mardi 6 mai 2014

L'exception - Auður Ava Ólafsdóttir


Présentation de l'éditeur: « Tu seras toujours la femme de ma vie. »
Dans le vacarme d’un réveillon de nouvel an, María n’entend pas ce que Floki, son mari, lui annonce : il la quitte pour son collègue, spécialiste comme lui de la théorie du chaos.
Heureusement, dans la nuit de l’hiver polaire, Perla est là, charitable voisine d’à peine un mètre vingt, co-auteur de romans policiers et conseillère conjugale, qui surgit à tout moment de son appartement de l’entresol pour secourir fort à propos la belle délaissée...
Ni Perla la naine surdouée, ni María l’épouse idéale démunie devant une orientation sexuelle désormais incompatible, ni les autres acteurs de cette comédie dramatique à l’islandaise – adorables bambins, belles-familles consternées ou complices, père génétique inattendu – ne détournent le lecteur d’une alerte cocasserie de ton, d’une sorte d’enjouement tendre, de brio ininterrompu qui font de l’Exception un grand roman de la déconstruction et de la reconstruction narcissique à la portée du commun des mortels.

Je suis passée à côté du raz-de-marée Rosa Candida lorsque celui-ci est sortie. Bien sûr j'en avais entendu parlé - même si de façon persistante je confonds encore ce livre avec Ce que je sais de Vera Candida de Véronique Ovaldé - mais je ne l'ai pas lu. Oui vous êtes habitués à ce genre de début d'article. Vous le savez bien maintenant, je suis toujours en retard sur les nouveautés mais je finis toujours par me rattraper.
Afin de combler mes lacunes - en retard peut-être mais bien élevée sûrement - j'ai décidé de lire son dernier roman L'exception pour voir de quoi il retournait.

Bien, bien, bien...
Oui merci Greggory
il est de ces livres qui vous tombent des mains. Sans être forcément mauvais, ils vous déçoivent simplement et/ou vous ennuient. L'exception est de ceux-là. Je pense que la quatrième de couverture et les éloges qui ont été faits sur le livre ont contribué à mon désappointement, néanmoins je ne m'attendais pas à l'abandonner en plein milieu à coup de soupirs désolés. Cheshire est témoin du phénomène..."Et croyez-moi, ce n'est pas drôle".

Lorsqu'on me propose un récit drôle, touchant, avec moult péripéties et une naine surprenante et que...rien...non vraiment, rien, il y a de quoi être déçue.
Pas de bol pour Olafsdottir, j'avais lu juste avant ou juste après - dans tous les cas la comparaison est défavorable - Miss Alabama et ses petits secrets où là aussi, un personnage est une naine mais cette fois-ci, tout à fait géniale! Du coup, à côté d'Hazel, Perla fait un peu pâle figure, d'autant plus qu'une fois sur deux je ne comprends absolument pas le baratin qui lui sort de la bouche. Ses longs monologues un peu loufoques censés remonter le moral de l'héroïne m'ont largement ennuyée et je n'ai pas accroché plus que ça.

Je disais donc que la quatrième de couverture me promettait un récit enjoué et moi naïvement je m'attendais à une histoire à l'anglaise pleine de rebondissements, de personnages loufoques et drôles. Finalement j'ai eu le droit à un roman très mou, longuet où les personnages m'ont fatiguée plus qu'autre chose. L'héroïne et son mari ne valent pas mieux l'un que l'autre - non mais sérieux...250 pages où on tourne en rond avec elle d'un côté qui pense qu'il va revenir et lui qui dit que non, il aime un autre homme et qu'il ne rentrera pas - et j'ai cru lire une retranscription de Toute une histoire, le soleil en moins puisqu'on est en Islande et qu'il fait jour entre 11h et 15h.
J'ai cru comprendre que Perla pouvait être la véritable héroïne du roman...moui...si on veut. Si on rajoute à tout ça, un père biologique qui revient et une adoption en cours, on obtient un livre qui essaye d'être à la fois drôle et tragique et ça ne fonctionne pas.

Non, non vraiment avec la meilleure volonté du monde, je n'ai pas pu! Le côté drôle du livre m'a laissée comme ça:

Je vous jure que l'image est animée
C'est clair que les personnages m'ont - légèrement - gonflée, là l'exception (héhé) de Bambi le petit garçon qui est effectivement très mignon. Il ne comprend pas bien ce qu'il se passe, reste collé dans les jupons de sa mère tout en voulant faire la fierté de son papa. Lui était touchant et c'est joli personnage de bébé qu'elle réussit à écrire.

Après ça, ce n'est pas tout à fait noir, il ne faut pas abuser non plus. Si l'histoire en soit ne casse pas trois pattes à un canard unijambiste, j'ai trouvé assez intéressante la forme narrative qu'utilise Olafsdottir. Le récit jongle, assez habilement, entre la première personne du singulier - Maria - et la troisième. Cela crée un contraste intelligent qui permet de renforcer notre rapport au personnage même si dans mon cas la sauce n'a pas prise pour d'autres raisons.

Alors non, on ne peut pas dire que je recommande franchement L’exception même si j'aurai bien aimé parce qu'à lire le résumé, l'ensemble était tentant. Dommage.

2 commentaires:

Karine:) a dit…

Plus je lis de commentaires sur ce roman, plus je veux le lire. C'est tout un ou tout l'autre. Du coup, je suis over curieuse de me faire ma propre opinion, malgré ton ennui!

Perséphone a dit…

@Karine: c'est vrai que moi je me suis ennuyée et que je n'ai pas accroché. Un de mes collègue l'a lu, il l'a trouvé bien mais sans plus. Tu me diras?

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