mercredi 14 mai 2014

La ballade d'Hester Day - Mercedes Helnwein


COUP DE CŒUR DE PERSÉPHONE 

EN LIBRAIRIE LE 15 MAI 



Présentation de l'éditeur: C’est l’histoire d’une fille qui ne veut pas aller au bal de promo, d’un apprenti poète qui l’a épousée pour trouver l’inspiration, et d’un petit garçon rondouillard qui, à défaut d’être cow-boy de l’espace, est ravi de tracer la route en camping-car avec eux. L’équipée sauvage d’Hester Louise Day s’annonce comme un fiasco épique. Parce que la famille, même bricolée, ce n’est jamais un long fleuve tranquille, surtout quand on est recherchés par la police et le FBI. Il faut dire que quand Jethro, son cousin de dix ans, s’est invité dans son road trip, Hester n’a pas réfléchi aux conséquences. Mais ce n’est pas trop son fort, les conséquences. Hester a pris la route parce qu’elle ne sait pas ce qu’elle veut. Ça ne la dérange pas d’être rattrapée, mais pas tout de suite, pas trop vite. Avant cela, il y a des paysages sublimes à traverser, des rencontres inoubliables à faire, des éclats de rire et de colère, un peu d’amour ce serait bien, même si son jeune époux, Fenton Flaherty, n’est pas un grand sentimental. Un peu de rêve, un peu d’oxygène… Bref, une ballade belle et mélancolique comme celles dont on fait les grands blues. 

La Belle colère revient en trombe avec son deuxième titre La ballade d'Hester day, dans un genre tout à fait différent. Cette-fois ci, pas d'adolescents malades et en colère après Dieu, juste une jeune fille de presque dix-huit ans complètement paumée dans ses aspirations. Comme beaucoup d'adolescents, elle ne sait pas ce qu'elle veut, hormis qu'elle refuse la vie conformiste que lui destine sa mère: aller à l'Université, non pas pour être une femme libre indépendante et éduquée mais pour trouver un mari avec une bonne situation. Pas étonnant donc que pour la jeune femme bohème qu'est Hester, l'Université ne représente pas un idéal de vie.

Prise d'une envie soudaine d'avoir un enfant à élever, elle tente l'adoption mais se voit refuser par une fonctionnaire un peu sèche. La jeune fille s'embarque alors dans une aventure rocambolesque qui implique ses 18 ans et un mari en la personne d'un jeune poète un peu allumé qu'elle croise à la bibliothèque depuis plusieurs années.

J'ai juste adoré ce roman. C'est une colère d'adolescente bien différente de celle de Richard Casey. Hester Day est une jeune fille qui rêve d'évasion, d'imprévu et d'amour aussi, bien qu'elle ne se l'avoue pas vraiment. J'ai tout de suite aimé son personnage et sa façon de voir les choses alors même qu'elle est parfois une incroyable pisseuse. Son envie de liberté m'a émue tout comme sa démarche, complètement folle mais finalement très logique, en adéquation avec sa personnalité.
Fenton est plus dur à appréhender, on le comprend moins, sans doute parce que le roman est raconté par Hester à la première personne et que nous le découvrons à travers ses yeux. Il est borné, irascible, tout aussi pénible qu'Hester à certains moments, mais finalement on parvient sans peine à s'attacher à lui.
Quant à Jethro c'est un petit garçon qu'on a plaisir à suivre. Il a un petit côté T.S. Spivet avec sa passion pour l'astronomie et son désir de devenir cow-boy de l'espace.

C'est un road-trip marrant ou personne ne sait vraiment où il va ni ce qu'il va trouver à la fin du voyage mais ils parviennent tous à une meilleure compréhension d'eux même. Ils vont rencontrer plusieurs personnes le long du chemin, grandir au fur et à mesure que le voyage avance.
J'ai adoré me glisser dans cette caravane avec eux, de suivre leur périple et les relations humaines qui se nouent entre ces trois personnages que rien ne prédestinaient à se croiser de la sorte.

J'ai beaucoup aimé le style de Mercedes Helnwein, le ton qu'elle donne à Hester, l'humour aussi des personnages parce que ce road trip est allumé et complètement loufdingue plutôt qu'autre chose, rien n'est jamais tragique ou désespéré. Le but est véritablement, pour Hester Day, de trouver qui elle est et ce qu'elle veut dans la vie, de passer de l'adolescence à l'âge adulte. Si Richard Casey cri pour se faire entendre, Hester Day, elle, se fait la malle. D'étapes en étapes, de réflexions en réflexions, Hester grandit et le ton s'affirme. De drôle et un peu déséquilibrée, elle passe à posée et plus mûre.

Vous l'aurez compris, le style, les personnages, le road-trip et l'ambiance m'ont complètement emballée encore mieux qu'un paquet à Noël. J'y étais dans cette caravane je vous dis! Et d'autant plus que tout au long du roman s'égrènent des extraits de chansons folk des années 30. Pour un peu on se serait cru dans O'Brother. Je ne pouvais pas m'empêcher d'avoir la chanson du film en tête...vous savez, celle-là. Laaaaaaaaaaaa lalilala...Du coup je n'ai pas pu m'empêcher de noter les titres des musiques citées en tête de chapitre et d'en faire la playlist. vous la trouverez juste ci-dessous, histoire de vous mettre dans l'ambiance pendant la lecture.

Encore une belle réussite pour la Belle colère, ce deuxième titre a su m’enchanter et me transporter ailleurs, le temps de la lecture. Je repars avec Hester, Fenton et Jethro quand ils veulent!

Playlist

17) Outlaw blues - Bob Dylan

6 commentaires:

Sandrine a dit…

Bonjour,
Je n'ai pas encore découvert "La Belle colère" mais ces romans semblent vraiment intéressants. En tout cas, ils déclenchent l'enthousiasme des lecteurs.

Perséphone a dit…

@Sandrine: J'ai adoré leur deux publications pour l'instant même si elles sont très différentes!

Anonyme a dit…

Merci Perséphone d'avoir pris le temps de faire la connaissance d'Hester Day et de l'avoir aimée!
Julia

Perséphone a dit…

@Julia: de rien ce fut un plaisir!

clairebelgato a dit…

j'ai croisé plusieurs fois ce livre en librairie et ta chronique me donne diablement envie de le lire ! et très sympa cette petite playlist !

Perséphone a dit…

@Claire: Tente, je pense que ça peut te plaire!

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