mercredi 6 février 2013

Les vingt-cinq vies de Sandra Bullot - Colas Gutman


Présentation de l'éditeur: Qui es-tu, Endive Au Jambon?As-tu choisi ce pseudonyme parce que tu es débile, ou parce que tu es un psychopathe ?Depuis que je reçois des mails de toi, je vois des endives partout, et je me suis brouillée avec Irène Lara, ma seule amie.Comme si je n’avais pas assez de problèmes.Avec ma mère comédienne, incapable de prononcer l’unique réplique qu’on lui a confiée dans un téléfilm crétin.Avec mon père en dépression qui mange des chips à longueur de journée et fricote sur Internet avec une certaine Natacha 833.Avec Désirée Rathanavana, qui me pourrit l’existence sans même le savoir.Alors, l’endive, je serai demain à 10 heures devant la grille du lycée, avec une barrette dans les cheveux. Viens avec une endive, ou un parapluie, ou une rose. Viens si tu es un homme. Signé : Sandra.

Vous vous souvenez peut-être qu'à l'occasion du Salon du Livre et de la presse jeunesse, j'ai participé à une soirée I blog You de l'école des loisirs. A cette occasion je me suis vue offrir Les Vingt-cinq vies de Sandra Bullot de Colas Gutman qui était présent à la soirée. Le moins que l'on puisse dire est qu'il n'était pas loquace ni vraiment communicatif. Pas très à l'aise aussi, ce que je peux comprendre. Nous avons eu le droit à un extrait de Sandra Bullot et de son prochain livre Chien Pourri. Lorsque Doriane m'a proposé de lire Sandra Bullot elle n'a pas lésiné sur le: "tu vas voir c'est super drôle". 

Doriane ne se trompe jamais car effectivement Sandra Bullot est drôle et je l'ai dévoré en une soirée. Sandra, c'est une ado de seize ans typique qui passe du rire hystérique aux fontaines Wallace en moins de temps qu'il n'en faut pour dire Endive. Elle vit entre une mère comédienne qui n'arrive pas à retenir deux lignes de texte et son père, un vendeur licencié qui se bourre de chips à longueur de journée, sans oublier son petit frère Ao qui zozotte comme de bien entendu. Sandra Bullot a une vie de lombric, elle se sent d'humeur vert de terre, pas drôle, pas sexy, une larve en somme, jusqu'à ce que sa meilleure amie Irène Lara (ou Lara Irène elle n'a jamais su) lui dise qu'elle peut s'inventer des vies, il y en aura forcément une qui sera la bonne. Voila donc notre chère Sandra qui passe d'un ver de terre à une tractopelle, à un chat de gouttière, un poney rose à accessoires, une gazelle rusée comme un renard et j'en passe. 

La force de ce roman tient en deux éléments: 
Tout d'abord les personnages. Sandra Bullot est finalement une ado comme les autres, drama queen, pas sûre d'elle, fontaine ou papillon, elle ne sait ni qui elle est, ni ce qu'elle veut dans la vie. Autour d'elle gravite sa meilleure amie qui a pour particularité, en plus d'être une gamine vulgaire, de confondre toujours les mots ce qui donne quelques phrases particulièrement cocasses! 
Il y a aussi Désirée Rathanavana, la surdouée de la classe 19,5 de moyenne générale mais pas d'amis et qui le vit très mal. Son frère Désolé Rathanavana qui passe son temps à s'excuser de tout. Benjamin Leroy, la larve de Seconde K qui fait de l'oeil à Irène. 
Ces personnages secondaires sont tous hauts en couleur et donnent un petit goût particulier à l'histoire. 

Mais la grande force du roman de Colas Gutman, c'est l'humour de son texte. Les vannes fusent dès les premières pages. C'est ce qui fait que les Vingt cinq vies de Sandra Bullot est plus qu'une simple histoire d'ado. Sans l'humour du texte je pense qu'on y perdrait. Sandra à des réactions qui m'ont faite hurler plus d'une fois! Je lui pardonne, elle a seize ans, c'est l'âge où l'on se doit d'être idiot souvent.

On apprend à aimer la famille de Sandra qui n'est certes pas parfaite mais qui est au fond très attachante. J'ai passé un excellent moment et j'ai hâte de découvrir d'autres romans de l'auteur. Bonne lecture.

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