dimanche 6 mars 2011

Halloween Party - Poirot - TV serie (2010)


Le 31 octobre, les sorcières s'envolent sur leur manche à balai : c'est Halloween, la fête du potiron. À cette occasion, Mrs Drake a organisé une soirée pour les "plus de onze ans". Les enfants participent aux préparatifs, sous l’œil nonchalant de Mrs Oliver, qui croque son éternelle pomme. "Savez-vous que j'ai eu l'occasion d'assister à un vrai meurtre ?" se vante Joyce, une fillette à la langue bien pendue, devant la célèbre romancière. Tout le monde lui rit au nez : Joyce ne sait plus qu'inventer pour se rendre intéressante. La fête est un succès, et les enfants font un triomphe au jeu du Snapdragon qui clôt la réception. Tous les enfants ? C'est en rangeant la maison, après le départ des invités, qu'on découvre le cadavre de la petite Joyce dans la bibliothèque. Bouleversée, Mrs Oliver fait aussitôt appel à son ami, le grand Hercule Poirot.

CASTING

David Suchet.......................................Hercule Poirot
Amelia Bullmore.................................Judith Butler
Zoë Wanamaker..................................Ariadne Oliver
Deborah Findlay..................................Rowena Drake
Mary Higgins.......................................Miranda Butler
Sophie Thompson................................Mrs Reynolds
Georgia King.......................................Francis Drake
Ian Hallard...........................................Edmund Drake
Timothy West......................................Reverend Cottrell
Fenella Wooglar..................................Miss Whittaker
Macy Nyman.......................................Joyce Reynolds
Richard Breislin...................................Leopold Reynolds
David Yelland......................................George
Paola Dionisotti....................................Mrs Goodbody
Julian Rhind-Tutt.................................Michael Garfield
Vera Filatova.......................................Olga Seminoff

Oyé Oyé! Voici un Hercule Poirot tout neuf, tout beau, tout droit moulu de 2010.
On retrouve avec plaisir notre cher Hercule mais aussi son amie Ariadne Oliver toujours aussi drôle. Alors que tout le monde est persuadé que la pauvre Joyce - petite fille que personne n'aime beaucoup car elle a l'esprit fantasque - a inventé cette histoire de meurtre et s'est faite assassinée par un déséquilibré. Mais Poirot n'a pas dit son dernier mot. Pourquoi, alors que la petite Joyce annonce qu'elle a été le témoin d'un meurtre, on retrouve son corps, la tête plongée dans une bassine d'eau et de pomme? Quelque chose n'est pas logique pour Hercule Poirot qui se met en quête de meurtre irrésolu dans la région.
Petit jeu macabre d'Halloween.

Cet Hercule n'est sans doute pas aussi bon que Five Little pigs (mais je dois avouer que je suis partiale!), mais il est très divertissant avec une fin surprenante. Pour ma part je n'ai pas trouvé l'assassin! Et vous?
Comme toujours j'admire le jeu de David Suchet, son accent français délicat et son jeu subtile. Tout comme le spectateur, il semble assez choqué du peu d'importance que le village semble accorder à Joyce. Cette indifférence le pousse (semble-t-il) a trouver l'assassin.

On a connu Zoë Wanamaker plus audacieuse mais le rôle d'Ariadne Oliver, clouée au lit par un mauvais rhume, ne lui laisse que peu de marge de manoeuvre.

Je dois avouer que j'ai lu Le crime d'Halloween il y a très longtemps et que je ne saurai vous dire si l'adaptation est fidèle au roman ou non. En tous cas, si ce n'était pas le cas, c'est réussi car le scénario est convainquant et les acteurs sont bons (insupportables donc bons).
Un bon Hercule Poirot a regarder un soir d'Halloween.

jeudi 3 mars 2011

Le cheval à bascule - Agatha Christie


En rangeant des livres d'enfants dans le grenier de leur nouvelle maison, Tommy et Tuppence Beresford tombent sur une édition de La Flèche noire, de Stevenson. Un livre pas comme les autres car certaines lettres du texte ont été soulignées et leur assemblage donne la phrase suivante : " Mary Jordan n'est pas morte de mort naturelle, c'est l'un de nous qui l'a tuée. " Le livre appartenait à un petit garçon. Or Tommy découvre la tombe de l'enfant dans le cimetière du village : mort à quatorze ans... D'un naturel curieux, les Beresford cherchent à en savoir plus. Le petit jeu de l'investigation auquel ils se livrent tournera vite au drame.

Nous retrouvons Tommy et Tuppence Beresford dans ce dernier roman. Après N ou M? et Mon petit doigt m'a dit, Tommy et Tuppence sont enfin à la retraite et fraîchement installés aux Lauriers, une maison d'Holloquay inoccupée depuis longtemps.
Tommy et Tuppence bien qu'âgés sont toujours en forme. Tuppence toujours aussi curieuse déniche un nouveau mystère dans sa nouvelle maison. De tasse de thé en jardinage, elle découvre que les mystères qui l'entourent sont de plus en plus épaix.

L'histoire en elle-même manque un peu d'intérêt, on ne sait véritablement ce qu'il s'est passé que 3 pages avant la fin alors que l'action a déjà eu lieu. Il n'y a pas de coupable a démasquer puisque le meurtre s'est passé 60 ans auparavant (sauf que contrairement aux Cinq petits cochons, tous les protagonistes sont morts et personne ne se souvient d'eux).

Le personnage le plus sympa du livre est définitivement le chien Hannibal. Humanisé, taquin et attachant le chien Hannibal est l'attraction du cheval à bascule. (je me demande d'ailleurs pourquoi ils ont traduit le livre par Le cheval à bascule. C'est assez absurde, même s'il y a effectivement un cheval à bascule dans le roman).

Le dernier de la série Tuppence et Tommy Beresford n'est pas le meilleur mais rien que pour le chien Hannibal, il faut le lire.

mercredi 2 mars 2011

Le dernier Amour d'Aramis - Jean-Pierre Dufreigne


COUP DE COEUR DE PERSEPHONE

Le dernier amour d’Aramis, Ou les vrais Mémoires du chevalier René d’Herblay, qui devint évêque de Vannes, duc d’Alameda, Grand d’Espagne, ambassadeur de Sa Majesté Très Catholique, Préposé général des Jésuites, et fut mousquetaire du Roi de France dans la compagnie de M. de Tréville sous le nom d’Aramis

Aramis, alors vieillard aveugle dicte ses mémoires à sa très libertine filleule, sa dernière passion. Aramis est certainement le plus sombre et le plus mystérieux des quatre mousquetaires. C'est aussi le seul à rester vivant à la fin du Vicomte de Bragelonne. C'est enfin, mon mousquetaire préféré.
Si d'Artagnan avait l'arrogance et la jeunesse pour lui, Athos la sagesse et la gravité, Porthos la jovialité, Aramis est certainement le plus charismatique des quatre.

Derrière sa personnalité fringuante et son apparent succès, se cache en Aramis une fragilité insoupçonnée: une peur, indicible, de ne pas être aimé d'abord, et d'avoir perdu ce qui comptait: les trois mousquetaires. L'amour qu'Aramis porte à ses frères d'armes est palpable tout au long du roman ou la mélancolie laisse la place à l'excitation, voire à la frénésie.

Le parallèle entre le premier et le dernier est également fort chez ce beau mousquetaire. De ces deux amours, le premier et le dernier, nul ne saurait dire celui qui l'a le plus marqué, et bien qu'il ne se souvienne plus du nom de sa sauvageonne, celui de Louise-Charlotte lui fait écho à travers les décennies. L'histoire de la sauvageonne est d'ailleurs émouvante, par leur attachement, leur passion presque sanglante et la fougue de la "gitane". Louise-Charlotte est exquise de libertinage, mutine et taquine, elle aime le vieil homme comme s'il était toujours Aramis et non point le vieux duc d'Almeida.

Ces mémoires, sombres et souvent très sévères à l'encontre des acteurs, ne réécrivent pas Les trois mousquetaires, ce qui fait toute leur force. Elle éclaire la vie de ce personnage mystérieux d'un autre jour, le rendent attachant et troublant en même temps. On se prend à rêver du jeune mousquetaire devant le vieillard aveugle.

La langue de Jean-Pierre Dufreigne est une merveille de XVIIe siècle et d'une subtilité sans borne. Comme Laclos, les relations des personnages sont traitées avec finesse mais aussi avec humour. Ce livre est également puissamment érotique mais jamais voyeur, les mots ont ici leur importance car ils guident l'aveugle. Par les mots le lecteur caresse leur histoire et découvre le corps de Louise-Charlotte avec Aramis.
Un témoignage sublime et une preuve d'amour incroyable pour le personnage le plus ambigu d'Alexandre Dumas.

Je le dédicace à ma Sister Josephine et à ses lianes.

EXTRAITS:

" (Louise Charlotte) "Je crois en la beauté, au désir, au plaisir des sens" (Aramis) Avec un barbon aveugle. "avec un barbon aveugle et pédant". Vous croyez au plaisir et non à l'amour. "Au plaisir depuis toujours, à l'amour depuis peu." Avec le même pédant barbon? "Vous êtes beau, mince et souple comme un vieil arbre. Un peuplier." Qui manque de verdure. "Pas de verdeur". Cela me va droit au coeur. "Et je l'entends, ailleurs." Scribe, vous vous oubliez. "N'oubliez pas, vous, mon parrain, que je suis assise sur vos genoux. Et je vous sens...frémir. Je regrette de ne pas être en chemise plutôt qu'en cavalier."


(Louise-Charlotte): "Parfois, vous êtes un enfant et je m'étonne de vous trouver si haut en richesse et pouvoir. A l'heure actuelle, où vous êtes si fier de reprendre un service d'intriguant auprès du roi le plus puissant d'Europe, que croyez-vous que l'on pense de vous? Vos gens vous jugent dépravé, digne du bûcher. Dans les chancelleries, on compulse les archives, les dossiers où votre nom apparaît. On vous sait vieux et aveugle, certes. Riche, soi-disant retiré, occupé à écrire en latin, en français ou en espagnol, quelque court traité sur un point de saint Augustin. Pour le délassement. Mais on s'interroge sur le partage de votre solitude avec une jeune catin. On doutera d'abord qu'elle soit votre filleule puis la parenté s'avèrera. On n'en criera que mieux au scandale: de plus, vous la vêtez en garçon. Quelle aubaine pour les auteurs de mauvaises chansons! On se renseignera plus avant sur celle qui partage vos fantaisies: une provinciale d'antique noblesse mais de médiocre fortune. Les idées communes fleuriront: la donzelle clôt une bonne affaire en se glissant dans le lit du barbon. Vous oubliez comme les cours sont vulgaires. On déliera les langues, on commentera, on racontera, on inventera ceux à qui elle aura, naguère, accordé ses faveurs. On les trouvera. Voila, à leurs yeux, toute notre union. De notre attachement, ils ne veulent rien connaitre, il les choquerait par sa force, sa vérité."

Déclaration d'amour particulièrement belle et violente à la fois, presque enragée.

lundi 28 février 2011

Oscars 2011



Ca y est! Le palmarès des Oscar est tombé. Réjouissons-nous, Colin Firth est notre grand champion! (Extrait du palmarès)

  • Catégorie du Meilleur film :
Nominés: 127 heures, Black Swan, Le discours d'un roi, Fighter, Inception, Tout va bien, The Kids Are All Right, The Social Network, Toy Story 3, True Grit, Winter’s Bone
Gagnant : Le discours d'un roi (Personnellement je l'aurais donné à Inception pour sa conception complètement barré!)
  • Catégorie du Meilleur réalisateur :
Darren Aronofsky (Black Swan), Tom Hooper (Le discours d'un roi), Joel Coen & Ethan Coen (True Grit), David Fincher (The Social Network), David O. Russell (Fighter)
Gagnant: Tom Hooper (Le discours d'un roi) (là aussi je l'aurais donné à Christopher Nolan qui n'était même pas nominé)

  • Catégorie du Meilleur acteur :
Javier Bardem (Biutiful), Jeff Bridges (True Grit), Colin Firth (le Discours d'un roi), Jesse Eisenberg (The Social Network), James Franco (127 heures)
Gagnant: COLIN FIRTH !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  • Catégorie de la Meilleure actrice :
Annette Bening (Tout va bien, The Kids Are All Right), Nicole Kidman (Rabbit Hole), Jennifer Lawrence (Winter’s Bone), Michelle Williams (Blue Valentine), Natalie Portman (black swann)
Gagnante: Natalie Portman (Rien à dire, c'était normal)

  • Catégorie du Meilleur acteur dans un second rôle :
John Hawkes (Winter’s Bone), Jeremy Renner (The Town), Mark Ruffalo (Tout va bien, The Kids Are All Right), Geoffrey Rush (Le Discours d’un roi), Christian Bale (fighter)
Gagnant: Christian Bale (Très déçue pour Geoffrey Rush, mais comme il a déjà eu un oscar ce n'est pas grave et puis Christian Bale est un de mes chouchous donc, finalement je m'y retrouve)
  • Catégorie de la Meilleure actrice dans un second rôle :
Amy Adams (Fighter), Helena Bonham Carter (Le Discours d’un roi), Hailee Steinfeld (True Grit), Melissa Leo (Fighter), Jacki Weaver (Animal Kingdom)
Gagnante: Melissa Leo (Fighter)
  • Catégorie du Meilleur scénario original :
Another Year (Mike Leigh), Fighter (Scott Silver, Paul Tamasy et Eric Johnson), Inception (Christopher Nolan), Le discours d'un roi (David Seidler), Tout va bien, The Kids Are All Right (Lisa Cholodenko et Stuart Blumberg)

  • Catégorie de la Meilleure adaptation : 127 heures (Danny Boyle et Simon Beaufoy), Toy Story 3 (Michael Arndt, John Lasseter, Andrew Stanton et Lee Unkrich), True Grit (Joel Coen et Ethan Coen) Winter’s Bone (Debra Granik et Anne Rosellini), The Social Network (Aaron Sorkin)
Gagnant: The social Network (oui bon d'accord, si on se penche vraiment, peut-être que sous cet angle, ça passe....)

  • Catégorie du Meilleur film d’animation : Dragons, L’Illusionniste, Toy Story 3
Gagnant: Toy Story 3

  • Catégorie du Meilleur court-métrage : The Confession, The Crush, Na Wewe Wish, God of love, 143
Gagnant: God of Love

  • Catégorie du Meilleur film étranger : Biutiful (Alejandro González Inárritu, Mexique), Revenge (Susanne Bier, Danemark), Canine (Giorgios Skabardonis, Grèce), Incendies (Denis Villeneuve, Canada) Hors-la-loi (Rachid Bouchareb, Algérie)
Gagnant: Revenge

  • Catégorie de la Meilleure musique : 127 heures (A.R. Rahman), Dragons (John Powell), Inception (Hans Zimmer), Le Discours d’un roi (Alexandre Desplat),The Social Network (Trent Reznor et Atticus Ross)
Gagnant: The social Network

Rassurez-vous Inception a gagné d'autres prix, et Alice in Wonderland a eu le meilleur costume et le meilleur décor!

samedi 26 février 2011

Cinq petits cochons - Agatha Christie

Hercule Poirot, détective belge installé en Angleterre depuis de nombreuses années, reçoit un jour la visite d'une belle jeune femme de vingt et un ans, Carla Lemarchant. Son vrai nom est Caroline Crale (II). Son père, le célèbre peintre Amyas Crale a été empoisonné alors qu'elle n'avait que cinq ans. Sa mère Caroline Crale (I) fut accusée du meurtre, jugée coupable, et mourut dans sa prison peu avant l'exécution de la sentence. Or, elle avait écrit à sa fille avant de mourir pour lui dire qu'elle était innocente. Et si Caroline Crale n'avait pas mentit? Si elle était vraiment innocente?
Bien que le meurtre se soit passé seize ans auparavant, rien n'est trop difficile pour Hercule Poirot qui décide d'enquêter pour trouver la vérité.

Avec Une mémoire d'éléphant, Les cinq petits cochons sont les seuls histoires d'Hercule Poirot, où le fameux détective belge doit démêler les fils d'une intrigue vieille de plus de dix ans. Nul besoin de traces de pas ou de cigarettes oubliées sur une commode. Les petites cellules grises feront leur affaire toutes seules.
Hercule Poirot décide donc d'interroger les magistrats en charge de l'affaire puis les principaux protagonistes encore en vie. Dès le début, Poirot se demande pourquoi cette comptine lui revient toujours en tête...
This little piggy went to market.
This little piggy stayed at home.
This little piggy had roast beef,
This little piggy had none.
And this little piggy went "Wee! Wee! Wee!" all the way home
Les cinq petits cochons...:
  • Philip Blake: meilleur ami d'Amyas Crale et frère de Meredith Blake. Son aversion pour Caroline Crale est palpable. Aurait-il des secrets à cacher?
  • Meredith Blake: frère aîné de Philip, c'est lui qui possédait la coniine qui a empoisonné Amyas. Amoureux de Caroline depuis l'enfance, aurait-il tué Amyas pour épouser sa veuve?
  • Elsa Greer: dernière maîtresse en date d'Amyas Crale, elle vit à Alderbury le temps qu'Amyas peigne son portrait. Au cours d'un repas, elle annonce à tout le monde qu'elle va épouser Amyas.
  • Mrs Williams: gouvernante d'Angela Warren et de Carla Crale, c'est une femme dévouée à sa maîtresse et qui déteste Amyas.
  • Angela Warren: demi-soeur de Caroline Crale, celle-ci fut défigurée à l'âge de cinq ans par cette dernière qui ne s'est jamais remise de son geste. Enfant difficile, elle est gâtée par sa soeur et s'entend bien avec Amyas.
Si Amyas ne s'est pas suicidé et si Caroline ne l'a pas tué, alors qui parmi ces cinq petits cochons auraient pu faire le coup?
De cinq récits différents, Poirot va en tirer la vérité et redonner vie à une jeune femme, hantée par la mort de ses parents.
Les Cinq petits cochons est une de mes histoires préférées. Elle ne repose sur aucune preuve tangible, mais sur une profonde observation de la nature humaine et le soulèvement de ces petites incohérences qui émaillent les récits. Le personnage de Carolin Crale est l'un des plus beaux d'Agatha, car bien qu'elle ne soit jamais là et qu'elle soit souvent dénigrée, il en ressort une noblesse et une dignité peu commune, c'est une femme qu'on ne peut s'empêcher d'aimer.

Extrait: Lettre de Caroline Crale à Angela Warren

"My Darling little Angela,
You will heard bad news and you will grieve, but what I want to impress upon you is that it all is all, all right. I have never told you lies and I don't now when I say that I am actually happy - that I feel an essential rightness, and a peace that I have never known before. It's all right darling; it's all right. Don't look back and regret and grieve for me - go on with your life and succeed. You can, I know. It's all, all right, darling, and I'm going to Amyas. I haven't the least doubt that we shall be together. I couldn't have lived without him....Do this one thing for me- be happy. I've told you - I'm happy. One has to pay one's debts. It's lovely to feel peaceful.
Your loving sister.
Caro."

jeudi 24 février 2011

Micki Pistorius - documentaire

Voici un documentaire en plusieurs partie, que vous trouverez sur Youtube sur Micki Pistorius. Malheureusement (pour certains) il est en anglais (et en anglais d'Afrique du Sud) mais il reste compréhensible.


mercredi 23 février 2011

The Hound of the Baskervilles (2002)



La légende court dans cette région du Devonshire (Sud-Ouest de l'Angleterre), qu'un énorme chien crachant du feu de sa gueule béante serait à l'origine de la mort de Sir Charles Baskerville. Un de ses ancêtres, Sir Hugo Baskerville, trouva la mort mystérieusement après avoir commis d'immondes atrocités envers une jeune paysanne. Sherlock Holmes et le docteur Watson enquêtent. Ils doivent protéger le dernier descendant des Baskerville revenu prestement de Canada, Sir Henry, qui lui ne croit pas à toutes ces balivernes.

CASTING

Richard Roxburgh.................................................Sherlock Holmes
Ian Hart..................................................................Dr. John Watson
Richard E. Grant....................................................Jack Stapleton
Matt Day................................................................Sir Henry Baskerville
John Nettles............................................................Dr. James Mortimer
Geraldine James.....................................................Mrs Mortimer
Neve McIntosh.......................................................Beryl Stapleton
Ron Cook...............................................................Barrymore
Liza Tarbuck..........................................................Mrs Barrymore
Paul Kynman.........................................................Selden le prisonnier
Danny Webb..........................................................Inspecteur Lestrade

Cette adaptation du Chien des Baskerville bénéficie d'un casting impeccable et d'un très beau travail de l'image. Même si le canon holmnésien n'est pas parfaitement respecté, ce qui pourra faire bondir les puristes, il n'en demeure pas moins que la trame de base est parfaitement respectée. Ce ne sont que des détails qui sont modifiés mais le tout fait plutôt bon effet.


La véritable force du film tient dans son casting et la superbe interprétation des acteurs. Richard Roxburgh (Moulin Rouge!, Van Helsing) offre un Sherlock Holmes tout à fait convaincant. Beau mais extrêmement froid, cassant et insouciant il donne à Sherlock Holmes une énergie nouvelle et une gravité proche des romans de Conan Doyle. Son physique est moins typé que ne l'est celui de Holmes dans les romans, mais sa beauté froide colle assez bien avec le personnage. Il est intéressant de noter que Richard Roxburgh joue également le professeur Moriarty (ennemi juré de Sherlock) dans La ligue des gentlemen extraordinaires. Ce double emploi renforce l'idée que son jeu est plus que satisfaisant. Cependant, dans le téléfilm Holmes se drogue à deux reprises pendant l'enquête pour se stimuler. Cette erreur d'interprétation est assez lourde car Holmes ne se drogue que lorsqu'il est entre deux enquêtes et qu'il s'ennui. Or durant une enquête, Holmes est stimuler et n'a pas besoin de palliatif. Une erreur un peu dommage, qui gâche un peu le caractère du personnage de Holmes.


Richard E. Grant (un acteur que j'adore, on l'a vu notamment dans The Scarlett Pimpernel), est excellent. Son jeu subtile et tout en contraste offre un stapleton magistralement interprété. Sa froideur et l'ambiguité de son jeu et de ses regards auraient pu faire de lui un excellent Sherlock Holmes.

Je dois avouer en revanche que je suis assez déçue de la prestation de Ian Hart (professeur Quirell dans le premier Harry Potter). J'ai trouvé ce Watson extrêmement pâle et fade, un gentil chien fidèle qui s'énerve contre Holmes à tout bout de champs. Loin de l'interprétation attachant de Martin Freeman.

En revanche, la fin de l'histoire a été changé par rapport à l'histoire d'origine ce qui est à mon sens, un peu inutile. Cela rend l'histoire plus sombre, mais l'interprétation de Richard Roxburgh et Richard E. Grant vont dans ce sens, de même que la mise en scène, assez noire.
Cette adaptation de Holmes, qui n'est pas la meilleure, est pourtant une belle adaptation. Le casting, réalisé avec soin donne du poids à l'intrigue. Le décor et l'image sont soignées. Une bonne adaptation à voir.