mercredi 30 octobre 2013

The Gay divrocee (1934)


Résumé: Guy Holden, danseur de music-hall, accompagne son ami Egbert Fitzgerald qui doit s'occuper du cabinet d'avocat de son père à Londres, avant de rentrer aux Etats-Unis. A la douane londonienne, le chemin de Guy croise celui de Mimi Glossop. S'il en tombe tout de suite amoureux et cherche à la revoir, ce n'est pas tout à fait le cas de la jeune femme. En effet, celle-ci cherche à divorcer de son encombrant mari et demande pour cela les conseils d'un avocat...Egbert! Ce dernier lui conseille d'organiser un faux flagrant délit d'adultère. 

CASTING

Fred Astaire ..................................................... Guy Holden
Ginger Rogers .................................................. Mimi Glossop/ Mrs Green
Alice Brady ..................................................... Tante Hortense
Edward Everett Horton .................................... Egbert Fitzgerald
Erik Rhodes ..................................................... Rodolpho Tonetti
Eric Blore ......................................................... Le serveur
Betty Grable ..................................................... La spécialiste de la danse
Lillian Miles ..................................................... "La continentale"
Charles Coleman .............................................. Le valet de Guy
William Austin .................................................. Cyril Glossop



The Gay Divorcee est l'un des dix films qui marqueront la collaboration entre Fred Astaire et Ginger Rogers. Tourné en 1934, il devait à l'origine s'appeler "Gay divorce" (Joyeux divorce pour ceux qui ne comprendraient pas la langue de Shakespeare) mais les studios changèrent le titre pour "The Gay divorcee" (La joyeuse divorcée) pour ne pas avoir à assumer l'idée qu'un divorce puisse être joyeux. Personnellement, je trouve ça assez tordant pour un film qui parle d'organiser un faux flagrant délit d'adultère le tout agrémenté de faux amant, vrai amant, quiproquo et j'en passe. Les studios américains me surprendront toujours.

Trêve de plaisanterie, The Gay Divorcee est un de ces films que l'on met avec plaisir un dimanche soir pluvieux accompagné d'un chocolat chaud fumant et de petits (ou gros) gâteaux au chocolat. Le scénario n'est pas en soi bien original quoiqu'il y ait plusieurs retournements de situations intéressants mais il reste très amusant grâce à ses acteurs.

Ce sont vraiment eux qui font le sel du film. Oui, oui je sais, je suis TOUJOURS impartiale lorsqu'il s'agit de Fred Astaire mais je vous mets au défis de résister à sa bouille adorable. Il est jeune et pourtant il fait déjà vieux marquant ainsi une certaine intemporalité. Son sourire illumine aussi beaucoup son visage qui rend ses personnages immédiatement attachants. Son aspect longiligne, son flegme tout droit sorti des îles britanniques et son pas léger en font un acteur irrésistible. C'est à chaque fois la même chose lorsque je regarde l'un de ses films. J'en ressors invariablement avec une envie de danser et de sourire. 

Même si les personnages de Guy Holden et de Mimi Glossop passent la première moitié du film à s'éviter - Guy Holden dénotant quand même une capacité de stalker un peu flippante bien qu'élégante - leur alchimie est indéniable dès que les deux acteurs se mettent à danser. C'était la première fois que je voyais un film avec ce couple célèbre et j'ai compris sans difficulté ce qui fait leur renommée. Ils évoluent véritablement avec beaucoup de grâce et d'élégance sur une piste le tout n'étant pas dénué de simplicité. L'ambiance de leur danse à deux est souvent vaporeuse pas très loin du ballet ce qui est amplifié par les costumes de Ginger Rogers, de longues robes de mousseline et des costumes sobres de Fred Astaire. 

J'aime beaucoup la nonchalance du personnage de Fred Astaire, Guy Holden. Il a quelque chose d'élégant tout en étant un peu empoté. Il faut voir son visage concentré lorsqu'il scrute les femmes à Londres dans l'espoir de retomber sur Mimi. Quant à Ginger Rogers elle a ce petit je-ne-sais quoi de classieux qui va bien avec Fred Astaire.  
Les personnages secondaires, notamment Alice Brady et Edward Horton apportent une touche d'humour décalé bienvenu. Alice Brady nous offre une tante sans mémoire et sans cervelle qui a le chic pour tout confondre et ne rien comprendre. Edward Horton joue pour sa part un Egbert qui veut bien faire mais qui se retrouve dépassé par les évènements et Tante Hortense, flirt de jeunesse.

Même si le scénario est convenu, les rebondissements s'enchaînent bien notamment parce que le grand quiproquo n'est pas étiré sur la totalité du film. Il intervient tard de sorte que le spectateur peut largement l'anticiper et sa résolution est finalement rapide pour ne pas ennuyer. Elle donne lieu de la sorte à de très bonnes scènes autour du personnage d'Erik Rhodes, l'italien engagé pour servir de "faux amant" à Mimi Glossop. Le trio, Fred Astaire, Ginger Rogers et Erik Rhodes fonctionne très bien, est très drôle.
Le dénouement enfin, est sympathiquement tourné pour une résolution rapide sans être bâclée et joyeuse.

Les numéros de danse sont vraiment très beaux avoir et les musiques, même si elles sont moins célèbres que celles d'autres comédies musicales n'en restent pas moins très agréables à écouter. Voici une petite liste:

- The Continental qui a gagné le premier oscar pour la Meilleure chanson originale. Elle est chantée par Ginger Rogers, Erik Rhodes et Lilian Miles et dansée par Ginger Rogers et Fred Astaire.
- Don't let it bother you qui est la première chanson du film dansée par Fred Astaire.
- Let's K-nock K-nees chantée par Betty Grable
- Needle in a Haystack chantée et dansée par Fred Astaire.
En fin, Night and Day  de Cole Porter chantée par Fred Astaire et dansée par le couple principal.

Pour finir cette chronique, je vous dirai que Malika Ferdjoukh en grande amatrice de comédies musicales américaines fait référence au film par clin d'oeil dans son roman Chaque soir à 11 heures

2 commentaires:

summerday a dit…

Je ne connaissais pas mais je suis tentée maintenant!

Perséphone a dit…

C'est la faute de Fred...

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