lundi 13 juillet 2009

L'Evangile selon Satan - Patrick Graham


COUP DE COEUR DE PERSEPHONE



Dans sa carrière de profileuse du F.B.I, Marie Parks a vu beaucoup de tueurs en série, mais rarement d'aussi cruels et méthodiques que Caleb le Voyageur. Comme si venu du fond des âges, il avait été envoyé en mission par Satant lui-même...Ou du moins par ses adorateurs, rassemblés dans une organisation qui semble prête à tout pour retrouver un livre perdu depuis des siècles. Un livre maudit dont le contenu pourrait renverser l'Eglise catholique et inaugurer un âge des ténèbres.

Aidée d'un exorciste du Vatican et armée de ses propres dons de médium, Marie Parks est alors la seule à pouvoir contrecarrer les noirs desseins des serviteurs du Très-Bas. D'elle dépend désormais l'issue de cette bataille décisive entre le Bien et le Mal.


Si à première vue, l'on pourrait croire que l'Evangile selon Satan est un livre à la mode comme le Da Vinci code de Dan Brown (par ailleurs, un très bon thriller), il n'en est rien.

Certes L'Evangile Selon Satan a tous les ingrédients d'un bon Anges et Démons avec cette même fascination pour les sociétés secrètes et les secrets et coulisses de la cité pontificale.

Pourtant, L'Evangile selon Satan est infiniment plus dérangeant, plus noir et relaye sans trop de difficulté Anges et Démons (par ailleurs très bon lui aussi) au rang de comte de la Nursery rhyme.

Là où un Dan Brown édulcore les douleurs de son héros, Patrick Graham lui les met en exèrgue. Marie Parks n'a rien d'une gentille médium, en effet ce n'est pas avoir un gentil et sympathique don de se transformer en la victime d'un crime et de ressentir pas à pas les douleurs qui ont précédées sa mort au risque d'y perdre elle-même la vie.

L'Evangile selon Satan est noir aussi dans sa vision du monde, ses descriptions crues et violentes. Les mots ont un pouvoir, un pouvoir de suggestion qui peut être aussi puissant que des images et tout aussi dévastateur.


Dès les premiers chapitres on ne peut manquer d'être happé par ce monde si sombre, ces détails sordides et crus.

D'un autre côté, la bataille que mène Marie parks et le père Alfonso Carzo pour sauver leur peau et celle de la planète est époustouflante. Cette énergie dépenser sans fin est une bouffé d'optimisme dans un monde perdu d'avance.


La grande force de ce roman se trouve aussi dans ses descriptions des hiérarchies qui régissent le Vatican et la religion catholique. Sans être grand spécialiste, on sent parfaitement le travail de recherches minutieuses menées par l'auteur pour expliquer sans en avoir l'air ce qu'est un Conclave et qui est le grand et tout puissant Camerlingo (Camerlingue en français). LA hiérarchie nous est parfaitement bien établie sans pour autant nous donner l'impression d'assiter à une leçon. Les rituels catholiques, que ce soit celui de l'exorcisme ou de l'organisation d'un Conclave (élection d'un nouveau pape) sont eux aussi détaillés en toute simplicité.


Un roman choc, véritablement dérangeant et malsain mais qui en dépit de sa violence nous séduit et se laisse lire d'une traite, nous plongeant inexorablement dans un monde qui nous échappe.


Cependant, je le déconseille fortement à ceux qui trop impressionnables pourraient être secoués, et ce n'est pas un avertissement en l'air...

2 commentaires:

Anonyme a dit…

C'est l'un des très bon livre que j'ai lu....Pardon que j'ai dévoré.

Perséphone a dit…

Bonjour,
je comprends tout à fait, il est passionnant. Enfin un bon thriller en français qui n'a rien à envier à aux américains.

Bien à vous
Perséphone

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