lundi 18 mai 2015

L'heure du jeu #1 - Pandémie



Pour inaugurer ce nouveau rendez-vous, je vous propose un de mes jeux préférés et un jeu somme toute assez connu pour les non-initiés: Pandémie. 

CHESHIRE: *Tadammmmmmmmm, tu sens le potentiel de mortalité ou pas?*

Pandémie est un jeu de plateau collaboratif créé en 2008 par Matt Leacock et édité par Z-man Games. En France il est diffusé par la maison canadienne Filosofia (une maison que je recommande, ils ont d'excellents jeux).  Je vous propose aujourd'hui un petit résumé du principe du jeux, quelques règles simples et la présentation des extensions.

ATTENTION: Pandémie et ses extensions ont été rééditées il n'y a pas très longtemps. Le design n'est plus le même et les anciennes versions ne sont pas compatibles avec les nouvelles à moins d'acheter le deck de remplacement (disponible sur 1 seul site en ligne). Si jamais vous êtes tentés par Pandémie, faite bien attention à ce que les boites aient bien le visuel présenté ici! 

Peut-être vous souvenez-vous de vos parties de jeux de société enflammées quand vous aviez huit ans, coincé•e•s entre tatie Monique qui ne pige pas un broc des règles et tonton Jean-Paul qui triche comme un crevard (tricher c'est mal mais tricher pour gagner par rapport à des enfants c'est vraiment pourri). Monopoly, Destin, ou Docteur maboul, ces jeux ont en commun de se jouer chacun pour sa pomme. Il se trouve que ce genre de jeux ne sont pas les seuls et qu'il en existe d'autres qui sont collaboratifs.
En clair: les joueurs jouent ensemble contre le jeu. C'est sans aucun doute le genre de jeux que je préfère et auxquels je joue le plus et Pandémie fait parti de cette catégorie. Découvrons maintenant le jeu de base. [On appelle Jeu de base, la boîte principale d'un jeu, celle qui sera nécessaire pour jouer avec les extensions. C'est le 1.0 d'un jeu].

 
Cheshire, toutes dents dehors: De terribles virus menacent la planète. Les maladies se propagent à travers les continents et les villes reliées les unes aux autres jusqu'à transformer les foyers d'infections en foyer d'explosion. De plus, de nouvelles épidémies éclosent à intervalle régulier. Heureusement, six hommes et femmes sont là pour trouver les remèdes et éradiquer les épidémies. Y arriveront-ils à temps? *se frotte les pattes*

Pandémie est loin d'être un jeu simple! Il y a beaucoup plus de chance de mourir que de réussir à venir à bout des maladies. Pour gagner c'est simple (en théorie), il faut trouver les quatre remèdes. Pas besoin d'éradiquer les épidémies du plateau, créer les remèdes suffit et c'est déjà bien assez! Pour perdre c'est très simple, on perd si:
- Il y a plus de 8 explosions (une explosions intervient quand trois cubes de maladie infectent déjà une ville et qu'un 4ème ou plus doit être ajouté à cette ville)
- Si le deck de cartes joueurs est vide (c'est dans celui-ci que les joueurs récupèrent des cartes villes ou les évènements positifs qui aident les joueurs).
- S'il n'y a plus de cubes d'une couleur dans une boîte de pétri. (c'est-à-dire qu'on ne peut plus ajouter de maladie de la couleur demandée).

Sur la gauche le compteur d'explosion, en bas à droite le deck de carte joueur, en haut en vert le deck de propagation des maladies.
Les joueurs ont chacun 4 actions à jouer peut importe l'ordre et peut importe la répétition (un joueur peut par exemple se déplacer 3 fois puis faire une autre action): se déplacer (plusieurs modes possibles), traiter une maladie (retirer un ou plusieurs cubes de maladie sur une ville), construire une station de recherche, créer un vaccin.
En plus de ces 4 actions de base, le joueur a, en fonction du personnage joué, des actions spécifiques supplémentaires. Cela peut-être traiter des maladies plus vite comme c'est le cas pour le médecin ou bouger d'autres personnages comme le répartiteur ou mettre des villes en quarantaine. Certains rôles seront plus utiles que d'autre en fonction du plateau. A la fin de son tour, le joueur pioche deux cartes face cachées du deck principal (cartes villes, évènement ou "pas de bol" une épidémie), puis propage la maladie en tirant le nombre adéquat de carte propagation (déterminée par l'avancement du jeu).

Ce que j'aime particulièrement dans ce jeu outre la collaboration, c'est que la situation de départ n'est jamais la même. Le placement des infections à la base et ensuite la propagation des virus se font selon un certain ordre qui contient du hasard. Ainsi il nous est arrivé parfois de commencer le jeu avec une situation explosive sur l'un des coins du plateau et de mourir très rapidement car les maladies se sont propagées à toute vitesse...

CHESHIRE: Éclatement de face: Maximal!

Comme tu dis. Parfois le jeu est sympa et entre les propagations faciles à gérer et les épidémies cool, on a pu finir quasi easy-peasy (mais bon c'est rare hein). On peut donc jouer 3 ou 4 parties à la suite et ne jamais avoir la même stratégie! Évidemment les cartes que l'on récupère pour faire les vaccins peuvent bien tomber ou mal tomber....Pandémie est un jeu de stratégie vraiment intéressant et si on gagne globalement peu, on passe tout de même un super moment dans l'univers immersif.

C'est également un point fort du jeu: l'immersion. Pandémie est pensé pour mettre le joueur dans une situation d'urgence réelle de traitement de maladies. On s'implique notamment parce que l'environnement du jeu est conçu pour ça. En jouant un peu vous vous apercevrez parfois que les thèmes choisis ne sont que des façades et que le jeu pourrait avoir un autre décor et fonctionner malgré tout. Pandémie c'est un jeu unique basé sur une ambiance et une "histoire".

Pandémie ne s'arrête pas là! Pour notre plus grand bonheur, le jeu est pourvu de 3 extensions, 1 jeu de dé et un jeu de cartes!

La première extension s'appelle Au seuil de la catastrophe.

Cette version rajoute une nouvelle maladie, la maladie mutante violette, mais aussi des épidémies virulentes et de nouveaux personnages dont un Bioterroriste!!!
CHESHIRE: Moi, moi, moi, moi! Je veux jouer le bioterroriste, je veux, je veux, je veux!

Hebergeur d'image

Si tu veux Chesh. Ces nouveaux défis peuvent être couplés aux défis premiers du jeu de base (à l'exception des épidémies virulentes qui remplacent les épidémies classiques). Les épidémies virulentes rajoutent des complications. La maladie la plus propagée devient virulente et se diffuse encore plus vite. Cercle vicieux n'est-il pas? Quand à la mutation, elle rajoute une maladie, la violette. Pour gagner il faut alors trouver les remèdes pour les 5 maladies ou les 4 maladies de base et qu'il n'y ait aucun cube violet sur le plateau.
Le bioterroriste lui, propose une partie avec un traitre, un joueur travaillant pour le jeu contre les autres participants. Ses déplacements sont cachés, il utilise une feuille pour noter ses mouvements ce qui le rend difficile à tracer. Une première extension de qualité qui permet d'étendre les expériences de jeu.


C'est aussi ce que fait Pandémie - In vitro, la seconde extension de la gamme. Cette fois-ci, c'est carrément un laboratoire qui est ajouté au jeu. Changement de méthode dans le traitement de la maladie c'est grâce à différentes actions de laboratoire que l'on peut produire le vaccin (représenté dans le laboratoire par un petit flacon). Il faut séquencer un remède: ce sont des cartes qui indiquent combien de cubes et de quelle couleur sont nécessaires pour composer le remède. Comme d'habitude il y a des cartes sympa et les autres. Il faut ensuite caractériser un remède, on défausse une carte de la couleur du remède et on place le flacon. On doit conserver des cubes, puis les passer sur un autre plateau et enfin les poser sur le remède. D'autres cartes doivent défausser pour tester le remède et le finaliser. Ça fait beaucoup plus d'étapes que pour un mode de jeu normal mais chacun peut faire ces différentes actions et on peut créer deux antidotes à la fois. Ça peut être un avantage ou un inconvénient.


De nouveaux rôles sont ajoutés, ainsi qu'un mode équipe ou un mode solo. Le mode équipe est sympa à jouer. Chaque équipe représente un laboratoire pharmaceutique différent. Le but est toujours de gagner la partie avec les autres joueurs seulement un peu mieux qu'eux. Du collaboratif qui mêle un tout petit peu de compétition, un mode à 6 joueurs qui plaira aux compétiteurs.



Enfin, Pandémie - état d'urgence est la toute dernière extension sortie. Difficulté maximale assurée. Deux petits plateaux adjacents rajoutent LA difficulté. Une propagation du virus par les animaux à des zones d'infections doublement reliées entre elles. A chaque fin de tour d'un joueur, en plus de la propagation classique, on lance un dé qui peut infecter ces zones d'arrière-pays. Ajoutez à ça les cartes états d'urgence que l'on pioche dans le deck principal et qui vous pourrissez gentiment, vous obtenez un jeu sympa mais dur.

Pandémie de toute façon c'est dur mais c'est motivant et c'est en persévérant que l'on découvre pas mal de nos envies de joueurs. Ce sont vraiment de bons jeux collaboratifs, complexes, denses, avec un univers riche et fouillé. Les extensions peuvent être combinées à deux, trois ou plus, comme vous voulez. Un must-have, must-do!

Voilà pour Pandémie. Des questions, des suggestions, c'est dans les commentaires que ça se passe! Je vous dis à plus tard.

Cheshire: Alors, on joue?

6 commentaires:

patacaisse a dit…

Je l'ai !!! Ca fait longtemps qu'on n'y a pas joué ! Vive les jeux collaboratifs !
J'ai en stock des billets pour parler également de jeux mais avec les enfants pour ma part.

Perséphone a dit…

Super!!! J'attends tes billets alors! (pour les enfants je te conseille Colt Express, j'en ferai un billet aussi).

Vivi Potter a dit…

je ne connaissais pas! merci pour la découverte! ça change des jeux traditionnels que l'on connaît!

Frans a dit…

Elle a l'air bien l'extension In vitro ! Vous les avez toutes du coup ?

Perséphone a dit…

Je confirme in vitro est super. Non on n'a que la première mais sylvain et Maryline les ont toutes donc on joue tous les quatre. Ceci dit à terme on les aura parce que c'est un jeu auquel on joue beaucoup.

Impasse des Pas Perdus a dit…

Ta description m'a invitée à le commander pour ma fille (27 ans) ! Emballé pour Noël...
L'autre jour, nous étions à Rouen en visite et elle m'a fait part devant la vitrine d'un magasin de jeu pour adulte qu'ils se réunissaient le week-end pour jouer à des jeux de sociétés. J'en fus étonnée, mais pourquoi pas !

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