor
Susan Pourfar .............................................................. Emily Hankins 

Depuis l'annonce de sa création, la série Elementary a soulevé de nombreux débats. Comment faire une version "américanisée" de Sherlock Holmes, contemporaine qui plus est, capable de concurrencer, égaler, voir surpasser la version de Steven Moffat et de Mark Gatiss de la BBC? Pour certains, il était clair qu'il s'agissait d'une mission impossible. Personnellement, j'avoue avoir été passablement agacée par cette nouvelle adaptation. Je trouvais le procédé vraiment peu classe: faire une série américaine en surfant sur une vague intéressante me met hors de moi (cf. Millenium version David Fincher). J'ai toujours l'impression que l'on prend les américains pour des andouilles incapables d'apprécier autre chose que leur propre production et ici on sentait bien le côté: "Audience"écrit en gros sur le projet. 

Cela dit, Jonny Lee Miller est un acteur que j'aime beaucoup et j'étais assez curieuse de voir ce qu'il allait faire d'une dynamique Sherlock/Joan Watson au féminin. Comme je me targue en plus d'avoir l'esprit ouvert et de donner sa chance à tout projet artistique, ça serait mal venu de ma part de dire: "BOUH!". Et j'aime bien chipoter...



Elementary c'est finalement le genre de série qui ne va pas me rester longtemps en tête après le visionnage. S'il y a d'excellentes choses, il y a aussi pas mal de ratés qui sont à mon sens dus au projet en soit: faire un Sherlock Holmes moderne sans passer sur les plates bandes de la BBC. Pour ceux qui n'auraient pas suivi la polémique, Sherlock Holmes étant un personnage de fiction appartenant à Sir Arthur Conan Doyle, la BBC n'est pas propriétaire des droits du roman, ni du personnage (ce qui explique la version de Guy Richie, contemporaine de celle de Gatiss et Moffat). En revanche, la BBC pouvait se réserver le droit d'attaquer la chaîne américaine en justice si celle-ci plagie ne serait-ce qu'un peu leur version moderne. Challenge n'est-ce pas? 

Pari réussi pour la chaîne américaine. Elementary ne ressemble pas du tout à Sherlock de la BBC et c'est bien. Ils ont parfaitement réussi à donner un ton propre à la série, à lui donner un coup de jeune sans pour autant copier l'esthétique ni les histoires, relations entre les personnages évoqués par Gatiss et Moffat. Jonny Lee Miller, même s'il met du temps à trouver son Sherlock, ne joue pas dans la même catégorie que Benedict Cumberbatch et donne une vraie personnalité au héros. Là où celui de la BBC est asexué, le Sherlock de Jonny Lee Miller voit ça comme un besoin naturel en endorphine, ce qui, connaissant le Holmes de Conan Doyle est loin d'être stupide. Il verse dans la folie, l'addiction mais n'a pas ce côté froid et méprisant qui caractérise Benedict Cumberbatch et ses tranchantes pommettes! 
Jonny Lee Miller est selon moi, ce qui est de plus réussi dans la série. Il prouve qu'il est encore une fois un excellent acteur, capable de s'approprier un personnage très connu et déjà beaucoup joué par d'autres et de lui ajouter une touche personnelle.



Malheureusement pour moi le reste de la série ne prend pas. Si Lucy Liu est efficace en Joan Watson, elle n'a aucune expression faciale et est le parfait sidekick, et que la relation entre les deux est bien maîtrisée sans tomber dans le facile ou le vulgaire, cette version moderne de Sherlock Holmes manque cruellement...de Sherlock Holmes justement! C'est pour moi le paradoxe de cette adaptation. Elle réussi si bien à ne pas faire du BBC qu'au passage, elle oublie de faire du Sherlock. Hormis l'inspecteur Toby Gregson, pendant de Lestrade dans les romans et Irène Adler, on peine à retrouver les éléments qui font la base des histoires de Conan Doyle. Certes la technique d'investigation est là, bien présente mais aucune intrigue originale n'est reprise, adaptée par les scénaristes. Pourtant ce n'est pas ça qui manque! Avec toutes les nouvelles de Sherlock Holmes, sans compter les romans, il était possible d'en adapter quelques unes, la BBC n'ayant pas tout fait encore! En ce qui concerne Irene Adler je ne suis toujours pas satisfaite de la relation amoureuse qu'elle entretient avec Sherlock mais encore une fois c'est mon interprétation personnelle du Canon Holmésien qui me fait dire que non Sherlock n'aime pas Irene....(mais ça serait faire encore beaucoup de débat).

Je ne dis pas que la série est mauvaise. Dans le lot des séries policières à faisons dont on nous abreuve régulièrement, Elementary est vraiment une série sympathique grâce à Jonny Lee Miller et à une mise en scène efficace, quelques twist originaux et une histoire de fond entre Sherlock et Joan bien conçue. Cependant, pour les vrais fan de Sherlock, je pense sincèrement que la série n'a que peu d'intérêt tant elle passe à côté du canon original dans le soucis de ne pas tomber dans le filet de la BBC.

Une autre déception est pour moi la fin de la saison 1. Alors je sais, je suis peut-être tordue mais personnellement, j'ai grillé le mystère tout de suite...J'attendais ça avec impatience pourtant car j'avais reçu des messages d'amis me disant "Tu vas voir, ils nous font un de ces coups!" mais non. Trois secondes à l'écran et j'avais flairé le truc. Dommage parce que du coup j'ai observé les derniers développements sans véritablement m'attacher à l'intrigue.
Spoiler:
En conclusion, je conseillerai Elementary aux gens qui veulent une série policière efficace et bien jouée mais pour les Sherlockians je pense qu'il y a peu d'intérêt autre que le côté policier du récit.
Un visionnage en demi-teinte en somme. 

mercredi 6 mars 2013

Ripper Street (BBC 2013)



COUP DE COEUR DE PERSEPHONE

How do you keep law in a lawless town? 

Résumé: Londres, Whitechapel, 1889. Si les crimes de Jack the Ripper sont bel et bien finis, la police de Whitechapel doit cependant faire face aux crimes du quotidien: prostitution, pauvreté, politiques ou racisme, le travail ne manque pas. L'inspecteur Edmund Reid aidé du sergent Bennet Drake et du capitaine américain Homer Jackson doit démêler les fils des mystères de Whitechapel.



CASTING

Matthew MacFayden........................ Edmund Reid
Jerome Flinch.................................... Bennet Drake
Adam Rothenberg............................. Homer Jackson
David Wilmot................................... Artherton
Jonathan Barnwell ........................... P.C Dick Hobbs
MyAnna Buring ............................... Long Susan
Charlene McKenna .......................... Rose Erskine
Amanda Hale ................................... Emily Reid
Lucy Cohu ....................................... Deborah Goren
Clive Russell .................................... Inspector Abberline

La BBC produit sur sa propre histoire d'excellentes séries. Ripper street est indéniablement l'une d'entre elles. Elle réunit tous les éléments pour me plaire.

Il y a dans Ripper Street une maîtrise de la période dans laquelle se situe l'histoire: la fin de la période victorienne. Si la première enquête a pour but de clore l'affaire Jack l'éventreur, le reste des intrigues naviguent plus dans du Anne Perry (pour les amateurs des aventures de Charlotte et Thomas Pitt vous ne serez pas déçus) en abordant les différentes problématiques des quartiers pauvres de Whitechapel: prostitution, groupes organisés de voleurs, atteintes aux mineur, enlèvements, terrorisme politique etc. Cela permet de changer de perspective et de dépasser le cliché des meurtres de prostituées. De plus, le capitaine Homer Jackson fait office de médecin légiste, une fonction toute nouvelle au sein de la police ne laquelle Edmund Reid croit et investit ses efforts. Voir les balbutiements de cette science est assez sympathique. Le trait ne me semble pas forcé, pas de méthode miraculeuse, juste une analyse au microscope des éléments chimiques retrouvés et une autopsie suffisent. 

Parallèlement aux enquêtes nous suivons ces trois hommes dans leurs histoires personnelles. Quelle blessure cache Edmund Reid? Pour quelles raisons son mariage semble couler et sa femme porte-elle le grand deuil? Qui est vraiment le capitaine américain Homer Jackson et que représente pour lui Susan, la tenancière de la maison close dans laquelle il vit?
J'aime énormément ces trois personnages bien que pour des raisons différentes. Edmund Reid est clairement un homme de tête qui suit ses propres idées, au risque de choquer ou de blesser ses collaborateurs. On sent que c'est un homme qui cache de lourdes blessures. S'il s'investit tant dans son travail c'est aussi pour échapper à son mariage déclinant et à ses angoisses. Il m'a beaucoup touché car il sait être quelqu'un de bien.
Bennet Drake est un personnage que l'on apprend à aimer. Son histoire qui se déroule dans l'épisode 4 m'a énormément touché et j'ai trouvé le personnage vraiment sublime. Avec son accent cockney et sa matraque on pourrait le croire patibulaire alors que c'est un homme très sensible.
Quant à Homer Jackson *soupires*...Regardez le premier épisode pour comprendre...C'est un homme plein de secret, à l'accent américain trainant. Il est terriblement charmeur mais efficace. C'est le personnage drôle également parmi les trois.

Les acteurs sont tous extrêmement bons. Jerome Flinch est impeccable dans le rôle de Drake tandis qu'Adam Rothenberg est la american touch du casting en la personne du Captain Jackson. Je sais que beaucoup d'entre vous sont peu sensibles à la personnalité et au talent de Matthew MacFayden. Il souffre sans doute de la comparaison avec Colin Firth dans Pride and Prejudice où je le reconnais il joue la carte du shy man et du puppy eyed man plus que de l'arrogance à la Firth. Cependant, c'est un acteur qui mérite amplement qu'on lui donne une chance. Il est impeccable dans Little Dorrit (dont je vous reparle bientôt), ainsi que dans Spooks. Il offre un Sheriff de Nottingham très drôle dans Robin Hood de Ridley Scott et reste parfait dans Death at a funeral. Tout ça pour dire que même si Matthew MacFayden ne vous inspire pas il faut lui donner sa chance. Les actrices qui jouent aux côtés de ce trio sont également splendides. J'avais déjà beaucoup aimé Lucy Cohu dans Becoming Jane, elle joue ici très bien le rôle de Deborah Goren. Quant à Amanda Hale, elle ne peut pas être plus éloignée de son rôle de Mary Elliot dans Persuasion qu'en Emily Reid, bluffant! 

Les décors, les costumes sont très précis et détaillés. J'aime énormément leur choix de costumes avec des motifs très victoriens, le soin apporté à la tenue de Bennet Drake ou d'Homer Jackson. On comprend assez vite à l'habillement qu'ils n'ont pas le même statut social, la même origine. Les costumes féminins également sont magnifiques. Entre Emily Ried, Susan, Rose et Déborah, la série explore différentes places de la femme: la femme d'un inspecteur de police, une tenancière d'une maison close cossue, une prostituée, une femme du peuple juive etc.
L'esthétique de la série, comme la musique et le générique, n'est pas sans rappelé Sherlock Holmes de Guy Ritchie. Là encore, je sais que nombre d'entre vous n'ont pas aimé cette adaptation de Sherlock Holmes mais la BBC s'inspire de cette petite touch qui rend la série très dynamique. Les combats restent réalistes, tout comme les personnages.

Les épisodes s'enchaînent bien et ont du rythme. Les deux derniers épisodes sont particulièrement chargés en émotion et je les ai trouvé extrêmement prometteurs pour la suite de l'aventure. La BBC vient de renouveler la série pour une saison 2. HOURRAY!
Ne passez pas à côté de Ripper Street!